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 ENCORE DES MONDES D'EXPIATION

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AuteurMessage
jean-pierre Abel




Messages : 1115
Date d'inscription : 04/05/2018
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MessageSujet: ENCORE DES MONDES D'EXPIATION   ENCORE DES MONDES D'EXPIATION Icon_minitimeMar 26 Oct - 8:40

Je vous propose la lecture du message suivant : ENCORE DES MONDES D'EXPIATION proposé par doctrinespiritenimes.over-blog.com, le ,25 Octobre 2021 Rédigé par Un spirite Publié dans #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme
(PS) Les publications que je fais se trouvent également sur le forum https://divulgation-spirite.forumactif.org/ pour la simple raison qu’ils sont disponibles plus facilement et plus longtemps, et peuvent bien sûr être partagé, le but étant d’atteindre le plus grand nombre d’intéressés possible. Si il y a un problème qui m’échappe faites le savoir, d’avance merci.
CHAPITRE XXIII Encore des mondes d'expiation
0 ma mère, quelle route immense je parcours tous les jours dans ces mondes ambulants que les esprits forment avec les forces réunies de leurs pensées, tels que les lieux d’expiations formés par les remords, ou bien ces charmants reposoirs où des esprits continuent et perfectionnent des oeuvres commencées sur la terre et interrompues par la mort. Ils peuvent les achever à l’état d’es-prit afin d’en garder une intuition plus profonde, lorsqu’ils reviendront sur la terre les développer matériellement. Il y a de même des endroits où sont réunis les fanatiques en religion et en politique ; ils habitent de petites sphères très rapprochées de la terre. Là, ils suivent avec intérêt tout ce qui se passe concernant la doctrine qu’ils servent encore, et contribuent largement à susciter les passions des mortels pensant comme eux. Ces esprits se renferment dans leur cercle, et ne cherchent pas à s’enquérir si leur cause est bonne ; ils ne visent qu’à son triomphe et souffrent si elle subit un échec. Ici, je n’ai point vu d’esprits d’un ordre élevé ; j’ai remarqué en eux une expression de haine et de jalousie, et une ténacité telle, qu’elle ne permet pas à leurs intelligences de se développer davantage. Ils craignent la visite des esprits supérieurs qui viennent combattre leurs efforts en inspirant la prudence, la sagesse et la justice. Je demandai à mon guide pourquoi leur puissante influence n’était pas anéantie, puisqu’elle contribuait par l’inspiration à troubler les consciences ou à agiter les peuples. « Nous ne pouvons, me répondit-il, disposer ainsi du libre arbitre, même pour empêcher les actions nuisibles. Ces esprits sont sincères, et croient être dans le vrai ; en agissant ainsi, ils pensent servir une bonne cause, et refusent obstinément d’étudier des doctrines qu’ils combattent aveuglément. Cependant, ajouta l’ange ; les oeuvres obscures s’affaiblissent tous les jours, parce que la lumière de l’instruction pénètre partout maintenant. Nous comptons sur ce puissant levier pour affaiblir les passions des masses ; l’oeuvre du bien doit s’accomplir lentement et sans violence ; c’est le seul moyen de l’implanter profondément. »
Je jetai un dernier regard sur ces esprits dont les yeux étaient constamment tournés vers la terre, et qui avaient fixé leur demeure dans son atmosphère, afin d’être mieux pénétrés de son influence. Nous nous dirigeâmes ensuite dans un autre lieu qui avait toutes les apparences d’une contrée terrestre. J’y voyais de fort belles campagnes, des villas, des châteaux, mais tout paraissait en désordre ; la végétation était fanée, les rivières boueuses, et le ciel nuageux. Je voyais sur les grandes routes beaucoup d’objets de valeur ; toutes ces choses semblaient avoir été perdues. Les hommes et les femmes que je rencontrais, et qui étaient à l’état d’esprits, paraissaient tristes, pauvres et découragés ; ils cherchaient à ramasser les trésors qui se trouvaient sur leur route ; mais tout cet or et tous ces bijoux se déformaient et se fondaient au toucher. Alors, leur déception et leur tristesse augmentaient devant ces illusions envolées. Je pénétrai ensuite dans une belle habitation, mais je m’aperçus bien vite du désordre qui régnait partout. Mon guide me dit : « Nous sommes ici dans le monde des esprits qui sur la terre ont ruiné leurs familles ou des étrangers par leur inconduite ou leur faiblesse de caractère ; ils ne sont pas mélangés avec les malfaiteurs que nous avons visités, parce qu’ils n’ont pas en eux des germes de corruption qui les caractérisent, mais ils ont été faibles ou insouciants, et ils souffrent ici les mêmes angoisses qu’ils souffraient matériellement : la misère, le remords d’avoir fait des malheureux. » 0 ma mère ! À ces mots, mon coeur s’est serré involontairement, et je cherchais, parmi tous ces visages découragés, un esprit que nous avons tous aimé ; je craignais de le rencontrer dans ces lieux où règnent la ruine et la désolation. Je priai de toute mon âme, et il me semblait éprouver ce sentiment indéfinissable qui nous gagne si souvent sur la terre en approchant de l’endroit qu’habite un ami dont nous sommes séparés depuis longtemps. Mon guide lut dans ma pensée et devina toutes les luttes de mon esprit. « Viens, me dit-il, je te conduis près de celui qui fut ton père... » Et il m’entraîna à sa suite. Au bout de quelque temps de marche, nous arrivâmes. La première chose qui frappa mon regard, ce fut mon père, assis dans une espèce de bosquet dont le feuillage jauni semblait reproduire les tableaux désolés des derniers jours d’automne. Il faisait un froid humide et pénétrant, tout ce qui entourait ce cher père reproduisait la tristesse de ses pensées. Il était seul et faisait des calculs sur un livre très volumineux ; mais ses chiffres se multipliaient à l’infini, et il ne pouvait parvenir à établir aucune netteté dans ses comptes. 0 ma mère ! Ne te trouble pas ainsi, je sens ta main tremblante abandonner la mienne, et de chaudes larmes inondent ton visage. Ecoute-moi jusqu’à la fin, et tu seras consolée. Nous l’observâmes quelques instants, sans qu’il s’aperçut de notre présence ; il s’arrêta enfin et se recueillit en enfonçant sa tête entre ses mains. « Mon Dieu, disait-il, je languis depuis si longtemps sous le fardeau de mes fautes ! Prends pitié de mon repentir et du désir que j’ai de réparer le mal que j’ai causé, envoie-moi un rayon d’espérance ; je suis dans l’isolement, et je redoute la société, parce qu’elle me distrait de mon repentir. Je songe à mon épouse, à mon fils que j’ai déshonoré et ruiné, et à cette pauvre Marie qui a été privée de bonheur par ma coupable faiblesse. Oh ! Si je pouvais les voir et implorer leur pardon, mais non ! La mort a mis entre nous une barrière infranchissable, et si l’âme est immortelle, je resterai toujours seul avec mes remords. »
Je parus alors devant lui comme une réponse à sa prière, et nos esprits se confondirent un instant dans le sentiment d’un mutuel bonheur. Mais sa joie fut de courte durée. « Toi ici, mon fils, me dit-il, toi, si jeune, tu as aussi quitté la terre ! Mais tu n’as pu mériter d’habiter un monde si triste ! L’enfant serait-il donc responsable des fautes de son père, et après sa mort porterait-il, comme pendant sa vie terrestre, la honte de ses méfaits ? Et s’il en est ainsi, ma douleur n’aura plus de bornes, et la justice de Dieu ne laissera plus glisser dans mon âme la moindre lueur d’espoir. » Rassure-toi, mon père ! m’écriai-je, Dieu est juste et miséricordieux. Je ne viens pas ici pour expier les fautes que tu as commises, mais pour t’apporter avec cet ange de charité qui m’a conduit près de toi des paroles d’espoir et de pardon. Je viens te dire que nous avons fait tout ce qu’il était en notre pouvoir sur la terre afin de diminuer le fardeau qui t’accable. Bientôt, j’espère, Marie viendra, comme l’ange de la délivrance, te donner le baiser de paix. Elle aussi a quitté la terre, après avoir été mon épouse chérie, pendant bien peu de temps, hélas ! Je n’ai pu survivre à la douleur que m’a causée sa perte ; et alors, j’ai rompu par un effort inouï de découragement et de volonté, les liens qui m’attachaient à la terre qu’elle venait de quitter. J’y ai laissé ma mère et ma fille, je puis les voir et leur parler tous les jours, mon corps reste auprès d’elles, entretenu par une vie factice ; mais j’oublierai mes angoisses et mes luttes, ô mon père, maintenant que je t’ai retrouvé ! Je demande à Dieu de passer le temps de mes épreuves près de toi pour adoucir ta douleur. Je te consolerai en te parlant de ce vaste globe spirituel qui renferme tant d’autres mondes que les esprits créent, sans compter ces immenses globes, oeuvres du Créateur, qui sont des planètes habitées, et qui gravitent progressivement sous l’impulsion ascendante des esprits supérieurs qui les habitent, afin de se rapprocher toujours plus de Dieu, et ces mondes contiennent encore dans leur centre d’autres créations particulières, formées par leurs habitants intelligents et fortunés. Ils créent avec la substance qui alimente et vivifie leurs globes, comme les mortels bâtissent des villes et se font de charmantes retraites avec la matière terrestre. Sur la terre, l’esprit incarné trace les plans, et la main les exécute, parce que l’esprit ne peut seul travailler la matière, il lui faut un second être façonné avec les éléments dans lesquels il est obligé de vivre ; c’est pour cela, ô mon père! que les esprits matériels, après la mort, forment avec la pensée des créations qui ont toute l’apparence des choses terrestres, mais elles n’en ont pas la valeur, car ni la matière ni la chair ne peuvent habiter ici. L’ange prit ensuite le livre et en effaça tous les chiffres par l’effet de sa volonté, comme mon père les avait créés avec la force de la sienne. « Ta dette, dit-il, est déjà à moitié payée par le dévouement de ceux que tu as fait souffrir sur la terre ; Dieu t’attendra pour la deuxième moitié, mais il veut que tu la paies de tes deniers gagnés à la sueur de son front. » Et ce triste séjour se trouva aussitôt transformé ; l’atmosphère devint plus légère, tout ce qui nous entourait reprit, comme par enchantement, la vie et la gaité ; mon père, dont l’intelligence s’était assoupie par la préoccupation de ses regrets se ranima, et les limites fluidiques qui bornaient l’horizon, du monde qu’il habitait s’abaissèrent aussitôt. Alors, le souvenir de son passé se déroula tout entier devant lui et fut terrible ; puis il fut attiré instinctivement sur la terre ; il y erra un instant, comme pour s’orienter. Son regard s’arrêta enfin sur l’humble chaumière qui t’abrite ; maintenant, il est heureux, il t’a retrouvée !... Mon guide me dit ensuite : « Tu ne resteras pas dans la solitude avec ton père ; mais, dès ce moment, il te suivra dans tes excursions, il s’instruira avec toi jusqu’au jour de ta complète délivrance. »
Maintenant, ô ma mère, nous serons deux à te visiter, mais il n’y aura qu’une bouche pour faire entendre deux voix, et qu’un coeur pour palpiter sous l’impression d’un double sentiment d’un égal amour ! « - 0 mon fils ! dit Mme Marcel, que d’émotions agitent mon âme ! Mais d’où vient cette lumière qui m’éclaire à mesure que tu me révèles des choses qui paraîtraient impossibles et même dénuées de raison si je les confiais ? Ma vie devient désormais une existence spirituelle, je sens que je vis seulement lorsque tu me parles, j’habite par la pensée les lieux que tu me décris, aussi me serait-il impossible maintenant de rentrer complètement dans la vie matérielle où tout n’est que déceptions ou injustices ; dans cette vie dont les amertumes nous cachent tous les délices d’une vie réelle pleine d’espérances et de bonheur. Je ne me plains plus de mon sort ; le temps peut passer sur mes jours, sur mes années, sans que je m’aperçoive de son poids ; je me rajeunis dans le nouvel élément où je vis ; je ne vois plus cette contrée désolée des Landes où j’ai tant souffert, je ne vois que ce que tu contemples, et n’entends que le doux murmure de ta voix. Le Dieu que je connais maintenant est grand, juste et miséricordieux, je ne le crains plus, mais je l’aime parce que j’ai ressenti toute l’étendue de son amour ; il console celui qui veut être consolé, il pardonne à celui qui désire le pardon, il éclaire celui qui demande la lumière, il anime d’une vie nouvelle celui qui se meurt de tristesse sur la terre, et abreuve son âme d’une source vive. Oh oui ! J’éprouve en ce moment toute la grandeur de notre immortalité ! »
Ludovic ne répondit rien à sa mère, car déjà le sommeil avait envahi tout son être : il reprend ainsi ses droits à la vie commune des mortels.
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