Forum sur la divulgation de la philosophie spirite ou Spiritisme la médiumnité, la vie après la mort, la réincarnation, l'évolution spirituelle, Les Esprits et Dieu et ses lois Divines.
 
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 Une Avorteuse

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jean-pierre Abel



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Date d'inscription : 04/05/2018
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MessageSujet: Une Avorteuse   Une Avorteuse Icon_minitimeJeu 2 Juil - 10:09

Bonjour tout le monde, Je vous propose la lecture d’un article tiré d’un extrait du livre : Notre vie dans l’au-delà, de Marlène Nobre.
Rédigé par Un spirite, Publié dans #Croyance, #Doctrine Spirite, #spiritisme le 1 Juillet 2020 ,
Bonne lecture à tous
Jean-Pierre
Une avorteuse
R. S. - entité non identifiée - elle s'est servi de ses cordes vocales et de son cerveau pour
communiquer pendant la session médiumnique du Groupe Meimei à Pedro Leopoldo, la
ville natale du médium. Ce message est transcrit dans sa totalité dans le livre Vozes do
Grande Além, nous ne citons qu'on extrait 95.
Dieu de bonté et d'amour, donne-moi la force afin que ma voix ne tremble pas quand je
ferai cette confession que je suis contrainte de faire !..
(...) Mes frères, c'est une pauvre femme désincarnée qui vous parle et qui, jusqu'à présent,
a erré dans un marais de larmes et de sang...
R. S. commence, ainsi sa communication. Ensuite, elle raconte que dans l'incarnation
qu'elle vient de quitter, elle était médium, et qu'elle avait eu la chance de connaître les
enseignements spirites ; elle avait été préparée par les Bienfaiteurs spirituels pour servir
ses semblables, grâce à ses facultés de médium guérisseuse, qu'elle devait offrir
gratuitement, particulièrement aux parturientes.
Elle était née dans une famille pauvre et dans la vie, elle était une simple blanchisseuse.
Veuve à trente ans, avec une petite fille à élever, elle avait travaillé modestement et avait
connu beaucoup de sacrifices. Au fil du temps cependant elle s'était laissé séduire par
l'idée de l'argent facile et, oubliant les leçons du spiritisme, elle s'était engagée sur un
chemin tortueux.
Beaucoup de femmes faisaient appel à moi et beaucoup d'autres venaient me demander
de participer à un forfait que l'on voulait présenter comme un bien pour la société.
Des jeunes femmes de diverses origines, des dames habituées à la paresse et
l'irresponsabilité, se présentaient à ma porte, en proposant des sommes élevées en
échange de mes services.
L'argent était tentant et les montants étaient importants. Le travail était facile.
Le passe magnétique avec la prescription de quelques drogues, simples d'apparence,
donnaient des résultats parfaits.
Sourde aux suggestions de notre ami le Dr Bezerra, qui essaya de m'écarter de l'ombre
pendant qu'il était encore temps, je me consacrai corps et âme aux ténèbres grandissantes
qui se profilaient à ma porte.
Sa fille Edmeia grandit et devint une jeune fille. R. S. essaya de l'épargner d'un travail
décent en la plaçant dans un internat élégant et en lui offrant des chapeaux, des robes, des
bijoux et des ornements, tout ce qui était à la hauteur de sa beauté. Sa fille était belle et
devait briller socialement, c'est ainsi qu'elle pensait. Pour obtenir encore plus d'argent
R. S. travailla dans l'industrie de l'avortement.
Dix ans se passèrent. Le compte en banque était bien garni, l'entreprise s'était étendue à
d'autres quartiers, avec l'aide de deux compagnes dûment entraînées qui ne devaient venir
la chercher qu'en cas de difficulté. Elle construisait peu à peu la demeure cossue dont elle
avait rêvé pour sa fille, en choisissant des tapis et des tableaux rares, du goût de la jeune
fille.
Edmeia avait sa voiture, elle assistait à des fêtes et des réunions mondaines,
impressionnant toujours par sa beauté et son élégance.
Tout semblait aller bien quand, un soir quelqu'un frappa à sa porte.
C'était une de ses assistantes. Elle lui dit qu'elle ne s'était pas occupée comme il aurait
fallu de l'une de ses clientes. Avant de s'en occuper R. S. insista pour savoir si la jeune
femme avait les moyens de payer et on lui répondit par l'affirmative.
Quand on lui amena la jeune évanouie, qui se vidait de son sang, elle reconnut le corps de
sa propre fille.
Ma fille était aussi une cliente de l'industrie de l'avortement. (...) J'essayai en vain de
sauver sa vie (...) Mais c'était la fin. (...) Edmeia mourut dans mes bras. (...) Je fus
terrassée par le découragement. (...)
La douleur fit se rompre un vaisseau important et j'agonisais pendant deux mois jusqu'à
ce que la mort m'emporte et me jette dans la sinistre région où je me vois entourée par de
grands nuages de boue et de sang en écoutant les lamentations poignantes d'enfants
assassinés...
Je n'ai jamais pu mettre les pieds dans la maison que ma fille et moi avions fait
construire... (...)
J'ai vécu dans un lac de sang, de ténèbres, de douleur, d'angoisse, de malédiction...
Ce n'est que maintenant, après beaucoup de prières et de souffrance, que j'entends à
nouveau la voix du Dr Bezerra, notre bienfaiteur bien-aimé (...)
Un nouveau travail va m'être confié.
Je dois, pendant dix ans, travailler dans les maisons closes et dans les cliniques où
l'avortement est devenu une entreprise criminelle, afin de protéger ces jeunes écervelées
et ces femmes désorientées.
Je dois éviter que ne se produise l'infanticide, en donnant de mes propres forces pour
qu'un petit être puisse échapper à la faux sanglante exercée par la femme qui a oublié son
âme.
Je dois servir dix ans sur ce laborieux chemin dont je connais les misères, pour ensuite
ressentir à mon tour la douleur de tant d'enfants qui ont été étouffés par mes mains !... (...)
Ma parole n'a d'autre but que d'implorer l'aumône d'une prière en mon nom et réveiller les
femmes, nos soeurs, pour qu'elles ne s'éloignent pas de la bénédiction de Dieu.
Un fraticide
F. Cunha entité non identifiée s'est servi des dons psychophoniques de Chico Xavier pour
raconter la triste expérience qu'il vécut pendant sa dernière incarnation.
L'Esprit se présenta avec une fixation mentale forte, en répétant sans cesse les scènes de
destruction dont il fut l'un des acteurs et qui perturbèrent son psychisme 96.
(...) Où suis-je ?
Quelles sont ces voix impérieuses qui m'ordonnent de parler ? (...)
(...) Je me sens très fatigué... Je ne sais pas où aller.
J'ai perdu la notion de la voie à suivre.
J'ai tari la source de mes larmes. Je suis aveugle.
(...) J'ai frappé à la porte de la prière, mais en vain... (...) Me confesser, mais à qui ?
(...) Il suffit de me rappeler le début... Je vois la salle de notre maison. Tout illuminée
dans la nuit...
Je voulais me débarrasser de ma soeur célibataire.
Nous avions hérité une grosse fortune. Elle devait s'associer à mon destin...
Je souhaitais néanmoins être seul à gérer les biens financiers dont notre famille nous avait
favorisés.
Angelina était mon obstacle.
J'échafaudai des plans pour l'éliminer, jusqu'à ce qu'un soir, ma soeur est venue me
confesser un amour malheureux.
Elle aimait mais n'était pas aimée. (...)
En imaginant mon crime, je lui demandai de renoncer à cette affection qui n'était pas née.
(...)
Je préparai délibérément le fratricide.
Je la conduisis dans notre petite salle de lecture et de musique.
Je lui demandai, au nom de notre grande amitié, d'écrire une lettre d'adieu à cet ingrat qui
n'avait pas accepté sa tendresse...
Comment donner de la valeur à un homme qui méprisait son coeur ? Je la convainquis.
Angelina, en larmes, écrivit la lettre d'adieu. Elle me la lut, très émue.
J'en approuvai les termes (...)
Puis je la suppliai de jouer au piano une vieille chanson triste de notre enfance.
Je voulais préparer mon forfait. Angelina joua doucement
C'était une valse d'adieu, la favorite de mon père qui nous avait quittés, mort en suivant
les traces de notre mère.
Peu de temps après, je lui conseillai d'aller se reposer. Elle avait mal, répétait-elle (...)
Je lui ai promis une friction d'huile apaisante sur la poitrine, dès qu'elle serait au lit.
Angelina obéit sans discuter. Dans la pénombre, je préparai le révolver.
J'enveloppai mes mains dans deux mouchoirs pour éviter tout vestige qui pourrait me
dénoncer aux autorités de police.
Dans l'ombre de la chambre, je cherchai sur sa poitrine la zone douloureuse et je lui tirai
dans le coeur (...)
Elle mourut comme une brebis fragile à l'abattoir. Le sang jaillissait en torrents.
Prudemment je mis l'arme dans sa main molle (...)
Je préparai la pièce et, après quelque temps, j'appelai les secours. La thèse du suicide, que
j'avais présentée, fut largement acceptée. Après les funérailles, la vue de l'or dépassa
largement mes remords.
J'étais, enfin, le propriétaire d'une immense fortune. Je pouvais en disposer à ma guise.
Et c'est ainsi que je fis.
Je gérais de larges actifs. J'étouffai ma conscience.
Je profitais de la vie comme bon me semblait. Je dépensais de grandes sommes (...) Je
voyageais (...) Je dominais (...) J'ai fait ce que me réclamaient mes caprices (...) Jusqu'à
ce qu'un jour, une catastrophe : je ne sais quels mauvais génies placèrent ma voiture face
à l'abîme dans lequel je tombai (...) Mon corps fut détruit par les fers tordus. Depuis lors,
je suis comme une sphère sombre (...).
Je demande aux ténèbres dans lesquelles je me trouve où est la puissance du temps, pour
faire en sorte que les heures reculent, afin que mes bras s'immobilisent avant la décision
fatale (...)
Je demande où vit la mort, pour qu'elle dépèce ma conscience avec son râteau infernal
(...)
Personne ne répond. J'entends des rires.
J'entends des génies infernaux qui pourraient bien être associés à mon crime, mais dont je
ne peux pas distinguer les traits, parce que j'entends tout mais je ne peux rien voir (...).
Je suis plongé dans les ténèbres.
Mon âme est liée au remords, comme le bois est lié au feu qui le consume. (...) J'ai déjà
crié et pleuré mon malheur aux quatre coins de la terre.
Je supplie une aide qui ne vient jamais.
Je porte en moi l'enfer dans mon coeur (...).
Le remords me poursuit, inaltérable ! (...) Je revois le crime commis (...)
(…) Du sang (...) Du sang sur mes mains (...) Du sang dans ma vie (...) Du sang dans mon
coeur (...).
(...) Où vais-je aller ? À qui vais-je répéter ma terrible histoire ? Je suis un fantôme dans
la prison du remords tardif ! (...)
(...) Ma faute est mon aiguillon ! (...)
Les histoires véridiques de R. S. et F. Cunha illustrent le drame de ceux qui vivent dans
les régions inférieures.
Il ne leur reste que l'occasion de recommencer dans une nouvelle vie lorsque la roue du
destin le leur permettra.
Dans un livre que nous avons écrit, L'obsession et ses Masques, nous avons pu analyser
certaines conséquences du complexe de culpabilité sur la physiologie du corps et dans les
processus graves de fixation mentale et de monoïdéisme. Le cas d'Antonio Olimpio et de
son fils Luiz est très illustratif de la folie de la conscience coupable 97.
Nous recommandons fortement la lecture des livres Instruçôes psicofônicas et Vozes do
Grande Além, contenant des messages reçus par Chico Xavier, par l'incorporation ou la
psychophonie. Comme les Esprits inférieurs ne doivent pas apporter de témoignages
personnels par écrit, dans ces livres, le lecteur pourra suivre les témoignages
impressionnants de certains d'entre eux qui habitent dans les zones inférieures, et qui
reçurent une aide pendant les séances de désobssession du Groupe Meimei à Pedro
Leopoldo, dans l'État de Minas Gerais.
Plusieurs livres de la collection André Luiz décrivent également ces régions tourmentées
et narrent des cas, plus particulièrement sur les habitants.

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