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 Décadence de l'éthique - Par l’Esprit Vianna de Carvalho.

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MessageSujet: Décadence de l'éthique - Par l’Esprit Vianna de Carvalho.   Mer 8 Avr - 13:27



décadence de l'éthique


En analysant la situation socio-spirituelle actuelle de la planète, on ne peut nier l’existence d’une vague destructrice de pessimisme et d’utilitarisme, qui domine les créatures humaines de toute part.

Appuyés sur le nihilisme, malgré les comportements à l’étiquette religieuse de certains segments sociaux, le cynisme des personnes et la décadence de l’éthique nous donnent la mesure du désespoir qui asservit les esprits et les cœurs tourmentés.

En conséquence, la violence et la bêtise, les drogues et l’érotisme remplacent les aspirations d’ennoblissement des êtres, comme des mécanismes échappatoires pour combler le vide existentiel et le désenchantement qui ont dominé le XX° siècle, qui se dessinait avec des perspectives illuministes, libératrices, riches en désirs de bonheur et de beauté.

L’amertume envahit les individus qui se sentent réduits à l’état de chose, alors que la révolte arme les foules égarées qui s’élèvent contre les abus du pouvoir, les injustices sociales, l’intempérance des dominateurs, la malhonnêteté des législateurs qui ont perdu le respect moral, la liberté et le droit de vivre avec un minimum d’honorabilité…

On peut affirmer que le calme apparent qui règne encore dans certaines nations cache mal les dépôts de munitions prêts à déflagrer la détonation augurant les tragédies qu’elle produit.

Cependant, cette situation n’est pas surprenante si l’on observe les racines plantées à la fin du XVIII° siècle, à l’occasion de la Révolution Française, lorsque la tyrannie a remplacé les idéaux des philosophes de la liberté, en instaurant les jours de terreur.

En une tentative désespérée de maintenir l’ordre en France, Robespierre, dit « l’incorruptible », qui avait lutté pour les idéaux de la fraternité, de la liberté et de l’égalité, n’a pas eu les forces morales pour résister aux pressions du désespoir des masses et d’autres penseurs, maintenant la guillotine à fonctionner sans relâche, au point de se transformer en un dictateur outrageant et sanguinaire. Victime d’un coup de ses adversaires de la Convention, il a été emprisonné et guillotiné à son tour.

Dans cette période difficile, la mort de Dieu a été annoncée, et la révolte a retiré les vestiges de Sa présence dans le pays, en changeant le nom des rues, boulevards et places qui rendaient hommage à des saints ou aux dénominations religieuses, tout comme les objets de culte des églises, en une tentative d’effacer le souvenir de la foi et de la croyance spirituelle sur le territoire français.

Peu après, avec le retour de Dieu par le Concordat de 1802, signé entre Napoléon Bonaparte et le Vatican, les haines et les répercussions de la période de révolte et de persécutions inclémentes se sont poursuivies, faisant place à un amortissement éthique des sentiments.

L’Illuminisme en déclin a favorisé le Positivisme en ascension, alors que les idées pessimistes et destructrices d’Arthur Schopenhauer se répandaient de toute part, proclamant la non nécessité de Dieu et de toute formulation religieuse dans le comportement humain.

À mesure que le matérialisme envahissait la culture, l’amertume maladive de Friedrich Nietzche dominait les esprits et les cœurs désespérés, soutenus par le scepticisme scientifique des Académies, qui affirmait que l’âme était une sueur cérébrale qui disparaissait avec la mort de l’encéphale. Dans ce paysage de morbidité et de désenchantement, l’athéisme est devenu la directrice de comportement des individus, qui peu après se sont lancés dans la guerre perverse de 1869-1870, qui a ressurgi entre 1914-1918 et est revenue en calamité entre 1939-1945, accompagnée des plus incroyables charges de haine et de destruction de l’Histoire.

Les idées de super-homme de Nietzsche ont fortement contribué à cette tragédie, ainsi que la pensée de Heidegger, qui a beaucoup influencé l’apparition du nazisme, parti auquel il s’était affilié un certain temps, bien qu’il ait rompu par la suite, lors de la persécution des professeurs juifs de l’Université de Freiburg, dont il était recteur…

L’éthique du plus fort a remplacé celle des droits humains et de la dignité, face à l’aristocratie du pouvoir totalitaire et insensé de certains gouvernants…

Heidegger a influencé philosophiquement Jean-Paul Sartre avec sa pensée sur l’être, servant d’inspiration à l’existentialisme et au désintérêt total envers les valeurs éthiques et morales qui gouvernaient la civilisation au long des siècles.

Vivre maintenant et jouir au maximum, souvent sans aucun respect des droits d’autrui, cultiver le plaisir jusqu’à l’épuisement, sont devenus les comportements acceptés et divulgués comme une ressource précieuse pour la préservation de la vie et des expériences de joie et de bien-être.

Lamentablement, les religions orthodoxes, incapables d’offrir une résistance philosophique et éthique aux absurdités de ce nouvel ordre, en se maintenant fidèles aux programmes médiévaux totalement dépassés, ont été négligées et considérées comme responsables de la misère de l’être humain, de ses actions indignes, de ses amertumes.

Chargé de ses héritages théologiques du péché et de la culpabilité, l’être humain a rompu avec les traditions trompeuses et préféré affronter les conséquences de sa liberté, dérapant dans le libertinage.

Il arrive que, chaque fois que se rompent les menottes de toute forme d’esclavage, le désir de liberté est si grand que, méconnaissant ses limites, celui qui y aspire tombe sur les pentes glissantes de l’irresponsabilité, de l’agressivité envers les droits d’autrui, de l’abus par manque de respect…

Ainsi, l’éthique du comportement disparaît et le droit d’exception se présente, l’individu se plaçant au-dessus de la loi, de l’ordre et de toute restriction.

Les progrès de la Science, démythifiant certaines informations et dogmes religieux, les miracles de Jésus, qui sont observés du point de vue des doctrines psychologiques et parapsychologiques, ont réduit la culture au matérialisme, depuis 1859, lorsque Charles Darwin, par l’Évolutionnisme, a donné le coup de miséricorde au mythologique Créationnisme biblique, servant de support à la vitalisation de l’athéisme…

La contribution de la Technologie, élargissant et rapprochant les espaces et les distances, permettant la démonstration des postulats scientifiques par l’expérimentation des faits, a été fondamentale pour l’indifférence humaine envers les codes de dignité et de valorisation de la propre vie.

Ainsi, le XX° siècle, héritier de la révolution philosophique et scientifique du passé, a accepté rapidement le nouveau comportement qui s’est consolidé pendant la révolution hippie des années 60, où il y a eu de grands changements de conduite, et où les nobles traditions comme la famille, le mariage, la dignité, l’ordre sont devenues des institutions dépassées.

En s’imposant comme une avalanche dévastatrice, elle a envahi la jeunesse, qui se sentait castrée par l’intolérance et par le pouvoir dominateur, construisant un nouveau monde, un mode de vie différent…

L’avortement, l’euthanasie, le suicide, l’agressivité, sont devenus éthiques dans le nouveau langage, culminant par la suite avec les hommes et femmes bombes, dans les attentats terroristes, le crime organisé, la violence urbaine, l’alcoolisme exacerbé, le tabagisme, la consommation de drogues et le sexe destitué de tout sens moral et affectif.

En lâchant les instincts primaires, le dadaïsme, stimulant l’érotisme, a transformé les êtres humains en choses, qui se vendaient sur le marché de la luxure sans aucune pudeur, sous le déguisement d’expériences artistiques, du moment qu’elles étaient économiquement rentables.

Dans ce commerce hideux, où très peu ont réussi à atteindre les paliers élevés, des multitudes de jeunes inexpérimentés sont dévorées par les mafias qui les contrôlent, les tracteurs de l’indifférence passant sur les corps et les âmes mutilées de ceux qui ont été vaincus dans les tentatives initiales.

Inévitablement, il y a eu une décadence éthique totale de la culture et de la civilisation, une adoration des nouveaux dieux du plaisir et des leurres, de l’utopie et du mensonge, bien que vivant le vide existentielqui mène à la dépression et au suicide.

Malgré tout, dans cette période, le Spiritisme surgit en 1857, revitalisant l’éthique morale, basée sur les leçons indépassables de Jésus, qui ont été corrompues par les ambitions et complots humains au long des siècles, depuis le jour où ils se sont unis à l’Empire Romain, passant de persécutés à persécuteurs.

Avec la révélation des immortels, la vie a repris un sens profond et une signification psychologique indiscutable, en conséquence de la proposition philosophique érigée par les pilotis des faits démonstratifs de l’immortalité de l’âme, de la vie future, de la justice divine et de la Loi de Cause à Effet, responsable de tous les phénomènes humains.

À partir de ce moment, bien que lentement, la proposition d’amour se restaure comme étant la source inépuisable pour le bonheur, en vertu de ses contenus optimistes et réalistes, qui dignifient l’espèce humaine, en lui proposant les stimulations nécessaires pour se développer et atteindre les sommets de l’illumination personnelle.

La déroute du nouveau comportement nihiliste se voit de toute part, car sa doctrine a trompé ses adorateurs, en les conduisant aux pires afflictions et angoisses jamais vécues auparavant.

Étourdies, ces foules déçues et sans orientation cherchent, même sans le savoir, à revenir aux origines du bien et de la joie, à la rencontre de la pureté de sentiments et de la familiarité noble, sentant le manque de la fraternité qui doit toujours régner parmi les êtres humains, assoiffés de paix et d’espérance.

Personne ne peut vivre en équilibre sans la bénédiction réconfortante de l’espérance qui ouvre de belles perspectives pour l’avenir.

Ainsi, le spiritisme, possédant les paradigmes qui ont été laissés en arrière par l’anarchisme et le scepticisme, les présente comme des propositions qui mènent à l’éthique du devoir et de l’harmonie, procurant le bonheur.

La croyance en Dieu, la croyance en l’immortalité de l’âme, la croyance en la communicabilité des Esprits, la croyance en la réincarnation, la croyance en la pluralité des mondes habités et les propositions éthiques et morales de L’Évangile selon le Spiritisme, qui permet une relecture des leçons indépassables de Jésus, comme nous les connaissons par les récits des évangélistes, sont les nouvelles directives pour l’édification de l’être humain heureux et de la société fortunée à laquelle tout le monde aspire.

Il n’y a pas d’autre alternative, si ce n’est le courage pour surmonter la crise morale qui domine pratiquement toute la société contemporaine, en méditant et en pratiquant la vigoureuse éthique spirite, qui résume les formulations les plus grandioses de l’ancestral face aux nouvelles nécessités qui envahissent la société.

Revigorée, l’éthique resurgit lentement et commandera peu à peu les destinées humaines en direction de la paix et du bonheur de vivre moyennant le culte correct des devoirs.



Traduction : Charles Kempf


Par l’Esprit Vianna de Carvalho, psychographie du médium Divaldo Pereira Franco, à Boca Raton, Floride, USA, le matin du 24 juin 2009. Reformador, septembre 2009.


http://encyclopedie.spirite.org/index.php/component/content/article/3-philosophie-et-morale-spirite/138-divaldo-pereira-franco--decadence-de-lethique



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