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 Philosophie de la Doctrine spiritualiste

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jean-pierre Abel




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MessageSujet: Philosophie de la Doctrine spiritualiste   Philosophie de la Doctrine spiritualiste Icon_minitimeSam 6 Nov - 11:26

Je vous propose la lecture du message suivant : Philosophie de la Doctrine spiritualiste
proposé par doctrinespiritenimes.over-blog.com, le ,5 Novembre 2021 Rédigé par Un spirite Publié dans #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme
(PS) Les publications que je fais se trouvent également sur le forum https://divulgation-spirite.forumactif.org/ pour la simple raison qu’ils sont disponibles plus facilement et plus longtemps, et peuvent bien sûr être partagé, le but étant d’atteindre le plus grand nombre d’intéressés possible. Si il y a un problème qui m’échappe faites le savoir, d’avance merci.
Lumière et vérité, Madame Alexandre Moreau – Philosophie de la Doctrine spiritualiste

Philosophie de la Doctrine spiritualiste

L’humanité terrestre est en marche vers un but commun : le bonheur. Non encore initiée tout entière à ce qu’est en réalité le bonheur, elle le cherche dans l’or, dans la gloire, dans l’amour. Mais l’or, la gloire et l’amour ne donnent, en supposant qu’on les possède pleinement, qu’un bonheur relatif ; ils sont sujets à bien des changements, à bien des vicissitudes ; ils conduisent à bien des vices ; et le plus souvent, en les atteignant, on n’a pas atteint le bonheur. Et peut-être, on s’est souillé ; alors, la conscience souffre, impuissante à se régénérer, au milieu de l’abîme qu’elle s’est creusé.
L’homme doit souffrir ; c’est la loi de l’épreuve en même temps que celle du Progrès ; et malgré toutes ses précautions pour s’entourer de bien-être, il viendra toujours dans sa vie une heure, un instant ou la Douleur s’établira chez lui en souveraine. Ce sera le moment de l’épreuve. Que sera-t-elle cette épreuve ? Pour les uns, la perte des richesses ; la perte de l’amour ; ou la calomnie empoisonnant la vie ; pour les autres, la perte des êtres chers, la solitude, la relégation, l’exil.
Voici venir l’immense légion des pauvres, des misérables qui s’écrient : Où donc est pour nous le repos sur la terre ? La maladie, la pauvreté, la faim, le froid, la douleur physique et la douleur morale nous déchirent. Qui nous apportera la paix ? Qui nous consolera, nous aidera, nous instruira ?
Sera-ce l’Eglise ? L’Eglise ! Elle nous fait payer notre place dans ses temples, la bénédiction qu’elle donne à nos unions, les prières qu’elle adresse à Dieu pour nos morts, celles qu’elle récite sur notre dépouille mortelle, et jusqu’au droit pour cette dépouille de séjourner un instant au pied des autels.
L’Eglise ! Mais elle n’a que menaces et rigueurs pour le pauvre et le souffrant. Ses ministres répètent dans la chaire les paroles du Christ : Bienheureux les pauvres ! Les affligés !... Donnez et on vous donnera ! Ils récitent la parabole du bon Samaritain et celle de la Veuve au temple de Jérusalem, et ces paroles : « Dieu vous bénira pour ce que vous ferez à ces petits en mon nom. » Mais ils récitent ces paroles sans en appliquer la portée ; leur pensée est loin de ces conseils du Maître et la première place est donnée par eux aux enfants des riches devant l’autel, parce que les riches leur apportent argent et considération.
Pour la plupart des prêtres catholiques, le pauvre est une non-valeur, que disons-nous, hélas ! Il est un embarras ; et si vous les voyez se pencher sur ses misères (à part quelques-uns d’entre eux qui sont vraiment charitables), c’est que les malheureux sont ou des catholiques fervents, ou de profonds hypocrites. Leur pitié ne connaît ni les adeptes des autres religions, ni le socialiste, ni l’athée. Pour tous ceux-ci, ils ont le Vade rétro satanas ! Et les portes du sanctuaire même leur crieraient : Anathème si elles avaient des voix40.
Pour consolation, le pauvre a la promesse d’un inaccessible paradis ; nous disons inaccessible, puisque l’Eglise catholique ne le concède qu’à un très petit nombre d’élus ; – et la menace d’un Enfer éternel où les âmes doivent tomber par milliers pour la moindre faute qui sera restée sans pardon du prêtre à la dernière heure.
Terrifiée, l’âme du pauvre se renferme en elle-même, ou se jette à corps perdu dans les Doctrines matérialistes qui lui promettent du moins le néant après la mort, c’est-à-dire l’impunité et la possibilité de se livrer sur la terre à tous les excès, pourvu que le coupable
puisse échapper à la justice humaine. En ce cas, les efforts de l’humanité pour échapper au malheur la conduiront infailliblement au mal.
Il est donc temps qu’une synthèse régénératrice s’oppose aux fausses Doctrines ; il est temps que la science et la vérité nous conduisent vers un but élevé, par une voie sûre, où l’homme se connaisse lui-même, sache d’où il vient, ce qu’il est, où il va. Il faut connaître la loi de justice qui régit tous les êtres, la loi de solidarité qui les lie les uns les autres et celle de la Destinée éternelle qui les rassemblera tous.
Arrière les utopies des matérialistes, et les systèmes des églises. Nous n’allons ni au néant, ni à l’abîme ; nous ne sommes ni le fruit du hasard, ni les bannis du paradis terrestre ; nous sommes les enfants de Dieu, tous fils d’un même père, qui nous a imposé l’épreuve afin que, par elle, nous puissions conquérir l’unité divine à laquelle il nous convie.
Loin donc de nous reléguer dans l’exil intellectuel des matérialistes, ou de nous envelopper du voile d’erreurs tissé par l’Eglise, montons à la pure et sainte Lumière de la Vérité, montons à l’idéal Bonheur, montons à Dieu qui nous a créés et veut un jour nous réunir en Lui. Elevons-nous au-dessus des petitesses et des passions de notre pauvre petite sphère terrestre ; et dans nos destinées futures, envisageons la liberté et l’amour promis à nos âmes enchaînées ici-bas, dans les liens grossiers de notre enveloppe charnelle.
Qu’est-ce que le mal ? Le mal est l’absence du bien. Dieu n’a pu créer que le bien ; si nous n’y sommes pas parvenus, c’est que nos âmes se sont laissé prendre dans mille liens matériels, et enténébrer par de fausses conceptions. Nous avons peut-être fermé volontairement les yeux à la lumière qui nous vient de là-haut.
D’une part, le matérialisme s’étend comme une lèpre qui menace de tout envahir ; d’un autre côté, les sectaires prétendent imposer d’impopulaires croyances à des dogmes dénués de toute base raisonnable. Quelle alternative pour l’âme inquiète et intellectuelle, chercheuse de vérité !
Mais, le Consolateur est venu aux heures où l’on a le plus besoin de son assistance. Il nous enseigne selon les promesses du Christ, et parle par la voix des Invisibles.
Nous avons compris suffisamment qu’il y a en nous un principe intellectuel qui n’est pas né de la matière. Ce principe, nous l’appelons âme, du latin anima c’est-à-dire souffle, vie. Et nous pensons avec raison que si la matière se désagrège et se transforme, sans jamais perdre, en ces changements perpétuels, la moindre de ses parcelles, notre âme, principe intellectuel, ne doit pas, à plus forte raison, s’amoindrir ou se perdre. L’âme, notre moi conscient, la raison d’être de notre corps physique, ne verra jamais disparaître sa personnalité ; de là, une croyance parfaitement fondée à l’immortalité de l’âme.
Pour que cette âme, absolument immatérielle, puisse s’unir au corps physique, il lui est adjoint un troisième élément qui, semi-matériel et semi-spirituel, relie les deux entités. Ce sera donc le corps subtil, impondérable, le même que saint Paul appelle, dans ses Epîtres, le corps spirituel, que les occultistes désignent sous le nom de corps astral, et les spiritualistes modernes, le périsprit.
Voici donc l’homme, l’être, parfaitement constitué, en ces trois états réunis du corps, de l’âme et du périsprit. A la mort, le corps retournera à la matière, d’où il est sorti, tandis que l’âme s’élancera dans l’espace, libérée de la chair et toujours entourée de son enveloppe fluidique, qui lui permettra de se communiquer, de se rendre tangible et visible à son gré, ou suivant les circonstances.
Voilà l’enseignement des Esprits doublé de renseignement du Christ lui-même, ainsi que chacun de nous peut s’en convaincre, en lisant d’une part la Doctrine spirite contenue dans les livres d’Allan Kardec, et, de l’autre, en étudiant attentivement le Nouveau Testament, dans les Evangiles et les Epîtres.
Disons en passant que ces livres d’Allan Kardec ont eu l’honneur de l’autodafé ; ils ont été honnis, condamnés et brûlés, par ordre de l’évêque de Barcelone, en 1861. L’évêque de
Barcelone et ses dignes assesseurs croyaient sans doute, en brûlant ces oeuvres admirables, étouffer, ainsi qu’ils l’avaient fait pendant six siècles, dans la torture et sur les bûchers, la voix de ceux qui parlaient de vérité et de charité, ressuscitant la Doctrine de Jésus dans toute son intégrité. Mais ces pharisiens de notre époque se sont trompés : la voix des Esprits clame au nom de Dieu, et nul pouvoir humain étouffera jamais cette voix-là.
Pourquoi la Vérité et la Lumière gênent-elles ainsi les propagateurs du dogme ? C’est qu’elles font jaillir sur leur pouvoir, sur leurs richesses, sur leur outrecuidance la réprobation des peuples, appuyée par les enseignements de J.C.
Ecoutons plutôt :
« Alors Jésus parla à la foule et à ses disciples, en disant : C’est sur la chaire de Moïse que se sont assis les Scribes et les Pharisiens ; toutes les choses qu’ils vous disent d’observer, observez-les et faites-les ; mais ne faites pas selon leurs oeuvres, car ils disent et ne font pas. Car ils lient des fardeaux pesants et difficiles à porter, et les mettent sur les épaules des hommes ; mais ils ne veulent point les remuer de leurs doigts. Et ils font toutes leurs oeuvres pour être vus des hommes, car ils élargissent leurs phylactères et agrandissent les bordures de leurs vêtements ; et ils affectionnent la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les congrégations, et les salutations dans les places publiques ; et ils aiment à être appelés par les hommes : Rabbi ! Rabbi ! (Docteur ! Docteur !) Mais vous, qu’on ne vous appelle point Rabbi ; car un seul est votre Directeur, c’est le Christ ; et quant à vous tous, vous êtes frères. Et n’appelez personne sur la terre votre Père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Et qu’on ne vous appelle pas non plus Directeurs ; car un seul est votre Directeur, c’est le Christ ; mais le plus grand d’entre vous est votre serviteur. Or, quiconque s’élèvera sera humilié, et quiconque s’humiliera sera élevé.
Or, malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez le royaume des cieux devant les hommes ; car vous-mêmes, vous n’entrez pas, et ceux qui entrent, vous ne les laissez pas entrer.
Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, parce que vous dévorez les maisons des veuves, et, pour prétexte, faites de longues prières ; c’est pourquoi vous subirez un jugement plus rigoureux.
Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez le dehors de la coupe et du plat, tandis qu’au dedans ils sont remplis de rapine et d’incontinence. Pharisiens aveugles ! purifiez premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi en soit pur.
Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, et que vous ornez les tombeaux des justes, et que vous dites : « si nous avions été aux jours de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices dans le sang des prophètes. En sorte que vous vous rendez témoignage à vous-mêmes, que vous êtes les fils de ceux qui tuèrent les prophètes. Comblez-vous aussi la mesure de vos pères. Serpents ! races de vipères, comment fuirez-vous le jugement de la Géhenné ? C’est pourquoi voici que je vous envoie moi-même des prophètes, et des sages, et des scribes ; et vous en tuerez, et vous en crucifierez, et vous en flagellerez dans vos congrégations, et vous les persécuterez de ville en ville, afin qu vienne sur vous tout le sang qui a été versé sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel.
Jérusalem ! Jérusalem ! qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! Voici que votre maison vous est laissée déserte ; car je vous le dis, vous ne me verrez plus dès maintenant, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »
Ne croirait-on pas, en lisant ces pages du Livre sacré, sentir que le regard perçant du Christ apercevait, dans la suite des âges, toutes les déprédations commises en son nom ? Ne dirait-on pas que Jésus s’adresse parfois, non aux Pharisiens du pays de Judée, mais aux Pharisiens de notre temps et de notre pays ? Ces vêtements rendus superbes, n’est-ce point la robe de nos évêques ou les chasubles de nos prêtres ? Qui a toujours la première place dans les congrégations ?...
Qui est-ce qui, sous le prétexte des longues prières, dévore les héritages et les maisons des veuves ?
Qui est-ce qui révère les tombeaux des prophètes d’autrefois, et persécute nos prophètes d’aujourd’hui, de ville en ville ?
Est-ce que leur maison ne va pas devenir bientôt de plus en plus déserte parce qu’ils ont méprisé et changé les paroles du Christ ?
Quand donc direz-vous : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Celui qui vient maintenant au nom du Seigneur, c’est le Spiritisme béni qui console et qui élève l’âme, en lui apprenant à résoudre le grand problème de l’Au-delà, après lui avoir fait comprendre le pourquoi de sa propre existence.
Arrière donc aux dogmes, aux pompeuses cérémonies du culte qui voilent la vérité ; repoussons les quêtes qui dépouillent le pauvre pour enrichir une église trop autoritaire et augmenter son pouvoir.
Revenons aux maximes du Christ qui ne voulait pas de culte extérieur ? Qu’avez-vous besoin d’un intermédiaire humain, peut-être plus misérable que nous, pour mettre votre âme immortelle en présence de son créateur ? Vous rabaissez cette âme au niveau d’une machine si vous avez besoin des jugements d’un autre que vous, ici-bas, pour vous élever. Regardez donc les cieux éclatants, l’espace sans limites où les mondes tournoient et que remplit la Pensée infinie ! Ne renfermez pas en ce misérable milieu terrestre et votre conscience et votre coeur ; mais d’un essor confiant, allez vous plonger dans la grande âme de l’Univers, en Dieu, votre Créateur et votre Père. Pas de voiles entre Lui et vous !
Qui nous dira si nous sommes pardonnés ! objectent les catholiques.
– Moi ! Répond la conscience, qui est la voix de Dieu en nous.
Cette âme immortelle qui vit en vous, en est-elle à sa première existence ? Impuissante, faible, loin de la perfection, va-t-elle, d’un seul élan, franchir tous les degrés qui séparent l’humanité de la Divinité ?... Grave question qui ne peut être résolue qu’en faveur de la pluralité des existences. En effet, qu’est-ce que le temps d’une vie considéré au point de vue de l’Eternité ? L’enfant que la mort emporte au berceau a-t-il droit à la même récompense, à la même félicité qu’un homme qui a poursuivi un idéal de perfectionnement pendant de longues années d’épreuves ? Un criminel se réhabilitera-t-il dans l’au-delà ? Un esprit brutal et complètement illettré comprendra-t-il tout à coup, au sortir de son corps, ce qu’il n’a jamais entrevu ici ?
Puis vient la question des inégalités sociales. Qui la tranchera ?
Pourquoi le pauvre ? Pourquoi le riche ? Pourquoi l’être intelligent, l’homme de génie ? Pourquoi l’être dégradé, la brute humaine ?
N’ont-ils pas cependant le même but, la même fin, les mêmes lois corporelles et vitales ?
L’avenir mystérieux vers lequel ils se dirigent n’est-il pas le même ?
Où trouverions-nous, dans toutes ces inégalités humaines et sociales, l’idée de justice infinie qui doit se détacher du plan divin.
« La pluralité des existences, dit Léon Denis, peut seule expliquer la diversité des caractères, la variété des aptitudes, la disproportion des qualités morales, en un mot toutes les inégalités qui frappent nos regards.
En dehors de cette loi, on se demanderait en vain pourquoi certains hommes possèdent le talent, de nobles sentiments, des aspirations élevées, alors que d’autres n’ont en partage que sottise, passions viles et instincts grossiers.
Que penser d’un Dieu qui, en nous assignant une seule vie corporelle, nous aurait fait des parts aussi inégales, et du sauvage au civilisé, aurait réservé aux hommes des biens si peu assortis et un niveau moral si différent ? Sans la loi des réincarnations, c’est l’iniquité qui gouverne le monde41. »
On peut se demander maintenant d’où nous venons. L’évolution animique a-t-elle commencé par les plus bas degrés de l’échelle des êtres ? L’âme a-t-elle été semée sur les mondes comme un embryon d’essence intelligente, destinée à parcourir tous les états de vie, d’abord rudimentaire, pour s’élever de plus en plus jusqu’à l’état de l’être puissant ?
« La question est encore pendante, dit Léon Denis (Après la mort). Le sentiment de l’absolue justice nous dit que l’animal, pas plus que l’homme, ne doit vivre et souffrir en vue du néant. Une chaîne ascendante et continue semble relier toutes les créations, le minéral au végétal, le végétal à l’animal, et celui-ci à l’homme. Elle peut les relier doublement, au matériel comme au spirituel. Ces deux formes de l’évolution sont parallèles et solidaires, la vie n’étant qu’une manifestation de l’esprit qui se traduit par le mouvement.
L’âme, après une lente élaboration, parvient à l’état humain ; là, elle acquiert la connaissance et ne peut plus descendre. A tous les degrés, les formes qu’elle revêt sont l’expression de sa valeur propre ; la situation qu’elle occupe dans la chaîne des êtres est toujours adéquate à son état d’avancement. Il ne faut pas accuser Dieu d’avoir créé des formes hideuses et malfaisantes. Les êtres ne peuvent avoir d’autres apparences que celles résultant de leurs tendances et des habitudes contractées. Il arrive que des âmes humaines choisissent des corps débiles et souffreteux pour comprimer leurs passions et acquérir les qualités nécessaires à leur avancement ; mais, dans la nature inférieure, aucun choix ne saurait s’exercer, l’être retombe forcément sous l’empire des attractions qu’il a développées en a lui. Ce développement graduel pout être constaté par tout observateur attentif. Chez les animaux domestiques, les différences de caractères sont appréciables. Dans les mêmes espèces, certains individus paraissent beaucoup plus avancés que d’autres. Quelques-uns possèdent des qualités qui les rapprochent sensiblement de l’homme, et sont susceptibles d’affection et de dévouement. La matière étant incapable d’aimer et de sentir, il faut bien admettre l’existence en eux d’une âme embryonnaire.
Il n’est d’ailleurs rien de plus grand, de plus juste, de plus conforme à la loi du progrès que cette ascension des âmes s’opérant par étapes successives au cours desquelles elles se forment elles-mêmes, s’affranchissent peu à peu des lourds instincts, brisent leur carapace d’égoïsme pour s’éveiller à la raison, à l’amour, à la liberté. Il est souverainement équitable qu’un même apprentissage soit subi par tous et que chaque être ne gagne un état supérieur qu’après avoir acquis des aptitudes nouvelles.
Le jour où l’âme, parvenue à l’état humain, a conquis son autonomie, sa responsabilité morale et compris le devoir, elle n’a pas pour cela atteint son but, terminé son évolution. Loin de finir, son oeuvre réelle commence ; de nouvelles tâches l’appellent. Les luttes du passé ne sont que le prélude de celles que l’avenir lui réserve ; ses renaissances en des corps charnels se succéderont sur ce globe. Chaque fois elle reprendra, avec des organes rajeunis, l’oeuvre de perfectionnement interrompue par la mort, pour la poursuivre et avancer plus loin. Voyageuse éternelle, l’âme doit monter ainsi de sphère en sphère vers le bien, vers la raison infinie, acquérir ainsi de nouveaux grades, croître en science, en sagesse, en vertu. »
Cette définition du pourquoi de la pluralité de nos existences est claire et haute. C’est la réponse à tous les doutes, suivant la justice, le bon sens, la raison.
C’est du reste ce qu’apprennent les initiations anciennes de toutes les religions et même de 1a religion chrétienne.
Nous ne pourrions trouver une solution meilleure et plus rationnelle au doute qui préoccupe l’humanité pensante. Avec la pluralité des existences, nous expions nous-même par la plus juste des lois, les fautes du passé, nous nous élevons, par nos propres mérites, la destinée des âmes dans l’Au-delà, au-dessus des troubles de la terre et des dissensions humaines.
Si le but de nos destinées est grandiose comme l’infini, nous devons donc, dès ici-bas, nous préparer une arrivée propice dans ce port de toutes les âmes. Et si nous songeons souvent à ce but, notre vie s’élèvera avec nos pensées, que nous importeront alors les mesquines ambitions de la terre, les fortunes décevantes ? Nous ne porterons plus nos désirs troublés vers les amours charnelles ; nous ne nous attarderons plus au milieu des plaisirs grossiers et des jouissances matérielles. Au contraire, un sentiment nous conduira par la route du devoir, de l’amour de nos frères, de la charité pour tous, vers l’Idéal divin où tendront tous nos voeux. Et pour nous aider, les forces de l’Au-delà nous seront données ; nous nous sentirons attirés, soulevés, portés dans une sérénité que ne pourront pas même détruire les douleurs inhérentes à notre condition terrestre. Ce que l’homme doit chercher dans sa course, c’est à la fois la science et l’amour42. Oui, la science de l’Univers et de nous-mêmes, surtout ; la science de ce qui nous entoure et celle de l’Infini. Et l’amour de ce qui est bon, grand et beau, suivant le véritable sens de ces mots ; et la charité qui nous fait confondre tous les hommes dans une même fraternité et une même solidarité.
Nous pourrons alors mépriser les douleurs et même la mort, surtout la mort ; car, loin de voir en elle le fantôme macabre qui vient arracher les vivants à leur demeure, à leur famille, à tous ce qu’ils aiment sur la terre, nous la découvrirons sous son véritable aspect, et ce sera alors la figure de l’ange qui se penche en souriant pour ouvrir à l’âme la porte de sa prison, et lui donner la liberté dans un libre vol à travers l’espace.
Est-ce qu’en réalité il y a une mort ? Non. C’est l’enveloppe périssable de l’âme qui tombe, ayant achevé son oeuvre ; c’est l’outil usé que l’ouvrier jette au rebut ; c’est la chrysalide que le papillon abandonne pour prendre son essor au milieu des fleurs. La mort, c’est la délivrance, c’est l’oiseau libéré de sa cage, le prisonnier gracié de sa captivité ; c’est la fin des maux et le commencement de la vie, de la vraie vie, de celle pour laquelle tout esprit a été créé.
Le poisson a été fait pour l’eau, l’oiseau pour l’air, et l’esprit, pour l’espace, qui est son véritable élément ; le corps de chair qui l’emporte momentanément n’est pour lui qu’une prison.
Si nous étions bien sûrs de ces vérités, si nous avions laissé notre esprit s’en pénétrer, au lieu de redouter la mort comme un suprême malheur, nous ne trouverions en elle ni deuil, ni terreur ; au lieu de larmes, nous lui donnerions des sourires ; car, loin d’être la fin, elle est le commencement : c’est la fête de l’âme qui retrouve sa Patrie !
Nous pouvons tendre les bras sans crainte à nos voyageurs de l’espace, sachant que si nous ne pouvons les voir, eux, au contraire, nous voient, et libres, reviennent souvent près de nous, pour nous aider et nous protéger.
Cependant nous prévoyons ici une objection : pourquoi, si nous avons vécu plusieurs fois, avons-nous perdu tout souvenir de nos vies précédentes ?
Chers lecteurs, je charge de la réponse à vos doutes notre éminent écrivain spiritualiste :
« Cet obstacle d’apparence redoutable, dit Léon Denis, est facile à écarter. La mémoire des choses vécues, des actes accomplis, n’est pas une condition essentielle de l’existence.
Aucun de nous ne se souvient du temps passé au berceau. Peu d’hommes conservent la mémoire des impressions et des actes de la première enfance. Ce sont là, pourtant, des parties intégrantes de notre existence actuelle. Chaque matin, au réveil, nous perdons le souvenir de la plupart de nos rêves, quoique ces rêves nous aient semblé, dans le moment, autant de
réalités. Il ne nous reste que les sensations confuses éprouvées par l’Esprit retombé sous l’influence matérielle.
Nos jours et nos nuits sont comme nos vies terrestres et spirituelles, et le sommeil paraît aussi inexplicable que la mort. Tous deux nous transportent dans des milieux distincts et dans des conditions différentes, ce qui n’empêche pas notre identité de se maintenir et de persister à travers ces états variés.
Dans le sommeil magnétique, l’esprit, dégagé du corps, se souvient de choses qu’il oubliera à son retour dans la chair, mais dont il ressaisira l’enchaînement en revenant à l’état lucide. Cet état de sommeil provoqué développe chez les somnambules des aptitudes spéciales qui disparaissent à l’état de veille, étouffées, annihilées par l’enveloppe corporelle.
Dans ces diverses conditions, l’être psychique parait posséder deux états de conscience, deux phases alternées de l’existence qui s’enchaînent et s’enroulent l’une autour de l’autre. L’oubli, ainsi qu’un épais rideau, sépare le sommeil de l’état de veille, comme il sépare chaque vie terrestre des existences antérieures et de la vie de l’espace.
Si les impressions ressenties par l’âme dans le cours de la vie actuelle, à l’état de dégagement complet, soit par le sommeil naturel, soit par le sommeil provoqué, ne peuvent être transmises au cerveau, on doit comprendre que les souvenirs d’une vie antérieure le seraient plus difficilement encore. Le cerveau ne peut recevoir et emmagasiner que les impressions communiquées par l’âme à l’état de captivité dans la matière. La mémoire ne saurait reproduire que ce qu’elle a enregistré.
A chaque renaissance, l’organe cérébral constitue, pour nous, comme un livre neuf sur lequel se gravent les sensations et les images. Rentrée dans la chair, l’âme perd le souvenir de tout ce qu’elle a vu et accompli à l’état libre, et elle ne le retrouvera qu’en abandonnant de nouveau sa prison temporaire.
L’oubli du passé est pour l’homme la condition indispensable de toute épreuve et de tout progrès terrestre. Ce passé de chacun de nous a des taches et des souillures. En parcourant la série des temps évanouis, en traversant les âges de brutalité, nous avons dû accumuler bien des fautes, bien des iniquités. Echappés d’hier à la barbarie, le fardeau de ces souvenirs serait accablant pour nous. La vie terrestre est parfois lourde à porter. Elle le serait bien plus encore, si au cortège de nos maux a présents venait s’ajouter la mémoire des souffrances ou des hontes passées.
Le souvenir de nos vies antérieures ne serait-il pas également le souvenir du passé des autres ? En remontant la chaîne de nos existences, la trame de notre propre histoire, nous retrouverions la trace des actions de nos semblables. Les inimitiés se perpétueraient ; les rivalités, les haines, les discordes se raviveraient de vies en vies, de siècle en siècle.
Sans l’oubli, les grands coupables, les criminels célèbres seraient marqués pour l’éternité. Nous voyons les condamnés de la justice humaine, leur punition subie, poursuivis par la défiance universelle ; repoussés avec horreur par une société qui leur refuse une place dans son sein et les rejette par-là même dans l’armée du mal. Que serait-ce si les crimes du passé lointain se retraçaient à la vue de tous ?
Pour certains hommes, ce passé n’est cependant pas absolument effacé. Le sentiment confus de ce qu’ils ont été, couve au fond de leur conscience. C’est la source des intuitions, des idées innées, des vagues souvenirs et des mystérieux pressentiments, comme un écho affaibli des temps écoulés. En consultant ces impressions, en s’étudiant soi-même avec attention, il ne serait pas impossible de reconstituer ce passé, sinon dans ses détails, au moins dans ses traits principaux.
Mais à l’issue de chaque existence, ces souvenirs lointains ressuscitent en foule et sortent de l’ombre. Nous avançons pas à pas, en tâtonnant dans la vie. La mort venue, tout s’éclaire. Le passé explique le présent et l’avenir s’illumine d’un rayon nouveau.
L’âme, rendue à la vie spirituelle, recouvre la plénitude de ses facultés. Alors commence pour elle une période d’examen, de repos, de recueillement pendant laquelle elle se juge et mesure le chemin parcouru. Elle reçoit les avis, les conseils d’Esprits plus avancés. Guidée par eux, elle prendra des résolutions viriles, et le temps venu, choisissant un milieu favorable, elle redescendra dans un nouveau corps, afin de s’y améliorer par le travail et la souffrance.
Revenue dans la chair, l’âme perdra encore la mémoire de ses vies passées, en même temps que le souvenir de cette vie spirituelle, la seule vraiment libre et complète, près de laquelle le séjour terrestre lui paraît affreux. »
Le monde de l’Au-delà est le monde des fluides ; c’est aussi le monde des formes. L’Esprit y revêt, à l’état fluidique, toutes les formes que prescrit sa volonté.
La théologie chrétienne affirme que d’innombrables Esprits nous environnent, foule invisible à nos yeux, mais dont l’existence ne saurait être mise en doute. Nous sommes d’accord en cela avec la théologie chrétienne, et nous ajoutons que ces Esprits sont des âmes revêtues d’un corps fluidique. Nos organes grossiers ne peuvent les apercevoir ; cet état quintessencié de la matière est aussi invisible pour nous que l’infiniment petit et l’infiniment éloigné.
Cependant, il est donné à ces Esprits des moyens pour se communiquer aux hommes, pour se rendre visibles et tangibles ; et depuis le commencement du monde, il y a eu des phénomènes occultes. La preuve a été donnée ainsi à l’humanité de la terre de l’humanité invisible qui l’entoure.
Ces vérités sont aujourd’hui répandues en tous pays.
Le fluide ou périsprit qui accompagne l’âme en toutes ses évolutions et forme avec elle ce qu’on appelle l’Esprit, est plus ou moins subtil, selon les aspirations de l’âme qu’il enveloppe. Il voit et entend par lui-même, sans le secours des sens ou organes du corps. Ceux-ci, au contraire, sont plutôt un empêchement, un obstacle à sa puissance, car ils ne sont, à proprement parler, que les conduits par lesquels les objets extérieurs se communiquent à l’Esprit incarné.
La mort est le dégagement de l’Esprit de sa prison de chair et son retour à la vie de l’espace. Ce dégagement s’opère graduellement ; pour les uns, il est depuis longtemps commencé à l’heure de la mort, soit par les souffrances physiques, soit par l’élévation morale de l’être spirituel. L’agonie est ordinairement le moment où les liens fluidiques se dénouent de l’enveloppe physique. Plus l’homme a d’attaches à la vie terrestre, plus cette séparation est difficile et douloureuse. Au contraire, pour ceux qui, détachés d’avance, ont estimé les biens de la terre à leur juste valeur, en désirant ceux de l’Au-delà, la mort n’est qu’un sommeil, un instant d’oubli précédant un rêve délicieux.
Pour la plupart des humains, la mort est suivie d’un état de trouble, qui dure plus ou moins longtemps, toujours d’après la nature de l’Esprit qui vient de quitter son corps. Pour le Juste, ce trouble ne dure qu’un instant ; pour l’homme charnel, il peut durer des mois ; il est même des Esprits très attachés à la terre, qui ne peuvent se persuader qu’ils sont morts, et qui continuent à errer dans leurs demeures.
Des esprits coupables se trouvent plongés dans une cruelle solitude ; d’autres restent comme rivés aux lieux où ils ont commis des crimes ; la punition la plus ordinaire de ceux-ci est la vue constante de leurs victimes. Les suicidés sont les plus punis, parce qu’ils ont décidé d’eux-mêmes sans attendre le terme que Dieu avait mis à leur épreuve.
Mais pour le juste, pour l’âme purifiée par ses épreuves et son désir de l’Au-delà, la vie de l’espace est une vie délicieuse. L’Esprit, enivré de joie dans la lumière spirituelle à laquelle il perçoit les inénarrables beautés de l’espace et des mondes, l’Esprit se trouve plongé dans un bonheur dont rien sur la terre n’a pu lui donner la plus faible idée.
C’est ainsi que l’Esprit désincarné trouve en lui-même sa récompense ou sa punition. Il ne subit pas les reproches d’un Dieu vengeur, il se juge lui-même et ses propres remords se chargent de sa punition, s’il se reconnaît coupable.
Et quand toutes ses incarnations sont finies, que l’Esprit purifié peut rentrer dans le sein de Dieu, de quels délices n’est-il pas comblé ! La terre n’a point de mot pour dépeindre le divin dans sa pure essence.
Nous l’avons déjà dit, il n’y a pas d’Enfer et il n’y a pas de démons, par la raison même de la bonté infinie de Dieu et de sa justice infinie ; car l’injustice d’une créature ne peut atteindre l’Incréé, et il ne serait pas l’Incréé et l’Absolu, par conséquent Dieu, s’il punissait d’un supplice sans fin l’offense d’un être borné. Du reste, la plupart de nos fautes n’ont pas la Majesté de Dieu pour objet ; elles s’adressent plutôt aux hommes, nos semblables, et retombent le plus souvent sur nous-mêmes.
Cette idée de l’Enfer et des démons une fois écartée il restera néanmoins celle des Esprits mauvais et du châtiment : seulement, ce châtiment sera le résultat de la faute commise et non celui d’une aveugle vengeance. L’Esprit douloureux recevra la peine du talion : ainsi l’orgueilleux sera puni par son orgueil même ; l’avare par la perte de ses richesses ; les criminels souffriront de la vue incessante de leurs victimes. C’est alors qu’étant éclairés sur la grandeur et la portée de leurs fautes, les Esprits malheureux demanderont la réincarnation, afin de se réintégrer, par une épreuve nouvelle, et d’arriver à des destinées meilleures.
Et, à ce propos, nous devons considérer la terre comme l’un des mondes inférieurs, où l’Esprit se purifie dans l’épreuve, parmi des maux de tous genres.
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Philosophie de la Doctrine spiritualiste
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