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 Précurseurs du spiritisme d’Europe

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choub

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Date d'inscription : 16/09/2014

MessageSujet: Précurseurs du spiritisme d’Europe   Mer 19 Nov - 18:37

Les précurseurs du spiritisme d’ Europe
http://allankardec.paris.free.fr/cercle_spirite_allan_kardec_paris_les_pionners.html


Jean Meyer, le bienfaiteur du spiritisme            
Humble par sa naissance, Jean Meyer (1855-1931) fut de ces entrepreneurs qui partis de rien, se retrouvent un jour à la tête d’un empire. Propriétaire vinicole près de Béziers, et investisseur en immobilier, l’homme n’en est pas moins un spiritualiste interrogatif qui étudie les questions philosophiques et découvre les livres d’Allan Kardec qui vont emporter sa conviction. Généreux donateur par principe et par éducation, il décide de soutenir avec de larges moyens, le mouvement spirite et ainsi devient propriétaire de La Revue Spirite, suspendue peu avant la guerre, qu’il fait reparaître en 1916. Avec Léon Denis et Gabriel Delanne, il crée l’Union Spirite Française (USF) en 1917, dont il installe provisoirement le siège dans sa propre villa à Paris. Dans une perspective scientifique, il fonde avec Gustave Geley L’Institut Métapsychique International (IMI), qu’il dote d’un hôtel au 89 Avenue de Niels à Paris (1919). Il achète un autre hôtel au 8 rue Copernic en 1923, qui sera le siège de L’Union Spirite Française et de la Revue Spirite qui paraît aux «Editions Jean Meyer». Il verse également un capital de 4 millions de francs à la Société d’Etudes Métapsychiques, fondation qu’il a lui-même créée.
Devenu vice-président de la Fédération Spirite Internationale, il organisa notamment le congrès de Paris en 1925 à «la maison des spirites», nom donné au siège de la rue Copernic.
Jean Meyer fut ainsi le grand mécène des mouvements spirite et métapsychiste français, doublé d’un organisateur déterminé à construire des structures officielles reconnues*.
* L’Institut Métapsychique International fut reconnu d’utilité publique dès sa création, statut qui lui a donné droit à des subventions publiques.



Gabriel Delanne  
                   
Si Allan Kardec a posé les bases essentielles du spiritisme dans ses écrits, Gabriel Delanne, quant à lui, a assuré la diffusion et
la continuité de l’œuvre du fondateur. Il a lui aussi laissé de nombreux ouvrages théoriques, insistant plus particulièrement sur        
le caractère scientifiques des réalités expérimentales spirites.
L’œuvre de Gabriel Delanne est déterminante quant à son analyse des travaux réalisés à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, dans une perspective résolument spirite, ce qui ne fut pas toujours le cas chez ses  contemporains devenus métapsychistes, ceux qui avaient un peu perdu de vue le spiritisme défini  par Allan Kardec. Delanne s’est attaché à poursuivre l’œuvre spirite dans son double aspect  philosophique et scientifique, même s’il a surtout insisté sur la partie expérimentale, analysant  toutes les preuves qui venaient confirmer les théories du «Maître Allan Kardec», selon sa propre  expression.
     Ses ouvrages :
1885 - Le spiritisme devant la science
1897- Le phénomène spirite
1897- L’évolution animique
1927- La Réincarnation
Gabriel Delanne et le "Pithécanthrope"
L'être étrange qui se matérialisait dans les séances de Varsovie fut surnommé par les expérimentateurs, le Pithécanthrope. N'ayant pas de renseignements sur la nature et la provenance de cet esprit matérialisé, nous en sommes réduits à avancer au moins deux hypothèses :
L'esprit d'un être de type pithécanthrope, venu du fond des âges serait resté figé dans une situation de trouble durant une période considérable au regard du temps humain. Il aurait alors surgi dans la séance spirite, avec l'aide d'esprits guides dans un double but : montrer aux spirites présents une morphologie et un comportement des premiers humanoïdes sur terre, et sortir l'esprit de son trouble, de par sa manifestation même.
Une autre supposition vient à l'esprit lorsque l'on connaît l'existence de lignées humanoïdes primitives (ou peut-être encore animales), sous la forme des fameux yetis. Il pourrait alors s'agir, de la manifestation d'un esprit contemporain appartenant à cette lignée, et récemment désincarné au moment de ces séances.
Et d'autres hypothèses restent possibles, d'autant que l'on ne peut déterminer si cet être était de nature animale ou humanoïde.
L'histoire de la manifestation du Pithécanthrope est rapportée par Gabriel Delanne qui avait reçu des comptes rendus de Varsovie. Le Dr Gustave Geley s'était rendu à Varsovie où en présence de Kluski, il assista à des matérialisations de chiens. Mais, à notre connaissance, il n'est fait aucune allusion à d'éventuels messages qui auraient expliqué d'où provenait l'esprit de ce Pithécanthrope.



Léon Denis                      

(...) L'année 1882 marque en réalité le début de son apostolat. Il a 36 ans et se voit diminuer physiquement. Ses continuels déplacements, ses multiples occupations l'ont surmené et la baisse de sa vue lui donne de graves inquiétudes.
Confronté au matérialisme positiviste, il voit son idéal bafoué ; le spiritisme est objet de la risée dans les milieux universitaires.
(...) Lors d'une séance spirite avec un groupe d'ouvriers du Mans, il reçoit l'esprit de Jérôme de Prague qui deviendra son père spirituel pour le seconder dans sa mission.
Il a son premier contact avec le groupe spirite de Paris qui l’invite à prononcer un discours sur la tombe d'Allan Kardec. Gabriel Delanne et Gaétan Leymarie souhaitent vivement le rencontrer pour mener une action commune dans l'intérêt de la cause.
En 1883, il accepte avec joie de participer aux futurs congrès et conférences spirites. La même année, le Dr Belle président de la ligue de l’enseignement de Tours qui apprécie Léon Denis pour ses qualités humaines, lui offre sa place de député. Bien qu'ému et intéressé par l'offre de son ami, il décide de s ‘en tenir à son seul engagement spirite dont il a tracé le chemin depuis seize années.
Il se consacre donc à son activité essentielle, sans pour autant délaisser la maison de commerce où il travaille avec sérieux. En trente cinq ans, il donne trois cents conférences et participe à six congrès internationaux, dans de nombreuses villes de France et au-delà frontières, en Belgique, en Suisse, en Hollande et en Algérie. Partout, il reçoit l’ovation du public, retenant l’attention de la presse et des hommes de science et de lettres. On le considère comme «l'apôtre du spiritisme».

(...) Léon Denis était aussi militant à «la ligue de l’enseignement» dont il devint secrétaire. Cette ligue, créée en 1872 par Jean Macé, avait pour objet de faire adopter en France l'enseignement obligatoire, gratuit et laïque, indépendant des Eglises. Léon Denis, fils du peuple, ayant éprouvé lui-même les vicissitudes du manque d'instruction des pauvres, se donna tout entier dans la tâche qui lui avait été confiée.



Pierre-Gaétan Leymarie (1817-1901),              

Le libraire de la rue Saint-Jacques devenu spirite aux côtés d’Allan Kardec, avait lui aussi, son parcours militant en faveur de l’instruction et de l’éducation. Ardent républicain, il avait participé  à la création de la ligue de l’enseignement aux côtés de Jean Macé, dont l’objet était de définir et promouvoir une école gratuite et publique ouverte à tous les enfants. La ligue de l’enseignement avait ouvert la voie à ce qui allait devenir en 1881, sous le ministre Jules Ferry, l’école publique, laïque, obligatoire et gratuite.
Leymarie se fera le continuateur du spiritisme après la mort d’Allan Kardec, défenseur infatigable de la nouvelle philosophie attaquée de toutes parts.



Camille Flammarion rencontre Allan Kardec              

Fin 1861, le grand astronome découvre «Le Livre des Esprits» et rencontre pour la première fois le fondateur du spiritisme. D’éducation religieuse et de formation scientifique, Flammarion aborde l’étude du phénomène spirite avec quelque scepticisme, mais peu à peu se forge une conviction, qui ne sera cependant pas définitivement assurée.
Sa première période spirite ira jusqu’à 1869, alors même qu’il fit l’une des oraisons funèbres sur la tombe d’Allan Kardec, incitant les spirites à s’orienter résolument vers des recherches plus scientifiques. Il ne reviendra au spiritisme qu’à partir de 1890, au contact d’une nouvelle génération de médiums et de chercheurs.
A l’époque d’Allan Kardec, il participa aux séances et il en vint même à s’improviser médium, avec d’intéressants résultats sous la dictée de l’esprit de Galilée. Dans le livre d’Allan Kardec «La Genèse», le chapitre «Uranographie générale» relatif à l’astronomie est dû à Flammarion, qui n’est pas nommément cité, avec cette simple mention en bas de page : «Ce chapitre est extrait textuellement d’une série de communications dictées à la Société spirite de Paris, en 1862 et 1863, sous le titre d’Etudes uranographiques, et signées Galilée ; médium M.C.F.»



Victor Hugo, humaniste et spirite                

i Victor Hugo en tant que poète et écrivain est bien connu des écoliers et des universitaires (l'œuvre «Les Misérables» est dans toutes les têtes), si Victor Hugo humaniste et progressiste est souvent cité par les historiens, en revanche qui connaît et qui évoque Victor Hugo spirite ? Celui qui de son exil de Jersey s'intéressa au phénomène récent et très en vogue des tables tournantes et fut partie prenante à de nombreuses séances de spiritisme (...). Pourtant Hugo, à plusieurs reprises dans son parcours d'écrivain, évoque la question de la mort et de l'après-vie. Ces préoccupations sont présentes dès 1830 dans certaines œuvres comme les «feuilles d'automne» avec «la pente de la rêverie», en 1837 dans «les voix intérieures» et «quelle est la fin de tout ?». En 1839, une poésie intitulée «Saturne» dépeint «ce globe horrible et solitaire», astre de châtiment mais non de châtiment éternel puisque cet astre maudit ne retiendra les méchants que «pour le temps où Dieu voudra punir» ; il entrevoyait déjà que l'âme franchissant l'infini, passait l'éternité et que la véritable existence commençait au tombeau :

Et qu'ainsi faits vivants par le sépulcre même,
Nous irions tous un jour, dans l'espace vermeil
Lire l'œuvre infinie et l'éternel poème.



Victorien Sardou
(1831-1908)                    

Membre de l’Académie Française dès1877, Victorien Sardou fut l’un des plus fervents adeptes et défenseurs du spiritisme. En 1904, il déclara : «Quand on n’a pas de bonne fortune, étant médium comme je l’ai été jadis, de se convaincre par ses propres expériences, ou d’observer les phénomènes produits par des médiums très puissants, le mieux que l’on puisse faire est de se garder des expériences de salon qui sont purs enfantillages, ou de celles que l’on tente vraiment soi-même et qui ne sont bonnes qu’à décourager celui qui cherche la vérité. Il faut dès lors s’en tenir au témoignage des savants du monde entier, dont je n’ai pas à rappeler les noms, qui, après avoir étudié, les faits, pour en démontrer la fausseté, ont eu la bonne foi de faire amende honorable et d’affirmer leur conviction. Si le spiritisme n’était que duperie, il y a beau jour qu’il n’en serait plus question.»
Dans une revue anglaise, «Le grand magazine», Victorien Sardou expose qu’il fut l’un des premier à se déclarer spirite, à une époque où il y avait quelques mérites à faire pareille confession. Ilraconte ensuite les phénomènes qu’il vivait en tant que médium. Il recevait des dessins d’aspect fantastique avec une extraordinaire rapidité. Ces dessins exécutés à la plume ou à l’eau-forte ont été publiés dans la Revue



Gustave Geley (1868-1924)                

Docteur en médecine de la faculté de Lyon, Gustave Geley s’établissait à Annecy, acquerrant une solide réputation de clinicien. Passionné par l’investigation métapsychique, il allait quelques années plus tard, abandonner la médecine pour se consacrer à cette nouvelle activité, devenant membre actif de la Société d’études psychiques de Genève en 1895. Il publiait ses premiers ouvrages : «Essai de revue générale et d’interprétation synthétique du spiritisme» et «L’être subconscient», dans lesquels il conclut à l’existence d’un principe psychique indépendant du corps physique, lui préexistant et lui survivant dans une évolution réincarnationniste.
En 1919, il est nommé directeur de l’Institut Métapsychique à Paris et prend en charge La Revue Métapsychique. Il réalise de nombreux travaux sur la télépathie, la clairvoyance avec Pascal Fortuny, et l’ectoplasmie avec les grands médiums de l’époque : Franek Kluski, Jean Gusik, Eva Carrière…
Il publia en 1919 son ouvrage essentiel «De l’inconscient au conscient», qui offre une excellente synthèse philosophique et scientifique sur l’être, la vie et l’univers.
Le 14 juillet 1924, de retour de Varsovie où il venait d’effectuer des séances d’ectoplasmie avec le médium Franek Kluski, le petit avion qui le ramenait en France se précipitait au sol, tuant le pilote et son illustre passager.



Ernest Bozzano (1862-1943)  

Après avoir nié les phénomènes psychiques, ce scientifique italien fit ses premières incursions dans l’étude des phénomènes spirites au travers des travaux d’Alexandre Aksakof, de Gurney et Myers, pour devenir finalement un grand défenseur de la médiumnité. Il participa aux séances de la médium Eusapia Palladino.  Il écrivit une soixantaine d’ouvrages dont «La médiumnité polyglotte», «Animisme et spiritisme», «Les animaux et les manifestations métapsychiques», «Les énigmes de la psychométrie», «Défense du spiritisme».
En 1920, il connut Gaston de Boni, qui après la mort de Bozzano, hérita de tous ses travaux et créa une société appelée «Fondazione Biblioteca Bozzano».
Cette fondation située à Bologne, s’est perpétuée jusqu’à aujourd’hui sous le nom de «Fondazione Biblioteca Bozzano-Boni» qui édite la revue trimestrielle de parapsychologie «Luce e ombra»


Arthur Conan Doyle et le spiritisme

L'auteur de Sherlock Holmes (1859-1930), adhère à la Société de Recherches Psychologiques de Londres en 1891, y enquête sur des récits de maisons hantées et il va même se rendre sur des lieux pour se rendre compte. Il réunit des preuves et renforce sa conviction par la lecture des travaux de Frederic Myers et William Crookes.
Plus tard, il sera profondément marqué par deux messages reçus lors d'une séance par voie d'écriture automatique, l'un de son beau-frère Malcom mort à la guerre et l'autre de son propre fils. C'est à partir de cet événement qu'il s'engage corps et âme dans un fervent militantisme pour la défense des idées spirites. Il réalise de nombreuses conférences et puis il se lance dans la traduction du livre "Jeanne d'Arc médium", de Léon Denis, auteur qu'il tient en plus haute estime. Avec sa fille, il ouvre une librairie spirite où il propose, entre autres, ses propres ouvrages sur le spiritisme nouvellement édités.
A plusieurs reprises, il présidera des congrès spirites internationaux représentant 27 pays. En 1928, il étudie l'ectoplasmie et la photographie psychique, il réalise lui- même une photographie en séance, sur laquelle apparaît son fils. Il participe à son dernier congrès en 1929, devenu alors un grand médiateur d'idées et d'expériences entre les Etats-Unis et l'Angleterre.
Conan Doyle a écrit trois livres importants concernant le spiritisme : "L'histoire du spiritisme", "La nouvelle révélation", et "Le message vital".

Arthur Conan Doyle au sujet de la médiumnité polyglotte

Pierre Loti, médium et ami d'Arthur Conan Doyle, fut invité chez ce dernier le 4 septembre 1927 en présence d'autres personnes du cercle amical pour une séance spirite importante où fut reçu un message en langue arabe. Conan Doyle rendit compte plus tard au cours d'une de ses conférences, de cet épisode spirite en ces termes : "Nous avons obtenu un long message en langue arabe, langue inconnue de tous les assistants. J'ai envoyé le document à un ami qui connaît profondément cette langue, et on constata que le message était conçu en un arabe irréprochable". Une longue conversation au cours de cette séance s'était établie sous forme de questions réponses, en voici un exemple :
Pouvez-vous nous dire qui vous êtes ?
R : Aiwa. Is mi Pierre. Ana hadir.(Oui. Mon nom est Pierre. Toujours à vos services).
Plus loin dans le rapport de la séance et dans le cours de cet échange spirite, l'esprit dit ceci à une dame présente :
"Nahar kum said ya sittat (Que vos jours puissent s'écouler heureux, madame).
"Nahar kum said ya ha jabat (Que vos jours puissent s'écouler heureux, ô Gardien du seuil ).
L'expression "gardien du seuil" fut remarquée comme une expression d'un spiritualisme exquis et de nature extraordinairement significative par le rapporteur de cette séance.
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