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  Les mondes habités

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jean-pierre Abel



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MessageSujet: Les mondes habités    Les mondes habités Icon_minitimeLun 16 Nov - 10:00

Bonjour tout le monde,
Je vous propose la lecture la lecture de l’article : Les mondes habités, proposé par doctrinespiritenimes.over-blog.com, le 15 Novembre 2020, Rédigé par Un spirite dans #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme
Bonne Lecture

Paul BODIER Étude documentaire sur le livre L'Esprit consolateur ou nos destinées,
Les mondes habités
Depuis un siècle les découvertes astronomiques sont venues s'ajouter aux découvertes et toutes, sans exception sont venues renforcer la logique de la magnifique conception de l'Univers où la vie, sans arrêt, coule partout, toujours plus intensément.
Je sais que vous avez eu la sagesse, Madame, d'élever votre fils dans cette idée que le Monde n'est pas borné à notre petit globe et à ce propos vous me permettrez de vous rappeler un souvenir de la toute jeunesse de ce fils chéri.
Peut-être à cette évocation, vos larmes couleront-elles, mais elles se tariront un peu en pensant que le doux chérubin que vous aimiez tant, avait énoncé, sans le savoir, une de ces grandes vérités que beaucoup d'êtres humains ont particulièrement besoin de méditer.
Il y a déjà quinze années, j'étais allé passer quelques jours dans votre petite maison, là-bas, sous le beau ciel du Midi. Votre mari dont, vous le savez, j'étais l'ami intime, m'avait supplié de venir me reposer et j'avais dû accepter son invitation.
Or, un soir que nous étions dans le jardin coquet devant la maison, votre bambin que vous teniez sur vos genoux s'amusait à lever ses jolis yeux vers le ciel merveilleusement étoilé et vous interrogeait sur la nature de ces points brillants qui lui paraissaient si magnifiques. Et je suis sûr que vous vous rappelez ses naïves paroles :
« Dis, petite mère chérie, est-ce que nous irons un jour dans les étoiles ? » Et souriante vous lui répondiez : Mais oui, mon chéri, nous irons un jour, quand nous serons devenus les anges du bon Dieu.
— Alors, petite mère chérie, nous nous retrouverons tous, car je suis sûr que nous mériterons un jour d'y aller. »
Et nous avons souri de cette parole enfantine, sans nous douter, peut-être, qu'elle était profondément vraie. En lisant les lignes qui suivent vous sentirez combien elle était juste : c'est encore un chapitre, Madame, qui semble écrit pour vous.
J'aborde aujourd'hui, madame, la question qui vous intéresse à un si haut point, en prenant pour guide un beau livre d'un charmant auteur : je veux parler de La Pluralité des mondes habités, par Camille Flammarion. Ce nom, comme vous voyez, sent la flamme, le météore, et convient-on ne peut mieux à celui que j'appellerais volontiers le poète de l'astronomie. Sans avoir vu les mondes autrement que par le télescope, cet aimable savant soutient que la plupart d'entre eux sont ou seront habités, tout simplement parce qu'ils doivent l'être. Rien ne prouve, en effet, qu'ils soient inhabitables ou inhabités, tandis que l'opinion contraire s'appuie sur une foule de preuves de convenance et de raison, sans compter le témoignage de certains pèlerins mystérieux.
D'abord, pour nous en tenir à notre système planétaire, pourquoi notre petit monde aurait-il un privilège dont les planètes voisines seraient dépourvues ? La Terre n'est ni la plus proche, ni la plus éloignée du Soleil. Elle n'occupe pas non plus le milieu parmi ses compagnes. En fait de lumière et de chaleur, Mercure en reçoit sept fois plus, et Vénus en reçoit le double. Est-elle plus favorisée du côté de l'atmosphère ? Il est permis d'en douter.
Vous me direz qu'il doit faire trop chaud dans Mercure, trop froid dans Saturne, et que ces mondes sont par conséquent inhabitables. Cette conclusion est loin d'être rigoureuse, car il est fort possible que ces mondes qui nous semblent si froids, reçoivent de leur foyer central une quantité de chaleur suffisante pour compenser celle qu'ils ne reçoivent pas du soleil. Il est possible aussi que ceux qui nous semblent trop chauds, soient pourvus d'une enveloppe capable d'amortir la chaleur des rayons solaires. Pour résoudre le problème du froid ou de la chaleur à la
surface des mondes, il faudrait connaître la composition chimique et les propriétés physiques des atmosphères ambiantes. Ces atmosphères, en effet, agissent comme d'immenses serres chaudes. Elles laissent passer plus ou moins les rayons solaires, et s'opposent ensuite, avec plus ou moins d'efficacité, à ce que cette chaleur s'échappe par le rayonnement. Or, cette propriété suffirait pour
donner une même température moyenne à des mondes diversement éloignés du Soleil.
Si une planète peut avoir quelque raison de se croire le centre du monde, assurément ce n'est pas la nôtre : ce serait bien plutôt Jupiter, dont les habitants ont besoin d'une grande modestie pour ne pas trop nous mépriser, en supposant qu'ils soupçonnent notre existence. Le voyageur qui est sorti de son village pour faire son tour de France, se débarrasse de bien des préjugés : celui qui pourrait quitter ce hameau qui se nomme la Terre, pour explorer les sphères qui nous environnent, risquerait fort de perdre bien des illusions.
Si nous comparons la densité respective des astres, nous constatons que celle du Soleil est un peu supérieure à celle de la houille, et celle de Mercure un peu moindre que celle de l'or. La densité de la Terre est à peu près celle de Vénus.
Jupiter est un peu plus lourd que le chêne et Saturne aussi léger que le sapin.
Uranus pèse comme le lignite, Neptune comme le hêtre, et Mars, notre voisin, comme le rubis oriental. Dès lors, la densité de la Terre n'est ni la plus basse, ni la moyenne, ni la plus élevée. En comparant les masses entre elles, nous voyons que Jupiter pèse 338 fois plus que notre petit globe, et qu'il faudrait 350.000 terres sur le plateau d'une balance, pour faire équilibre au poids seul de l'astre du jour.
Du reste, ces mondes lointains ont pris la peine de nous envoyer des messages pour appuyer nos conclusions. On a trouvé, dans plusieurs aérolithes, du carbone, c'est-à-dire un corps simple dont on peut toujours attribuer l'origine à des corps organisés. Un autre aérolithe renfermait de la tourbe et de l'eau : or, la tourbe se formant par la décomposition des végétaux, il est permis de supposer que cet aérolithe provient d'un monde où il existe de l'eau et certaines substances analogues à la végétation terrestre.
Il ne faut pas croire cependant que les habitants des autres sphères soient absolument identiques à ceux de notre Terre. Il est possible que leur organisme diffère plus ou moins, car chaque être doit être organisé selon le milieu où il est appelé à vivre. La grande loi qui domine toute manifestation vivante est celle-ci : les êtres sont conformés suivant leur séjour, et autour d'eux tout se trouve en harmonie avec les besoins de leur organisme. C'est en vertu de cette loi que les oiseaux émigrent pour chercher un climat conforme à leurs besoins. Quant à ceux qui restent, ils changent de pelage et s'habillent suivant les saisons.
Cette réserve posée, je ne puis concevoir qu'on puisse douter un instant du grand fait que nous affirmons. Si Dieu a créé des mondes habitables, l'harmonie du plan divin exige, en effet, que ces mondes soient habités. Quoi ! On voudrait que le Tout-puissant, pour manifester sa gloire, eût créé une danse de globes superbes dans les vides infinis, et qu'il eût oublié de mettre sur ces astres splendides un seul être capable de le bénir et de l'aimer ! Dans quel but ces globes auraient-ils donc reçu des années, des saisons et des jours ? Pourquoi la vie n'éclorait-elle pas à la surface de ces mondes que des océans baignent, qu'une atmosphère entoure, et qui reçoivent comme notre Terre les rayons fécondants du soleil ? O mondes splendides qui voguez dans les cieux, et qui faites rêver tant d'âmes de poètes ou de martyrs, est-il possible que vos plages ne soient que d'affreux déserts ; que vos montagnes se regardent éternellement dans un morne silence ; que nul oiseau ne peuple vos bocages, et que nul esprit ne soit là pour s'écrier : Dieu est grand !
Certaines âmes pieuses, je le sais, regardent la Terre comme le seul monde habité, sous prétexte qu'elle a eu seule l'insigne honneur d'être foulée par les pieds sacrés de Jésus-Christ, mais c'est précisément ce qu'il faudrait prouver. Le symbole des Apôtres nous dit que le Christ, après sa
Passion, «est descendu aux enfers», c'est-à-dire dans un monde inférieur au nôtre, pour y jeter sans doute une lueur d'espérance avec une parole de vie. Or, s'il a daigné descendre si bas, pourquoi aurait-il dédaigné de visiter des mondes supérieurs, pour leur apporter un surcroît de joie avec un surcroît de lumière ? Et puis, il est bien permis de supposer que certains mondes sont peuplés par des humanités assez éclairées, assez pures, assez aimantes pour n'avoir plus besoin d'un Rédempteur. Loin de prouver la prééminence de la Terre sur les autres mondes, l'incarnation du Verbe, et surtout sa Passion, nous révèlent plutôt son infériorité. Si le Christ a dû souffrir pour nous racheter, c'est que nous étions une race déchue, et rien ne nous démontre que pour peupler un monde, une humanité doive être absolument aussi dépravée que la nôtre. Il est même consolant de croire que le Christ, avant d'arriver jusqu'à notre Terre, a dû rencontrer sur sa route quelque sphère plus fortunée, absolument dépourvue de pharisiens, un monde où il n'a pas eu à compter avec une synagogue intolérante et puissamment organisée.
Laissez-moi vous raconter une de mes plus profondes impressions. Me trouvant à Metz il y a quelques jours, je m'acheminai le soir vers le beau monument qui recouvre les restes de nos soldats morts pour la patrie. Je priai avec ferveur sur cette grande tombe, et je pleurai en lisant cette inscription tirée du livre des Macchabées : « Malheur à moi ! Suis-je donc né pour voir l'affliction de mon peuple, et le renversement de la Ville sainte ; pour demeurer en paix lorsqu'elle est livrée entre les mains de ses ennemis ! » Quand je me relevai, les étoiles brillaient au ciel et semblaient sourire à ma douleur. Je m'écriai : O mondes splendides, une voix me dit que vous prenez notre terre en pitié, parce qu'on ne voit point régner à votre surface les iniquités dont elle est le théâtre. Là-haut, les mères n'enfantent pas des fils dans la douleur et ne les élèvent pas avec amour, pour qu'on les fauche par la mitraille au printemps de leur vie ! Là-haut, on ne voit pas de potentats qui se croient suscités de Dieu pour mutiler les nations !
Le paradis est grand, madame, car ce paradis n'est autre que le ciel infini, avec sa vie multiple et ses joies graduées. Nul autre ne saurait combler nos désirs.
L'homme veut le changement, il a la passion du nouveau, la fièvre du mieux. Le plus grand charme de la femme, à ses yeux, c'est d'être « un livre dont on ne tournera jamais le dernier feuillet ». Eh bien ! Le ciel que Dieu a promis à ceux qui l'aime est aussi un livre, livre varié, magnifique, dont chaque page doit nous procurer une émotion nouvelle, et dont les siècles des siècles nous permettront à peine d'épuiser les feuillets.
Ne soyez pas trop impatiente, cependant de prendre votre essor « vers la charmante étoile qui semble vous sourire ».
Un homme d'esprit écrivait à une femme de coeur : « Aimez et respectez la vie, sinon pour elle, du moins pour vos amis. En quelque état que soit la vôtre, j'aimerais toujours mieux vous savoir occupée à la filer qu'à la découdre. »
Laissez-moi vous dire, avec moins de grâce et plus de chaleur : « Aimez et respectez la vie qui vous permet de vous embellir en faisant des heureux.
Efforcez-vous surtout de la rendre assez pleine, pour n'avoir pas à la reprendre dans un monde d'où les plus belles âmes désirent tant s'envoler. »
Hélas, Madame, vous savez que les découvertes astronomiques les plus précises, les données scientifiques nouvelles n'ont pas influé sensiblement sur l'intransigeance presque absolue de certaines confessions religieuses et sur la forme d'interprétation étriquée qu'elles donnent du plan divin.
L'erreur de bien des religions a été, jusqu'ici de rabaisser la Création et son Créateur à une parcelle imperceptible de matière spiritualisée ayant pour assise unique, en dehors du trône hypothétique dans les vastes cieux, notre petit globe terrestre.
Outre la monstrueuse ignorance qui se dégage d'une conception pareille, cette théorie mène forcément à la négation de tout progrès. Elle obscurcit l'intelligence, sème la désespérance, supprime l'effort persévérant et bienfaisant qui s'applique à pénétrer plus complètement dans le domaine des lois naturelles incomplètement connues du genre humain.
Elle est, si l'on peut dire, le triomphe même de l'égoïsme, puisqu'elle rabaisse l'oeuvre de la Divinité en l’emprisonnant dans les limites étroites et bornées d'une infime sphère au sein des espaces infinis.
Ceux qui mettent en avant une théorie aussi outrageante pour Dieu ne s'aperçoivent pas que leur erreur d'interprétation est combattue par le Christ dont ils se disent cependant les disciples.
La pluralité des Mondes habités et son acceptation basée sur la logique et les découvertes scientifiques, ne rapetissent pas l'Univers, mais elle fait entrevoir, au contraire, une parfaite justice, une parfaite harmonie dans toutes les parties de l'oeuvre divine.
La réfutation des erreurs sacrilèges érigées en dogmes est tout entière contenue dans certaines paroles de Jésus.
Pour indiquer aux hommes de son époque que la Terre n'était pas la seule sphère susceptible de recevoir les créatures de Dieu, il a, dans une phrase très courte, qui sera toujours en harmonie avec le progrès humain, donné magnifiquement la conception possible, voire certaine de la pluralité des Mondes habités.
« Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. »
Tout commentaire de cette lumineuse parole paraît presque superflu. Il est cependant utile de dire pourquoi le Christ a parlé ainsi.
Il aurait pu, possédant toute science et toute sagesse, s'exprimer dans un langage plus scientifique, mais les enseignements qu'il aurait pu donner ainsi, ne seraient restés rigoureusement vrais que pendant un temps déterminé, l'évolution constante de la science amenant peu à peu cette dernière à modifier ses formules plus ou moins abstraites selon les âges de l'humanité.
La formule employée par Jésus est plus simple. Elle s'applique à tous les temps. Elle laisse aux hommes le champ libre pour découvrir par le travail et l'effort patient, toute la vérité.
Dans sa simplicité et toute sa beauté familiale, elle embrasse la Création tout entière. Elle indique clairement que Dieu n'a pas semé sur la Terre seule la parcelle d'intelligence qu'il a dévolue à chacune de ses créatures.
La parole de Jésus implique que selon la richesse de l'esprit qui évolue peut a peu dans l'espace et dans le temps, il est donné à cet esprit d'habiter tour à tour de nouvelles sphères, absolument comme un homme, dans la vie terrestre, peut successivement, selon son degré de fortune matérielle, s'offrir le luxe d'habiter des appartements de plus en plus somptueux.
Mais, en l'occurrence, la richesse seule de l'esprit est en jeu, les liens matériels allant toujours s'affaiblissant jusqu'à l'épuration complète.
Et voilà pourquoi, Madame, votre âme doit redevenir joyeuse. Vous savez avec quel soin vous avez formé le cœur et l'âme de votre fils. Peut-être a-t-il franchi déjà les mondes de douleur et il est arrivé aux vastes espaces lumineux qui recèlent les sphères avancées.
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