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 Lettres de Chico Xavier : Zornetta

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a2zeiss
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MessageSujet: Lettres de Chico Xavier : Zornetta   Mer 20 Mai - 11:40


 Spiritisme.net


Message reçu le 7 septembre 1984 par le médium Francisco Candido Xavier lors d'une réunion spirite à l'occasion de laquelle l'esprit de Dimas a été conduit, par son frère Domingos, lui aussi dans le plan spirituel, auprès du médium afin de transmission du message à l'intéressée présente.

Message de Dimas Luiz Zornetta

Chère maman Lourdes, j'implore ta bénédiction.


Dans cette enceinte de paix, je vois notre Valdo (a) près de toi mais, je n'arrive pas à distinguer les autres personnes qui nous entourent. Je sais que deux amis m'ont amené jusqu'ici, mais j'ignore qui ils sont.


Maman, je te demande pardon pour ce que j'ai fait, même si j'ai compris que j'avais agi sous la pression d'ennemis invisibles qui assiégeaient mes pensées.


Je ne voulais pas, maman ; je ne voulais pas commettre cet acte irréfléchi, mais une volonté beaucoup trop forte m'absorbait, et j'étais comme un simple automate pour celui ou ceux qui m'indiquaient le suicide comme étant la meilleure chose à faire.


À l'intérieur de moi, j'avais une montagne d'excuses. La nostalgie de mon frère Domingos (b), les difficultés de la vie, et le combat constant pour tenter de devenir meilleur, sans pourtant y parvenir. Je suis allé de par les rues, j'ai demandé partout l'aide de Jésus mais, ces mains énormes et dures pesaient sur les miennes.


Je sais que je n'ai pas d'excuses et que je dois assumer mes propres actes mais, tu n'imagines pas à quel point je souffre... Parfois, je voyais de temps en temps mon père, Abilio (c), qui me demandait d'avoir un peu de jugeote et de me calmer mais, les autres voix étaient beaucoup plus puissantes, et plus fortes.


Le sept, j'ai pris certaines choses pour me donner du courage, sans me rendre compte de l'opportunité que j'offrais à mes malheureux agresseurs ; et le huit, dans la matinée, je me sentais transformé.


Ma Maria (d) me demandait d'avoir de la patience. Je lui ai raconté que je ne me sentais pas bien et que j'avais mal à la tête. Elle m'a alors apporté un calmant, des gouttes dont je ne me rappelle plus du nom, mais j'ai refusé cette aide ; j'ai alors ouvert ma chemise et je lui ai montré l'arme que je portais au ceinturon.


Ma femme n'aurait jamais cru que je puisse être capable d'un geste aussi désespéré mais, avant qu'elle puisse m'empêcher de faire le moindre mouvement, j'ai mis l'arme à la hauteur de ma tête et j'ai appuyé sur la détente. Elle a hurlé pendant que moi je perdais toutes mes forces ; c'est alors que je me suis souvenu de tes sacrifices de mère pour chacun de nous. Mais, c'était trop tard pour revenir sur le mal que je m'étais fait à moi-même.


Des amis sont arrivés en réponse aux cris de Maria et ils m'ont emmené le plus vite possible à l'hôpital. Mais, j'ai entendu le médecin, si je ne me trompe pas, ce devait être le Dr Pedro (e), qui disait : « Ça ne sert à rien ».


J'ai alors compris que mon heure était arrivée, et j'ai demandé de l'aide à mon frère Domingos et à mon père Abilio, mais en vain...


Mes oreilles ont fini par ne plus entendre les lamentations de tous ceux qui m'entouraient et je me suis vu tout seul, dans un terrible cauchemar où je tentais désespérément de reprendre mon corps sans vie ; et ce cauchemar a duré de nombreuses semaines jusqu'à ce que je puisse entendre des voix amies qui m'ont invité à les suivre en direction d'un dispensaire.


J'étais aveugle et je me suis laissé conduire pour être traité. Le traitement se poursuit et, aujourd'hui, ces voix m'ont invité à venir te voir.


Bénéficiant d'un prodige que je ne comprends pas, j'ai pu distinguer toi et Demevaldo à tes côtés. Et j'ai pleuré, me repentant de tout ce que j'ai fait sans réfléchir.


Chère maman Lourdes, pardonne-moi, moi qui suis tombé dans une souffrance si grande ! Quand je vois ton visage, mon coeur se remplit d'espérance.


Je me souviens de tes moments d'affliction dans notre maison, et j'ai honte de solliciter ton pardon et ta bonté que je n'ai pas mérité.


Maman Lourdes, adresse-moi tes prières de paix et dis-moi que tu me pardonnes. Je vais faire mon possible pour dépasser la souffrance qui m'assaille encore afin de t’être utile ainsi qu'à ma Maria.


Je sais que Dieu est toujours plein de compassion. Plus l'homme est malheureux, plus ample est la bonté du Père céleste.


Il me relèvera à l'intérieur de moi et me donnera les forces pour être à nouveau ton fils, parce qu'en ce moment je ne suis plus qu'un chiffon de douleurs et de repentir.


Ma chère maman Lourdes, mon cher Valdo, que Dieu nous protège !


C'est tout ce que je peux solliciter compte tenu de ma situation de pénurie spirituelle mais, malgré cette pénurie, ma chère maman, je me sens encore ton fils, et je compte sur ton pardon pour ma faute...


Je ne peux rien écrire de plus.


Ma chère maman Lourdes, reçois mes larmes inlassablement présentes en mon âme, qui me rendent incapable de continuer à écrire ; et souviens-toi de ce que ton fils attend tout de ton amour, lui qui n'a désormais plus rien.


Avec la tendresse et l'immense nostalgie de ton fils, Dimas.


De l'esprit Dimas Luiz Zornetta


Source : Revista espirita Comunicação, octobre 2008 (GEEM-São Paulo, Brésil)

Traduction : Jean Emmanuel NUNES


N.B:

a) Demevaldo Zornetta était le plus jeune frère de Dimas
b) Domingos Donizetti Zornetta était le frère le plus âgé de Dimas, qui désincarna le 14 août 1983
c) Abilio Zornetta, le père de Dimas, désincarna en 1978
d) Maria B. Claudino Zornetta était l'épouse de Dimas
e) Pedro Kamimura fut le médecin, neurochirurgien, qui prêta assistance à Dimas
f) Dimas Luiz Zornetta naquit le 19 avril 1958 à São Carlos (São Paulo, Brésil) et désincarna le 8 janvier 1984 à São Carlos (São Paulo, Brésil)
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