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 ON NE MEURT PAS

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jean-pierre Abel




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MessageSujet: ON NE MEURT PAS    ON NE MEURT PAS  Icon_minitimeMar 4 Mai - 16:58

e vous propose la lecture des messages suivants : ON NE MEURT PAS proposé par doctrinespiritenimes.over-blog.com, le 4 Mai , Rédigé par Un spirite Publié dans #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme
Léon Chevreuil : ON NE MEURT PAS Preuves scientifiques de la survie
Chapitre I – Le grand problème

La connaissance de l’âme humaine, comme entité psychique, et physique, sera la science de demain.
Camille Flammarion
Mourrons-nous ? ... A cette question, si importante pour l’homme, combien peu de personnes savent ce qu’on pourrait répondre dans l’état actuel de nos connaissances. Beaucoup croient certainement que la question est toute tranchée, et vivent dans cette conviction que la survie de l’âme humaine est une absurdité condamnée par la science.
Parce que les penseurs et les philosophes n’ont pu, au cours des siècles, s’accorder sur une conception unique, il semble que l’idée spiritualiste doive être tenue pour une chimère et il est bien extraordinaire que personne ne songe que la science, qui a déjà résolu tant de problèmes, pourrait encore résoudre celui-là, qui est celui qui importe le plus à l’humanité.
Les religions ne nous donnent pas de connaissance certaines, la science ne comprend pas le langage de la foi, elle ne comprend que la démonstration. Respectueux des vieilles conceptions philosophiques et religieuses, nous espérons ne froisser aucune conviction ; que ceux qui croient recevoir la lumière d’en haut veuillent bien, tout au moins, ne pas regarder avec trop de mépris les humbles ouvriers qui travaillent en bas en demandant une solution à la nature, et qui fouillent le sol, dans l’espoir d’y rencontrer un fond solide sur lequel ils pourront bâtir.
Nous sommes en 1916, nous venons de voir l’homme à l’oeuvre ; le meurtre, le viol et le pillage n’ont pu provoquer aucun réveil de conscience chez les nations neutres, l’horrible tourmente qui vient de déchaîner la mort sur l’Europe nous a révélé bien des grandeurs et bien des faiblesses, et il semble que quelque chose manque à la direction de l’humanité. La foi n’a plus cours.
La science du XIXe siècle avait fait cette violence à la raison et au sentiment de nier tout ce qui fait la grandeur morale de l’être, elle accepta ce mensonge qu’il n’y avait rien autre chose, dans l’Univers, que les états de la matière tels que nous la connaissons, alors il n’y avait plus rien ; il n’y avait plus d’âme, plus d’intelligence, il n’y avait que des réactions. Le grand dogme scientifique était, alors, que la cause de tout résidait dans cette matière, qu’une dernière analyse réduisait à l’atome insécable, indissoluble, éternel. Aujourd’hui il faut admettre la dissolution des atomes et, comme il est absurde de supposer que la matière disparue soit anéantie, nous pouvons affirmer que la dissociation des atomes c’est leur passage dans un au-delà dont la science ne connaît rien.
Il y a donc d’autres possibilités physiques que celles admises ou connues de la science.
Quant aux doctrines spiritualistes, elles sont insuffisantes ; heureux ceux qui ont la foi, mais nous ne pouvons entrer dans le domaine de la mystique, nous prenons le problème par en bas ; étudiant l’âme humaine dans ses facultés et ses manifestations, nous la suivrons jusque dans ses déviations et ses aberrations, afin de démontrer qu’elle est d’essence spirituelle et que le
matérialisme n’en peut donner la clef.
Nous ne mourrons pas…! Voilà la certitude que nous pouvons acquérir par la seule voie de l’observation appliquée aux faits qui nous sont accessibles, le savoir peut remplacer la foi. Il existe aujourd’hui tout un ordre de faits acquis à l’observation, et qui prouvent définitivement que l’âme existe par elle-même, qu’elle préexiste à la formation du corps et qu’elle survit à la destruction de son enveloppe.
Cela, bien des savants le savent ; quelques-uns, et des plus illustres se sont donnés la peine d’explorer ce domaine et ils affirment que, par des voies absolument scientifiques, ils sont arrivés à une certitude à cet égard, et cela le monde l’ignore.
Il existe tout un ordre de faits acquis à la science et qui prouvent que, dans l’être vivant, existe une substance invisible douée de facultés que la matière n’explique pas, et cela le monde l’ignore. Enfin il existe tout un ordre de faits, plus difficiles à observer scientifiquement, mais soumis à des constatations minutieuses et qui établissent que, dans certaines conditions, quelques personnes décédées ont pu se manifester au monde des vivants.
Je vois, cher lecteur, qu’un fin sourire erre en ce moment sur votre lèvre ; prenez garde, c’est le fin sourire qui accueille trop souvent les vérités nouvelles et que chacun de nous pourra se reprocher un jour ou l’autre.
Le corps meurt, c’est entendu. Mais nous commencerons par prouver que le corps n’est pas tout et que nous avons des possibilités de survivance dans un substratum matériel qui ne nous fait jamais défaut. Autrement dit, nous possédons, dès à présent, un corps invisible que vous ne connaissez peut-être pas et dont nous allons vous parler.
Quelques-uns diront : « Je veux le voir avant d’y croire » ; à ceux-là on peut répondre :
« Vous croyez aux forces…en avez-vous jamais vu ? ».
Et pourtant le somnambule lucide voit les effluves magnétiques, il voit aussi le corps psychique. Pour nous, nous ne voyons même pas l’oxygène qui est la substance qui nous est, matériellement, le plus indispensable, puisqu’il est l’aliment de notre vie et beaucoup plus essentiel que la nourriture : cependant il y a un peu plus d’un siècle les hommes vivaient dans l’ignorance absolue de cet élément indispensable à la vie matérielle, comme nous vivons aujourd’hui dans l’ignorance de cet élément psychique, véritable corps de l’âme, indispensable à la sensation et à l’action.
L’invisibilité n’a rien de surnaturel, et nous pouvons dire, à ce propos, que les matérialistes d’il y a cinquante ans qui croyaient que la visibilité, ou l’impénétrabilité, était la condition essentielle de la matérialité étaient de véritables superstitieux.
Le spiritisme scientifique est établi sur des bases matérielles qui sont le fondement d’une métapsychie du monde invisible ; il a associé à ses observations les savants les mieux qualifiés pour donner aux faits une valeur indiscutable.
Malheureusement, égarés par les sarcasmes d’une presse parfaitement ignorante de l’état actuel des études, bien des bonnes gens se figurent que les spirites doivent être comme une sorte de concierges de l’au-delà en mesure de répondre, à la première sommation, si leur grand-père se trouve parmi les locataires de la maison. Il y a toujours une façon spirituelle de présenter les choses qui fait la joie des esprits forts.
Il faut donc se mettre, avant tout, au-dessus des vaines moqueries et avoir le courage de paraître ridicule, le triomphe des sots n’aura qu’un temps. Il nous faudra étudier d’abord l’animisme.
Qu’est-ce que l’animisme ? C’est une doctrine et c’est un fait d’observation. Comme doctrine,
c’est celle qui fait de l’âme le principe qui anime le corps ; comme fait, c’est la manifestation extérieure des forces dites animiques.
Les matérialistes opposent l’animisme au spiritisme. Mais ce mot animisme ne peut avoir, dans leur bouche, aucun sens, puisqu’ils n’admettent point l’âme comme principe, et que, comme fait, l’extériorisation de facultés sensorielles, motrices et intellectuelles, agissant en dehors de la personne humaine, est incompatible avec leur conception de l’organisme.
Donc ils admettent le mot et ils n’admettent pas la chose. Il y a donc inconséquence de leur part à expliquer quoi que ce soit par l’animisme. Mais l’animisme est un fait qu’ils ne peuvent pas nier ; il y a donc entêtement de leur part à demeurer dans leur conception de la physiologie tandis que, d’un autre côté, ils combattent la conception spiritualiste au nom de la théorie animique qui, pour eux, ne saurait exister. Les Spirites enseignent que, sans l’animisme, il n’y aurait aucun rapport possible entre l’esprit et la matière, sans l’animisme il n’y aurait aucun phénomène d’inspiration, aucun pressentiment, aucun de ces phénomènes qui rendent possible l’effort de communication entre nous et les disparus. La possibilité de la manifestation spirite est subordonnée à cette question même de l’animisme.
Il y a cinquante ans, on n’admettait pas l’animisme ; c’est pour cela que la science écartait la question a priori. Pour un Büchner et ses disciples, qui prenaient les lois pour des causes, la question ne pouvait même pas se poser. Connaissant les lois de la physiologie, Büchner affirmait, aveuglement étrange, qu’elles impliquaient le rejet pur et simple de toute action à distance et ses raisons étaient pitoyables. L’ancienneté de l’homme, écrivait-il, détroit la tradition de l’almanach Mathieu de la Drôme. Pour lui, du moment que Dieu n’a pas créé l’homme deux mille ans avant le déluge, le spiritualisme est enfoncé ; tous les arguments de Büchner sont de cette force.
Pour lui la transmission de la pensée serait un miracle ; mais cette action se manifeste normalement dans nos organismes et il n’est plus possible aujourd’hui de nier qu’elle se manifeste en dehors des organismes. Cependant on ne se rend qu’à contre cœur, on se rend le moins possible, on ne cède que le plus lentement possible le terrain que la science spiritualiste est en train de conquérir et, pour justifier cette attitude, on prend le masque hypocrite de la prudence scientifique.
Vaincu sur une question de fait, contraint d’accepter la réalité de manifestations qui semblent anormales, on déclare en même temps l’intention bien arrêtée de ne regarder les faits que sous un aspect convenu. La raison que l’on donne est qu’il faut étudier les phénomènes les plus simples avant de passer à l’étude des plus complexes. On oublie, de la sorte, qu’avant de porter un jugement il faut étudier tous les aspects différents d’un même phénomène.
Ceux qui nous ont concédé, avec tant de peine, la réalité du mouvement sans contact, prétendent bien n’étudier que le côté physique de la manifestation en ne tenant aucun compte des manifestations intelligentes dont il n’est souvent que l’expression. C’est ce qu’on appelle limiter le champ de l’expérience ; c’est ce que nous appelons : interdire la recherche des causes. Ceux qui prétendent nous dicter ainsi la marche à suivre, assurent que les pionniers indépendants les gênent dans leurs expériences, qu’ils embrouillent tout. Expliquons-nous donc.
Ce serait une prétention monstrueuse que de s’en tenir à l’explication à laquelle peuvent se rattacher les faits les plus simples, alors que d’autres faits, du même ordre, s’élèvent contre cette explication, les faits sont des faits, et nul n’a le droit d’en éliminer aucun, si exceptionnel qu’il paraisse. Celui-ci, même, est d’autant plus précieux qu’il échappe à notre compréhension actuelle, car il recule les limites du possible et il servira de base à de futures découvertes.
J’ose même dire que plus un fait est exceptionnel, moins il y a de chances de le voir se répéter souvent et plus il faut, lorsque des preuves sérieuses existent, lu donne de publicité. Il faut qu’on sache qu’une telle preuve existe afin que cela ne tombe pas dans l’oubli et que la prescription ne puisse atteindre un fait nouveau.
On ne voit point les astronomes négliger une observation même isolée, et ne pas tenir compte de l’apparition d’une comète parce qu’elle a cessé d’apparaître. On ne les entend pas dire qu’il ne faut pas observer les nébuleuses tandis que nous avons encore beaucoup à observer dans un champ plus rapproché. Telle est pourtant la méthode qu’on voudrait nous suggérer
lorsqu’on dit qu’il ne faudra aborder le sujet des communications avec l’au-delà que lorsqu’on aura complètement épuisé celui de l’hypnotisme.
Mais qui sait laquelle de ces deux recherches projettera sa lumière sur l’autre. Un même processus physiologique peut produire des automatismes semblables quant aux effets, alors que les agents moteurs sont différents. Si M. Pierre Janet peut se servir de l’hypnotisme pour provoquer, chez un sujet inconscient, un automatisme d’apparence spirite, il a tout simplement prouvé qu’un esprit quelconque pourrait déposer, dans les couches inférieures de l’organisme, un suggestion de même nature ; que la suggestion soit vraie ou fausse, peu importe ; M. Pierre Janet a créé une illusion, soit mais il aurait pu se servir du même moyen pour envoyer un message véridique. Ce n’est qu’en regardant vers le spiritisme que certains cas deviennent explicables.
Selon la méthode du plus simple il nous faudrait admettre que du seul fait qu’un automatisme serait explicable par une action spontanée des activités cellulaires, ressortirait cette conclusion qu’aucune autre action automatique ne pourrait être attribuée à une source plus élevée.
L’observation dément absolument cette manière de voir.
Nous ne dirons pas grand-chose du mouvement de table, le phénomène vulgaire est suffisamment connu. Comme il est très rare de trouver quatre ou cinq personnes disposées à se réunir autour d’une table en vue d’expériences sérieuses, et comme il est très difficile d’y apporter une communion sympathique, on n’enregistre, la plupart du temps, que des résultats pitoyables, et des examinateurs insuffisants prononcent, avec suffisance, un verdict de condamnation.
L’expérimentation est difficile, mais il suffit d’étudier ceux qui ont observé sérieusement pour se faire une idée de la valeur des communications obtenues par le soulèvement d’objets sans contact, une table le plus souvent. Là nous retrouvons la preuve de l’élément fluidique extériorisable en communication avec le cerveau des assistants. Il y a donc, autour d’une table, quelque chose comme un champ de force constitué par l’extériorisation fluidique de toutes les personnes présentes. Là, déjà, il y a de l’âme pensante et agissante, c’est une manifestation animique. Il y a, dans l’élément extériorisable, une faculté de sentir qui le met en rapport avec la volonté. Il y a de l’âme partout ; il y a, partout, une faculté motrice capable de sentir une influence et d’agir mécaniquement dans le sens que lui dicte la volonté.
L’âme de l’homme semble si bien liée à son corps que les physiologistes attribuent au corps lui-même les mouvements que l’âme détermine. C’est comme si on attribuait au fil télégraphique la production du courant électrique dont nous voyons les effets. Eh bien, certains accidents permettent de le constater, l’âme ne s’identifie pas aux fonctions du corps comme le croient les matérialistes.
Les seuls faits du magnétisme et de l’hypnose tendent déjà à prouver l’action d’une force psychique indépendante des organes. Après Mesmer, Puységur et Deleuze, le baron du Potet avait pénétré très avant dans l’étude du mystère, mais son époque n’était pas mûre pour le comprendre.
Charcot avait fort bien entrevu la profondeur de l’abîme et il n’osa l’affronter :
« L’hypnotisme, dit-il, est un monde dans lequel on rencontre, à côté de faits palpables, matériels, grossiers, côtoyant toujours la physiologie, des faits absolument extraordinaires, inexplicables jusqu’ici, ne répondant à aucune loi physiologique et tout à fait étranges et surprenants. Je m’attache aux premiers et laisse de côté les seconds ».
Eh bien, l’heure est venue aujourd’hui, de s’occuper des seconds. Les faits s’accumulent, les cas les plus extraordinaires sont constatés par les personnes les plus compétentes et ils prouvent de la façon la plus évidente que les liens qui unissent l’âme et les sens ne sont pas indissolubles. Ainsi la vue à distance, la lecture sans le secours des yeux, l’interversion des sens, etc.…
Déjà Durand de Gros, un savant docteur, doublé, ce qui est rare, d’un profond philosophe, avait écrit (Physiologie philosophique, Alcan, 1886) : « Si la rétine se développait sur la lame spirale du limaçon de l’oreille, les vibrations sonores remplaceraient la lumière, les sons seraient vus. Réciproquement, si le nerf acoustique déployait ses fibres au fond de l’oeil, les rayons lumineux deviendraient des sons ».
Eh bien ceci qui était, de la part du Dr Durand, une intuition de génie a été confirmé par l’expérience, mais c’est dans l’organe invisible, dans le corps psychique que peuvent se produire de semblables interversions ; puisque, bien entendu, les nerfs optique et acoustique ne peuvent être substitués l’un à l’autre expérimentalement, mais ces nerfs ne sont que des fils
conducteurs, et c’est grâce à leur faculté, simplement conductrice, que peut se faire la transposition étrange imaginée par Durand de Gros.
Si invraisemblable que cela soit, cela est, nous avons besoin de nous couvrir d’une autorité sérieuse : voici le témoignage de Lombroso : « Mais voilà qu’en 1891, j’eus à me débattre dans ma pratique médicale contre l’un des phénomènes les plus curieux qui se soient jamais
présentés à moi, j’eus à soigner la fille d’un haut fonctionnaire de ma ville natale ; cette personne fut souvent atteinte à l’époque de la puberté d’un violent accès d’hystérie avec accompagnement de symptômes dont ni la pathologie, ni la physiologie ne pouvaient donner l’explication. Par moment, ses yeux perdaient tout à fait la faculté de voir et, en revanche, la malade voyait par les oreilles. Elle était capable de lire les yeux bandés quelques lignes d’imprimerie qu’on présentait à son oreille. Lorsqu’on plaçait une loupe entre son oreille et la lumière solaire, elle éprouvait comme une brûlure des yeux, elle s’écriait qu’on voulait l’aveugler. Elle prophétisait en particulier avec une exactitude mathématique, tout ce qui allait lui arriver. Bien que ces faits ne fussent pas nouveaux, ils n’en étaient pas moins extrêmement singuliers. J’avoue que, du moins, ils me paraissaient inexplicables par les théories
physiologiques et pathologiques établies jusqu’alors… C’est alors que j’eus l’idée que peut être le spiritisme me faciliterait l’approche de la vérité2 ».
C’est qu’en effet la conception d’une âme indépendante du corps, d’une âme active, et non plus d’une âme fonction, pouvait seule solutionner ce problème que toute conception matérialiste est impuissante à résoudre.
Quand on rencontre un fait de cette nature il n’y a qu’un parti à prendre, abandonner les conceptions surannées et déclarer franchement que la physiologie, telle que l’enseigne le matérialisme dogmatique, sera toujours impuissante à expliquer le mouvement vital.
C’est ce qu’a fait Lombroso en répudiant l’erreur ancienne.
Pourquoi donc tant d’autres se bouchent-ils les yeux pour ne point voir ?
– Ah, c’est, il faut bien l’avouer, que nos savants officiels sont très timides, ils ont peur d’avoir une âme.
D’autres se trompent courageusement. Ils se rendent à l’évidence du fait, mais ils sont victimes d’une idée préconçue qui fut à la base de leur éducation scientifique ; les faits sont absurdes devant leur foi matérialiste, ils sont absurdes en tant que l’on juge absurde l’existence de l’âme ; l’hypothèse de l’âme, au contraire, rend ces faits naturels, explicables, nous montre le lien qui les unit entre eux et, chose merveilleuse, les faits ainsi interprétés s’accordent avec tout ce que nous connaissons de la science expérimentale, ils s’accordent avec toutes les observations scientifiques qu’ils expliquent et complètent admirablement. Il n’appartient pas à la science de juger les choses de l’âme, ou de la philosophie spiritualiste, ce sont là des questions en dehors de son domaine ; mais l’âme donne naissance aux phénomènes de l’animisme qui échappent, pour le moment, à toute théorie applicable aux phénomènes physiques. Il appartient donc à la science de déterminer dans quel milieu, éthérique ou autre, par quelle théorie, ondulatoire, inductive, etc…se pourraient expliquer les phénomènes d’action à distance et de transmission de pensée. Il lui appartiendrait surtout de faire amende honorable devant le fait animique, qui implique l’existence d’une force qu’elle a toujours niée, car on ne peut admettre l’extériorisation des facultés sensorielles, motrices, ou intellectuelles, sans se convertir à un quelconque spiritualisme.
Les matérialistes le comprenaient bien ainsi qu’ils opposaient, à tout phénomène d’action à distance, l’argument d’impossibilité pour des raisons, disaient-ils, qu’eux seuls étaient à même d’apprécier.
Une action à distance… nous disaient-ils, avec pitié pour notre ignorance, mais montrez-nous donc seulement cela, bonnes gens, et votre nom volera dans l’histoire plus haut que ceux de Képler ou de Newton.
L’impossibilité est devenue l’évidence, le nom de ceux qui l’ont démontrée n’est pas devenu grand dans l’histoire, mais le fait est devenu sans importance, on l’a baptisé animisme.
Ce qu’on nomme animisme c’est tout simplement la manifestation du corps psychique, organe intermédiaire entre le corps et l’esprit et dont nous ne pouvons dire s’il agit suivant un mode physique, attendu qu’il se manifeste sous une forme encore inconnue de la science. Mais il se manifeste, voilà l’essentiel.
Ce que nous allons mettre sous les yeux, concernant la télépathie, est le résumé de plus de quarante années d’expériences ; ceux qui les ont conduites sont des savants de premier ordre ; les faits qui sont à la base de nos démonstrations ont été constatés et acceptés par eux après de sérieuses enquêtes.
Laissant de côté tout ce qui appartient à l’histoire, aux traditions et aux légendes, nous monterons que la simple constatation des phénomènes matériels repose sur des autorités absolument compétentes et dignes de foi. Puis nous verrons comment se comporte la machine organique vis-à-vis de ces phénomènes étranges, comment ce merveilleux et délicat instrument est accessible aux influences de la pensée, soit interne, soit externe, et comment cette sensibilité ouvre la porte à certains moyens de correspondance occulte qui nous permettent de croire à l’efficacité de la prière et à l’inspiration.
Sans faire d’hypothèses personnelles nous rappellerons celles qui ont été émises sur le polyzoïsme animique, car elles nous paraissent répondre d’une façon saisissante aux problèmes de la constitution de l’âme humaine et à celui de l’évolution des êtres, tout en s’accordant avec ce que nous savons sur la phylogénèse, l’ontogénèse et l’embryologie. Nous montrerons enfin comment on peut acquérir la certitude de la survie.
Cette conviction, scientifiquement acquise, ne peut que contribuer au relèvement moral dont le besoin se fait sentir de toutes parts, nous voyons dans la recherche scientifique notre seule porte de salut. La science n’écoute pas, elle ne comprend pas le langage de la foi, elle ne comprend que la démonstration ; or, les faits que nous exposons démontrent la survie. En somme, la base rationnelle de la morale se trouverait dans la connaissance absolue, la science ne peut pas y atteindre, mais elle peut atteindre une connaissance relative très suffisante pour nous montrer qu’il y a de l’âme dans la nature ; qu’il y a non seulement des forces, mais encore des organes psychiques et cela suffit pour nous guérir de cette maladie mentale qui nous faisait enseigner qu’il n’y avait pas autre chose, dans le corps humain, que des fonctions de nutrition, de circulation et de respiration. Ce ne sont pas les fonctions du foie et de la rate qui font que nous avons l’amour du vrai, du bien et du beau, qui soulèvent l’indignation et qui font éclater l’enthousiasme, ce sont bien les forces psychiques. Celles-là existent si bien que, dans l’histoire de l’humanité, elles ont toujours triomphé des forces sataniques de la matière,
ce sont elles qui ont gagné la bataille de la Marne.
Cherchons donc, dans les constatations empiriques de l’animisme, de la clairvoyance et de la télépathie, l’arme scientifique qui nous permettra de combattre la conception barbare du matérialisme qui nous menait à la déchéance ; cette étude suffit à réhabiliter l’enseignement spiritualiste. L’homme est ainsi fait qu’il n’est sensible qu’aux arguments qui le touchent personnellement, il ne peut adopter qu’une morale basée sur la connaissance de sa destinée, c’est la seule qui puisse affecter son incurable égoïsme. Il faut qu’il sache que, s’il est heureux ou malheureux, il n’y a là qu’une conséquence toute naturelle des directions choisies par lui.
Il faut qu’il sache que la simple loi télépathique le soumettra, dans l’au-delà, à cette dure épreuve d’affronter la lucidité d’une foule d’âmes clairvoyantes qui liront en lui, comme à livre ouvert, et qu’ainsi leurs actions mauvaises deviendront l’instrument de leur supplice, qu’ils ne pourront pas le supporter, qu’ils devront fuir leur société, rechercher l’isolement et les ténèbres et, finalement, revenir à une incarnation nouvelle qui sera une nouvelle épreuve.
Il y a là de quoi émouvoir notre égoïsme et, si nous pouvons démontrer que, justement le bonheur de chacun est solidaire du progrès général, si nous sommes tous solidaires, alors les forts doivent travailler à relever les faibles et il ne servira à rien de les haïr. Nous retomberons ainsi, par la simple connaissance des lois de l’évolution, sous la grande loi du Christ, il n’y a pas d’autre issue que de nous aimer et de vivre les uns pour les autres, c’est la vraie révélation scientifique qui nous livre la clef d’un enseignement moral solide, pratique et rationnel.
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