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 Etude du livre L'Esprit consolateur ou nos destinées

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jean-pierre Abel



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MessageSujet: Etude du livre L'Esprit consolateur ou nos destinées   Etude du livre L'Esprit consolateur ou nos destinées Icon_minitimeDim 28 Juil - 16:22

Bonjour tout le monde,

Je vous propose la lecture de cette étude proposée par doctrinespiritenimes.over-blog.com,

Bonne lecture Jean-Pierre Abel

Paul BODIER Étude documentaire sur le livre L'Esprit consolateur ou nos destinées par le P. V. Marchal
28 Juillet 2019 , Rédigé par Un spirite
LES AMES EN PEINE

Voici un chapitre, chère Madame, que l'on dirait spécialement écrit pour vous.
En réalité, il convient à toutes les femmes qui souffrent, à toutes les épouses et à toutes les mères éplorées. En le lisant vous aurez la réponse aux questions qui, sans doute, ont surgi bien des fois dans votre cerveau et tourmenté votre esprit angoissé.
René n'est plus ! Ce coup qui vous frappe, madame, oblige votre pauvre solitaire à oublier ses peines, pour ne songer qu'à votre inconsolable douleur.
Ce qui met le comble à votre affliction, dites-vous, c'est qu'il est mort dans des circonstances qui vous forcent à douter de son salut.
Votre anxiété, madame, ne saurait me surprendre, car à notre époque tourmentée, il serait difficile de compter les nobles épouses qui la partagent.
Vous voulez que je vous dise « si René est perdu pour toujours, ou si vous pouvez espérer encore le retrouver dans un monde meilleur » ?
Pour être sincère, je commence par vous avouer que la théologie courante ne saurait vous offrir ici la moindre consolation. Cependant, je ne crains pas de vous répondre avec l'assurance d'une conviction profonde : Non, René n'est point damné à jamais !
Oui, vous le retrouverez pour l'aimer comme on n'aime point ici-bas.
Pour justifier cette consolante affirmation, il faut chasser de votre esprit une foule de préjugés, pour le peupler d'idées nouvelles.
La foi profonde et sereine, qui rend les coeurs bons et vaillants, à force de les rendre joyeux, voilà ce qui manque à notre génération aride et inquiète. Je vois une foule d'Esprits fort dociles par ignorance, par tradition ou par tempérament qui s'endorment, en fermant les yeux, sur l'oreiller plus ou moins doux de la foi aveugle. La vérité, pour eux, c'est ce qui ne leur cause aucun rouble. Ils s'abstiennent de raisonner, pour n'avoir pas à réfléchir, et font semblant de ne douter de rien, pour ne point s'exposer à douter de tout. Un dogme nouveau qui bouleverse de fond en comble la constitution de l'Eglise, les touche moins qu'une averse dont leur toilette peut souffrir. Ils sont peut-être dévots, mais sont-ils religieux ? La religion, en effet, n'est au fond que la rencontre de deux amours : l'amour de Dieu qui cherche l'homme, et l'amour de l'homme qui cherche Dieu, ou
lui répond. Or, loin de la comprendre ainsi, les Esprits dont je parle la définiraient volontiers : l'art de se mettre à peu près en règle pour éviter l'enfer, en supposant qu'il existe.
D'autres, plus ardents, mais peut-être moins croyants, déploient une activité très encouragée, très tapageuse, et fort peu chrétienne. Loin de déguiser « leurs haines vigoureuses », ils s'en font gloire et en tirent profit. Ils détestent la liberté sous toutes ses formes, et poussent la franchise au point de regretter tout haut les beaux jours de l'Inquisition. Leur Dieu n'est plus au ciel, il est au Vatican ; et les peuples n'ont d'autre droit que celui d'obéir à ses décrets. A leurs yeux, la fin justifie les moyens, et pour réaliser leur magnifique idéal, ils mettraient volontiers l'Europe en feu.
Quoi qu'il en soit, je ne puis me figurer un malheureux plus à plaindre que celui qui ne croit qu'à la matière et n'espère que le néant.
Il me semble qu'une âme sans foi doit ressembler à quelque masure abandonnée, à un désert vide et sans eaux. La vie doit paraître bien désenchantée à force d'être positive, bien accablante à force d'être monotone. Et puis, quand on n'entrevoit rien au-delà de ce tunnel qui s'appelle la mort, où trouver la force d'aimer au point de rester fidèle malgré certains dégoûts, de supporter, sans faiblir, les grands revers, de s'immoler joyeusement aux nobles causes ? Le calcul remplace l'enthousiasme, et I'égoïsme étouffe ce premier élan du coeur dont Talleyrand disait : « Méfiez-vous, c'est le bon. » Plus d'horizons célestes, plus de visions radieuses, mais toujours la vulgarité des intérêts courants, le terre à terre des basses jouissances, le désespoir en face de la douleur, la lâcheté devant la mort, ou cette lâcheté devant la vie qui s'appelle le suicide.
La foi profonde peut seule nous rendre justes, au point de sacrifier nos intérêts ; seule, elle peut nous conserver aimables, au milieu des désenchantements de la vieillesse.
Entre ceux qui font semblant de tout croire et ceux qui se vantent de ne croire à rien, je vois une multitude d'Esprits élevés, mais inquiets, qui m'inspirent la plus vive sympathie. Ces Esprits éprouvent, d'une part, une invincible répugnance pour le nouveau symbole qu'on voudrait leur imposer ; mais, d'autre part, ils sont vivement préoccupés de l'infini qui les enveloppe et de l'avenir qui les attend. En face du divorce irrémédiable qui sépare le néo-catholicisme de la société moderne, ils restent fidèles au drapeau de la liberté et de la science, mais ils souffrent de se trouver sans boussole, et cherchent des yeux l'étoile qui les guidera vers la terre promise. Ils aiment leur siècle, ils aiment leurs frères, ils aiment la vie, mais ils savent qu'il faudra mourir, et se demandent avec anxiété ce que c'est que la mort. Ils ne demandent pas mieux que de croire, mais il leur faut une foi raisonnable, la foi dont parle saint Paul, qui repose l'esprit et réjouit le coeur.
En priant comme vous sur une tombe aimée, ils s'écrient volontiers avec le poète : « Peut-on douter près d'un tombeau ? » Et ce pressentiment n'est pas une illusion trompeuse. Non, nous tenons la vie, et cette vie ne saurait s'évanouir.
Rien ne se perd dans la création, pas même un atome, et l'âme, aux yeux de Dieu, est autrement précieuse que toute la matière. Ce qui est difficile à expliquer, ce n'est pas que l'âme puisse se passer du corps, mais qu'elle puisse vivre avec lui. Non, l'esprit qui a su peser les mondes et trouver les lois de leurs évolutions, ne saurait être poussière. Le coeur qui sait aimer jusqu'à se sacrifier, sans espoir de retour, à un être ingrat, contient une force divine qui ne saurait périr.
Goethe se promenait un soir avec son ami Eckermann dans le bois de Weimar.
Le poète, à l'aspect du soleil couchant, cita ce mot d'un ancien : « Même quand il disparaît, c'est toujours ce même soleil ! » Et il ajouta : « Quand on a soixante-quinze ans, on ne peut manquer de penser quelquefois à la mort. Cette pensée me laisse dans un calme parfait, car j'ai la ferme conviction que notre esprit est une essence d'une nature absolument indestructible : il continue à agir d'éternité en éternité. Il est comme le soleil qui ne disparaît que pour notre oeil mortel ; en réalité, il ne disparaît jamais, et dans sa marche toujours il éclaire. »
Ce n'est pas vous, madame, qui refuserez de souscrire à ces paroles de l'illustre vieillard. Non seulement vous croyez à votre propre immortalité, mais vous la sentez. Quelque artiste inspiré a-t-il charmé vos oreilles par un de ces chef-d’oeuvres mélancoliques et profonds dont les maîtres ont le secret ? Alors un frisson électrique a sillonné tout votre être. Vous avez vu se déchirer les limites de votre étroit horizon, et votre âme a pris son essor vers l'infini. C'est que cette musique vous a parlé la vraie langue du pays de vos rêves. Si nous connaissons ici-bas ce terrible mal que Bossuet appelle l'inexorable ennui, c'est que notre âme ressemble à un océan vide. Elle mesure d'un regard la distance qui sépare l'idéal qu'elle entrevoit de la réalité qu'elle touche, et sa tristesse n'est qu'une nostalgie.
Si je dois mourir tout entier, pourquoi suis-je libre et responsable, au point d'éprouver le remords ? Pourquoi cette soif inextinguible du mieux qui me tourmente ? Pourquoi la vertu candide est-elle si souvent victime, tandis que le succès est le partage des perversités habiles ? Qu'est-ce que cette vie, sinon une suite de labeurs monotones, d'enthousiasmes factices, de déceptions amères, de séparations déchirantes ? Et ce serait là le dernier mot de la bonté divine à notre égard ? Non, rien ne s'achève en ce bas monde, donc il y en a un autre où les belles âmes prendront leur revanche, et où les ébauches deviendront des chefs-d'oeuvre.
Ce sont là des lueurs consolantes, de belles échappées, sans doute, mais les Esprits dont je parle sont trop avides pour en être pleinement satisfaits. Non contents de présumer que l'âme est immortelle, ils se demandent s'ils sont bien sûrs de revivre dans la plénitude de leur personnalité, et quelles seront les conditions de cette vie future ?
Vous en êtes là vous-même, je le devine à vos demi-confidences. Malgré votre piété sincère, vous sentez que la théologie vulgaire est impuissante à vous consoler, et vous me suppliez de vous rendre l'espérance. D'après les préjugés de votre monde, un abîme devrait nous séparer, mais votre belle âme est, pour certaines traditions, ce qu'est le vin nouveau pour les vieilles outres. Elle me pardonnera donc de répondre en toute franchise à ses questions hardies et de lui ouvrir une échappée sur les magnifiques horizons qui ont ébloui mes regards.
A ces lignes éloquentes, me permettez-vous, chère madame, d'ajouter quelques mots ?
« La vérité, a dit Stuart Mill, ne se lève pas comme le soleil, par son mouvement propre et sans effort humain, il ne suffit pas de l'attendre pour l'apercevoir. »
Voilà pourquoi il est nécessaire d'étudier et de faire un effort pour connaître la vérité. En vous forçant, en quelque sorte, à lire ce petit ouvrage, je crois vous faciliter votre tâche. Dieu fera le reste. Ce qu'a dit Stuart Mill, se retrouve dans la vieille formule populaire « Aide-toi, le ciel t'aidera », car la vérité ne s'impose pas aux Esprits paresseux.
Continuez à lire les pages qui suivent. Bien des problèmes se solutionneront pour vous. Bien des doutes s'évanouiront.
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