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 LA MORT CETTE INCONNUE

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jean-pierre Abel



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Date d'inscription : 04/05/2018
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MessageSujet: LA MORT CETTE INCONNUE    LA MORT CETTE INCONNUE  Icon_minitimeVen 30 Juil - 16:57

Je vous propose la lecture du message suivant : LA MORT CETTE INCONNUE , proposé par doctrinespiritenimes.over-blog.com, le 30 Juillet, Rédigé par Un spirite Publié dans #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme
(PS) Les publications que je fais se trouvent également sur le forum https://divulgation-spirite.forumactif.org/ pour la simple raison qu’ils sont disponibles plus facilement et plus longtemps, et peuvent bien sur être partagé, le but étant d’atteindre le plus grand nombre d’intéressés possible. Si il y a un problème qui m’échappe faites le savoir, d’avance merci.
LA MORT CETTE INCONNUE, Auteur Raoul Montandon
Il faut rendre à la mort sa véritable signification ;
la dépouiller de son aspect lugubre et terrifiant. A l’homme à la faux, il faut substituer définitivement
l’image glorieuse de la résurrection.
« La mort, ne la crains pas ! J'en avais peur malgré moi... je l'ignorais... c'était un visage inconnu que je me représentais voilé de sang... Oui, j'en avais peur ! Mais quand elle est venue, elle avait un clair visage. Je me suis endormi dans ses bras. »
Lettres de Pierre.
La conception que nous avons de la mort revêt des formes variées. En somme, chacun s'en fait une idée plus ou moins personnelle, basée surtout sur l'opinion qu'il professe quant à la nature de ce qu'on appelle : la Vie ; ce principe mystérieux, insaisissable, qui, pénétrant toute chose, informe, organise, vitalise ; qui préside aussi bien à la formation d'un cristal qu'à celle de l'être le plus délicatement organisé. Principe dont nul ne connaît l'essence profonde, mais dont chacun constate l'invisible présence, de l'atome à la nébuleuse. Et c'est parce qu'il y a la Vie, qu'il y a aussi la Mort, car, comme l'obscurité se réclame de la lumière, la mort se réclame de la vie. Loi universelle qui, par une opposition de contraires, veut que tout – de l'infiniment petit à l'infiniment grand – passe par un cycle immuable : naissance, croissance, apogée, décrépitude, mort1. C'est sans doute l'évidence de cette loi qui faisait dire à Goethe : « La nature a inventé la mort pour enrichir la vie ».
La plupart des hommes ne portent qu'un intérêt médiocre à ce qui touche au problème de la mort. Combien souvent n'entend-on pas dire : « A quoi bon de telles études, nous verrons bien ce qu'est la mort au moment de passer de l'autre côté ! »
Ces imprudents oublient que notre avenir est tel que nous le préparons, et, comme l'a dit très justement Gabriel Trarieux d'Egmont : « Non seulement notre avenir lointain – celui qui nous atteindra dans une vie subséquente – mais celui qui concerne cet instant solennel où nous passons d'un monde dans l'autre ».
Une telle indifférence chez des personnes qui ont par ailleurs foi dans la continuation de la vie par-delà le tombeau, est un fait singulier, d'autant plus singulier que ces mêmes personnes s'étonneraient de voir un explorateur entreprendre un voyage lointain sans s'être renseigné au préalable, dans la mesure du possible, de ce qui l'attend ; sans avoir pris, aux fins de mener à bien son exploration, certaines dispositions indispensables.
Il est des choses qui ne s'improvisent pas et qui exigent une longue et minutieuse préparation. Quitter ce monde avec des œillères, et sans avoir la moindre idée de ce que représente le grand départ, sont les conditions les plus déplorables qui se puissent imaginer. Et ceci justifie les efforts faits de tout temps par les Initiés, aux fins de révéler aux ignorants les clartés que nous ont apporté sur la désincarnation et la vie posthume : la révélation, la tradition et l'investigation scientifique.
Par suite d'une étrange aberration, beaucoup de chrétiens sont portés à considérer ce qui touche à la mort et à la vie dans l'Au-Delà comme un domaine interdit. Pour eux, entre ce monde et l'autre, se dresse une véritable muraille de Chine, portant de distance en distance cet avertissement : « Quiconque aura l'audace de franchir cette enceinte sera frappé de cécité, et son âme deviendra la proie des forces de l'ombre2 !
Mais n'est-il pas souverainement déraisonnable de supposer que des bornes auraient été posées à l'investigation scientifique ; que l'intuition, l'introspection, l'intelligence, l'inspiration, ces merveilleux pouvoirs de l'esprit, se verraient contraints de rester à jamais enfermés dans les limites étroites des perceptions sensorielles, domaine de nos sens externes !
L'étude des choses du monde invisible attire le plus souvent à ceux qui s'y livrent une sorte de réprobation. Mais, encore une fois, l'investigation scientifique ne peut comporter une culpabilité et un légitime discrédit, que lorsqu'elle livre ses conquêtes au jeu des passions humaines dévoyées : haine, envie, jalousie, violence, vengeance... Or, rien de tel n'apparaît dans l'étude du mystère de la vie et de la mort, domaine qui touche aux plus graves problèmes que se puisse poser l'esprit humain.
La science officielle elle-même, à laquelle nul ne conteste le droit d'étendre ses recherches dans toutes les directions, est aujourd'hui en demeure de franchir dans une certaine mesure cette zone frontière : ce monde intermédiaire qui relie le visible à l'invisible, l'objectif au subjectif, le physique à l'hyper physique.
Devant les conquêtes modernes du physicien, du chimiste, du psychologue, du biologiste, des horizons nouveaux s'estompent, des avenues insoupçonnées se dessinent qui préparent – on n'en saurait douter – la démonstration évidente des rapports étroits qui relient entre eux tous les plans du Cosmos, qu'ils appartiennent au monde de l'énergie (esprit) ou à celui de la substance3 (matière).
Ce mur étanche, que tant de nos contemporains se croient autorisés à élever entre ce monde et l'autre, apparaît du reste comme une conception purement arbitraire et singulièrement moderne : fille du matérialisme qui a marqué de sa forte empreinte la science et la pensée du siècle dernier.
Il n'est que de consulter les vieilles chroniques pour constater à quel point nos ancêtres des temps lointains considéraient comme naturel et licite le commerce avec le monde des trépassés. Ne lisons-nous pas sous la plume autorisée d'Emile Mâle, le passage suggestif que voici : « Cet art du XIIe siècle nous apparaît parfois comme un art de visionnaires. On est étonné de la place qu'y tient le surnaturel : c'est qu'il n'en tenait pas moins dans la vie du moine. Si l'on veut savoir ce qu'étaient ces moines qui élevaient les grandes abbayes du XIe et du XIIe siècles, il ne faut pas se contenter d'étudier les théologiens, les sermonnaires et les encyclopédistes, il faut lire ces livres révélateurs, où le moine se peint tout entier : la Chronique, de Raoul Glaber, l'Histoire ecclésiastique des Normands, d'Oderic Vital, le Livre des Miracles, de Pierre le Vénérable, et cette Vie, de Guibert de Nogent, où un homme du Moyen Age, imitant Saint Augustin, se confesse à nous. A lire ces pages extraordinaires, il nous semble parfois que le moine vit dans un demi-rêve. Entre le monde visible et le monde invisible, il n'y a pas pour lui de frontières. Il ne semble pas plus s'étonner de converser avec les morts que de s'entretenir avec les vivants. Le moine de Cluny qui gravit seul, la nuit, l'escalier du dortoir, rencontre parfois un moine défunt qui lui demande des prières pour son âme. Le convers qui regagne sa grange, à travers la forêt, voit surgir devant lui un fantôme... Le soir, à l'heure où les moines réunis dans le chauffoir ont la permission de parler, on entend raconter d'étranges histoires... Ces grands monastères bénédictins, où tout est si minutieusement réglé, où la vie semble si monotone, reçoivent parfois aussi de merveilleux visiteurs, mais ceux-ci ne manifestent leur présence qu'aux âmes pures4. »
Et nous rejoignons ici la pensée de la grande théosophe que fut Annie Besant, lorsqu'elle dit : « Des anges illuminent parfois de leur présence la cellule du moine et de la religieuse, la solitude de l'extatique et du chercheur, à l'esprit tourné vers Dieu. Nier la possibilité d'expériences semblables serait saper, dans leurs fondations mêmes, les réalités auxquelles les hommes de toutes les religions ont le plus sûrement attaché leur foi et que connaît tout occultiste : la communion entre les Esprits voilés de chair et les Esprits revêtus d'enveloppes plus subtiles... »
De ce commerce entre les deux mondes, nous en trouvons, aujourd'hui encore, la constante affirmation dans les relations d'explorateurs, de voyageurs, de missionnaires ayant étudié sur place, et sans parti pris, les mœurs de maintes peuplades primitives. Et cette attitude ne provient nullement, comme d'aucuns le supposent, de rêves creux, fruits d'une imagination déréglée. A y regarder de près, on est obligé d'avouer qu'elle repose sur des faits concrets, objectifs, sur un ensemble, aujourd'hui imposant, d'observations et d'expériences qui, par leur retour obstiné, ont fini par s'imposer à l'attention des hommes. Aussi bien dans les travaux de César de Vesme5 que dans l'oeuvre magistrale de Lucien Lévy-Bruhl6 – à qui l'on doit de remarquables ouvrages sur la mentalité des Primitifs – nous trouvons la relation de faits nombreux qui établissent combien étroites se révèlent chez les populations primitives les relations entre ce monde et le monde invisible. Pour employer une expression du Dr Fortune, « les morts y sont les commensaux des vivants ».
Mais l'on se tromperait lourdement si l'on supposait que ce commerce entre les deux mondes est réservé aux seuls demi-civilisés. C'est aujourd'hui par milliers qu'ont été recueillis en tous pays les faits qui témoignent de ces relations, et la littérature qui s'y rapporte constitue déjà une imposante bibliothèque aux richesses infinies.
En ces pages, nous nous sommes proposé d'exposer, à la lumière de ce qu'enseignent les différentes Ecoles d'occultisme, la conception qu'on peut se faire de la désincarnation et des conditions d'existence qui lui succèdent. Sans doute, n'est-ce là qu'un simple schéma – dont maints détails demanderaient à être précisés – mais qui pourra servir au lecteur de point de départ pour une étude plus fouillée.
Nous aimerions notamment que cet exposé contribuât à faire échec à cette affirmation si souvent entendue – même de personnes convaincues de la survivance de l'âme – « que nous sommes entièrement dépourvus de toute connaissance quant à ce qui concerne le mystère de la mort, et la vie d'outre-tombe ». Pour elles, les problèmes eschatologiques ne comporteraient que de vagues formules, à jamais vérifiables ; ceux qui s'en occupent faisant dès lors figure de gens singuliers, plus enclins à poursuivre de vaines chimères que de tangibles réalités.
La naissance et la mort sont des seuils, qui ne marquent ni le début ni la fin de l'être, elles sont les différents stades d'une métamorphose indispensable.
Il faut donc rendre à la mort sa véritable signification ; la dépouiller de son aspect lugubre et terrifiant. A l'Homme à la faux il faut substituer définitivement l'image glorieuse de la résurrection. La résurrection n'est pas l'apanage exclusif du Maître bien-aimé ; elle appartient à tous.
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