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 l'échelle de Jacob

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jean-pierre Abel



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MessageSujet: l'échelle de Jacob   l'échelle de Jacob Icon_minitimeLun 16 Nov - 10:07

Bonjour tout le monde,
Je vous propose la lecture la lecture de l’article : l'échelle de Jacob, proposé par doctrinespiritenimes.over-blog.com, le 15 Novembre 2020, Rédigé par Un spirite dans #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme
Bonne Lecture

Paul BODIER Étude documentaire sur le livre L'Esprit consolateur ou nos destinées,
Aucune dissertation, aucune théorie, aucune étude, ne pourront mieux vous donner la compréhension de la parfaite solidarité qui unit tous les mondes de l'espace que la lecture de ce chapitre.
Il vous expliquera le « pourquoi » de la vie et vous rendrez grâce au Seigneur d'avoir éclairé votre âme inquiète.
Vous demandez, madame, si « c'est bien la peine de vivre quand la vie cesse de mentir », et vous ajoutez que la Terre vous semble une prison.
Oui, la Terre, pour beaucoup, est une prison, et pour plusieurs un bagne.
Chaque existence, même la plus obscure, est un drame plus ou moins douloureux, et voilà pourquoi l'élégie est une banalité. D'un autre côté, quand on réfléchit que Dieu est chose si bonne que meilleure ne peut être, comment croire que son oeuvre soit mauvaise ? Il s'agit donc, d'accorder l'existence du mal sur la Terre avec l'harmonie nécessairement parfaite de l'oeuvre divine. Ce terrible problème a préoccupé, dans tous les temps, les plus nobles Esprits, et nulle théologie n'a su la résoudre de manière à contenter la raison. Pour nous, laissant de côté tous les systèmes plus ou moins ingénieux, nous disons : Le mal existe, mais il n'est qu'une privation du bien ; s'il domine sur la Terre, c'est que notre petit monde n'est qu'un anneau inférieur dans la chaîne infinie des mondes et des humanités qui les peuplent.
La Nature nous enseigne, en effet, que tout est construit suivant des lois sérielles, que l'Univers n'est point un ensemble de créations disparates et coéternelles, mais une succession d'êtres plus ou moins avancés suivant leur âge et suivant leur rôle. Elle nous enseigne que la grande harmonie n'est point constituée par une certaine quantité de notes à l'unisson, mais par des notes de degrés inégaux, sorties des gammes ascendantes. Elle nous montre, dans l'ensemble des êtres vivants, une gradation insensible du plus bas au plus haut de l'échelle, selon cet axiome incontestable : « La nature ne fait pas de saut. » Elle nous atteste enfin que la beauté du système général résulte de ce que l'ordre n'est jamais troublé par des caprices irréguliers, et domine toujours l'universelle série des êtres.
Partant de ce fait, mettons-nous en face de l'univers, en laissant à notre pensée la liberté de son essor. Qui nous dit que les mondes, avec les humanités, ne forment pas une grande unité hiérarchique, depuis ceux où les conditions d'habitabilité sont les moins heureuses, jusqu'à ceux qui sont à l'apogée de la splendeur et de la gloire ? Qui nous dit que la grande humanité collective n'est pas formée d'une suite non interrompue d'humanités partielles, assises à tous les degrés de l'échelle du bonheur et de la perfection ?
Je ne puis m'empêcher de croire que tous les êtres forment une guirlande graduée, depuis la galionelle jusqu'à l'archange, jusqu'à Dieu principe et fin de tout ce qui existe. Je me représente chaque monde comme un vaste amphithéâtre formé d'innombrables gradins, et ces gradins divers occupés par autant de séries d'êtres plus ou moins parfaits. Chaque monde, à son tour, n'est qu'un gradin plus ou moins élevé de cet amphithéâtre immense, infini, qui s'appelle l'univers. Dans ces mondes naissent, vivent, meurent des êtres en rapport, par leur perfection relative, au séjour plus ou moins heureux qui leur est assigné. Ainsi, l'homme parti du dernier des mondes, s'épurant, progressant, s'angélisant par des transformations successives, monte un à un les échelons de cette magnifique échelle de Jacob, gravitant toujours vers Dieu, et se rapprochant sans cesse de son essence, de sa lumière, sans jamais s'y perdre ou s'y confondre.
Avec de tels horizons, madame, on s'explique la douleur et on la brave. On plane sans effort au-dessus des petites misères et des petites passions de ce monde. On se sent grand dans sa poussière et joyeux dans son agonie.
La conception mesquine de l'univers provoque le désespoir, le blasphème, et conduit à l'athéisme, tandis que dans notre manière d'envisager l'oeuvre divine, tout s'explique et tout s'harmonise. L'humanité terrestre, avec ses dépravations ou ses souffrances, trouve sa place, dans les degrés inférieurs de cette vaste hiérarchie, et l'unité du plan divin nous apparaît dans sa magnifique beauté. Etant plus loin du soleil de la perfection, notre petit monde est plus obscur, et l'ignorance y résiste mieux à la lumière. Les passions mauvaises y ont conservé plus d'empire, et y font plus de victimes, parce que son humanité n'est encore qu'à l'état d'ébauche. C'est un lieu de travail, d'expiation, où l'on se dégrossit, où l'on se purifie pour avancer de quelques pas vers le bonheur. C'est un noviciat où nous amassons les connaissances et les vertus qui nous serviront de diplômes, ou de cartes d'entrée dans les mondes supérieurs.
Juger de la création universelle par la Terre ce serait juger de l’Iliade par un vers, de la transfiguration par une nuance. Sachons comprendre que la Terre, avec tout son mobilier, n'est qu'un individu, que son humanité n'est encore qu'un enfant qui vacille, et nous ne serons pas tentés d'accuser Dieu. Mais si la Terre est le seul monde habité, on ne comprend plus rien à l'oeuvre divine, car on arrive à cette conclusion monstrueuse : Toute l'effusion de la puissance et de la bonté infinie n'a abouti qu'à la production d'un grain de poussière couvert de fourmis malheureuses, dont la vie ne s'alimente que par la mort, et qui toutes, sauf quelques rares exceptions, doivent être balayées dans les abîmes de l'enfer !
Que de sueurs, de larmes ont abreuvé la Terre ! Que de sang elle a bu ! Que de soupirs s'y sont fait entendre ! Combien de victimes a dévorées ce Moloch insatiable qu'on appelle la guerre ! Pas une année, pas un jour peut-être où l'on ne se batte sur quelque point du globe. Le génie de l'homme se dépense à inventer les engins les plus meurtriers, et par une convention mutuelle on glorifie celui qui sait couvrir de quelque prétexte les massacres les plus effroyables. Celui qui tue un homme est un meurtrier, un criminel qui mérite l'échafaud ; celui qui fait tuer des centaines de milliers d'hommes est un conquérant dont toutes les fanfares chantent le triomphe !
Pourquoi nous serait-il interdit de rêver des mondes où l'homme peut vivre sans faire de victimes, et sans voir dans ses frères autant de rivaux ? Ah ! Je les vois d'ici ces mondes où l'homme n'a plus seulement une royauté fictive, mais où il règne véritablement en souverain, comme il convient à l'esprit de régner sur la matière.
Ceci n'est pas un rêve, mais un pressentiment. De même qu'ici-bas tous les êtres tendent vers la lumière, dans toute la création, tous les êtres aspirent à une destinée supérieure. Ni les humanités, ni les mondes ne stationnent au même degré d'élévation. Tout marche, tout monte, et cette ascension, plus ou moins rapide, constitue la merveilleuse diversité des cieux.
Ainsi ce qui est ne fait qu'annoncer ce qui doit être, et le présent ne fait que préparer l'avenir.
Ah ! Madame, il est doux, avec de telles pensées, de rêver le soir en contemplant les étoiles. Elles ont alors un langage qui va au coeur, et l'on s'enivre de leur magique regard. O firmament constellé, comme tes harmonies sont devenues délicieuses pour ma pauvre âme ! Comme tu la relèves en la disposant à la gratitude pour mon Père, à la bonté pour mes frères ! Qu’il m'est doux de voir, dans ton multiple rayonnement, autant de foyers divers où de nombreuses familles humaines travaillent et prient ! Autant d'étapes où sont allés nous attendre nos bien-aimés pleurent ! Que de fois, accoudé à ma croisée ouverte, j'ai oublié les vains bruits de la Terre et les amertumes de mon exil, en vous suivant d'un oeil humide !
Avec de telles convictions, tout est grand, tout est divin dans la Nature. La science a brisé la frêle cloison qui nous retenait captifs et nous rendait moroses.

Nous savons maintenant que la Terre n'est pas le monde, et que le monde ne périt pas pour un accident aussi léger que la dissolution d'un soleil. L'éternité future se confond pour nous, avec l'éternité présente, et nous apprécions à leur valeur les plaisirs factices ou les épreuves d'un jour. Enfin, une parenté universelle réunit tous les êtres, et la mort ne nous apparaît plus que comme une transformation de la vie. Nous comprenons alors le cri qui s'échappa des lèvres d'un jeune martyr le matin du jour où il devait être brûlé vif. Ayant ouvert la fenêtre de sa prison, pour contempler une dernière fois l'aurore : « C'est beau, dit-il, mais que sera-ce quand nous allons être exaltés par-dessus tout cela ! »
A l'infini de nos aspirations, l'esprit consolateur vient offrir l'infini réel de l'univers. Les hommes que nous avons connus, aimés, admirés, ne sont pas perdus pour nous. Ils sont là, dans ce ciel calme qui nous domine. Plus heureux que nous, ils ont levé un coin du voile qui nous dérobe encore la vérité, et regardent avec une amoureuse pitié leurs compagnons d'exil que les ombres enveloppent encore.
Lorsque je ferme les yeux pour rentrer par la pensée dans le cercle étroit de la théologie vulgaire, j'éprouve la sensation qui saisit le prisonnier au moment où il pénètre dans un cachot humide et sombre. Quand, au contraire, je laisse voguer ma pensée, toutes voiles déployées, au souffle béni de la révélation nouvelle, je me sens plus fort et meilleur, à force de me sentir joyeux. Elle a balayé de mon âme, comme un radieux soleil, tous les brouillards malsains de la nuit. C'est qu'elle est pleine d'onction, de ravissements, et nous montre sous son vrai jour, non seulement la création infinie, mais ce qui nous touche de plus près, la mort et la vie de l'homme, son origine, sa nature et ses destinées. Elle est la parole qui tombe du ciel étoilé, et à laquelle répondent tous nos instincts, tous nos pressentiments les plus purs. Elle est la rosée divine descendue de l'Hermon pour rafraîchir les plaines arides de cette Galilée que nous appelons les réalités de la vie.
Je sais, chère Madame, qu'en lisant les lignes qui précèdent, vos yeux se sont mouillés et que peut-être vous avez laissé couler vos larmes.
Nous sommes encore à l'heure où bien des coeurs saignent, car l'ombre sinistre qui s'est étendue sur l'humanité n'est pas encore complètement disparue. Les mères et les épouses, toutes les femmes au coeur aimant, toutes celles qui peinent et qui souffrent, toutes celles qui tremblent et qui prient, lèvent leurs yeux rougis vers le Ciel sans arriver à calmer leur crainte et apaiser leur douleur.
Comme vous, chère madame, elles auraient avantage à lire ces pages, pour retrouver l'espérance accompagnée de la foi raisonnée qui leur apporterait l'assurance de la survie et nous pourrions dire à toutes, avec la certitude d'être compris :
« O vous qui souffrez, vous qui pleurez vos chers morts disparus, faites plus que d'espérer, croyez, soyez sûrs que tout n'est pas fini. Des écrivains, des poètes, bien des fois déjà ont pressenti les grandes vérités dont nous vous parlons aujourd'hui. Tenez, écoutez un grand poète, écoutez Victor Hugo :
Non. Le cercueil n'est pas, homme, ce que tu crois.
La mort, sous le plafond des tombeaux noirs et froids,
C'est la mystérieuse et lumineuse offrande.
Ce n'est pas seulement pour l'âme qu'elle est grande,
Mais pour la chair, poids vil sur la terre gisant ;
La tombe, astre central, vers qui tout redescend,
Jetant un rayon double à la double frontière,
Transfigure l'esprit, transforme la matière,
La Mort qui n'est pour toi qu'un spectre monstrueux,
Saisit l'être et le tord entre ses doigts noueux,
Et, comme une laveuse agenouillée au fleuve,
Blanchit les os, les corps, la chair de l'esprit veuve,
La guenille animale et le haillon humain
Dans un ruissellement de lumière sans fin.
C'est dans la splendeur que tout se décompose,
La mort c'est l'unité qui reprend toute chose.
Cette éclatante métamorphose, madame, est une réalité et la science, aujourd'hui, vous permet d'étayer votre croyance. Vous qui n'en pouvez plus d'avoir tant pleuré, vous qui aviez presque perdu l'espérance et la foi, la foi aveugle, venez connaître les charmes de la foi raisonnée. Cette foi-là n'effarouchera jamais votre âme. Croyez sans crainte, parce que Dieu doit être le vainqueur du mal. Votre âme confiante connaîtra enfin tout le bonheur de croire, toute la vertu de la foi raisonnée. Le même poète vous le dit en vers éloquents :
Oh ! Croire, c'est la récompense
Du penseur aimant, quel qu'il soit ;
C'est en se confiant qu'on pense
Et c'est en espérant qu'on voit !
Chante, ô mon coeur, l'éternel psaume
Dieu vivant, dans ma nuit d'atome,
Si je parviens, bien loin du jour,
A comprendre, moi grain de sable,
Ton immensité formidable
C'est en croyant à ton amour !...
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