Forum sur la divulgation de la philosophie spirite ou Spiritisme la médiumnité, la vie après la mort, la réincarnation, l'évolution spirituelle, Les Esprits et Dieu et ses lois Divines.
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 L’historique visage paléo-anthropo-socio-psychologique de la violence - Rogério Coelho.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: L’historique visage paléo-anthropo-socio-psychologique de la violence - Rogério Coelho.   Dim 5 Avr - 16:41



L’historique visage paléo-anthropo-socio-psychologique de la violence


« Entre autres, la patience et la prière s'exhaussent
comme d'inestimables moyens de combat de la violence ».

François C. Liran


Les nouvelles relatives à la perpétration d'actes de violence de toutes sortes sont choquantes, épouvantables, terribles, poignantes, innommables...

Les nobles bienfaiteurs affirmèrent, sans ambages, que « prédominance de la nature animale sur la nature spirituelle et assouvissement des passions » (1), étaient les causes qui portaient l'homme à la guerre. Et l'on peut ici ajouter que le sens du mot «guerre» peut s'étendre à toutes les formes de violence, voire à tout ce qui va à l'encontre de la loi supérieure qu'est la loi d'amour, promulguée par Jésus au nom du céleste Père.

Le renversement d'une telle situation n'aura lieu, selon ce qu'enseignent les amis supérieurs, que « quand les hommes comprendront la justice et pratiqueront la loi de Dieu » (2).

Au cours de son très étendu voyage phylogénique au travers des phases minérale-végétale-animale-hominale, allant de la formation du principe intelligent jusqu'à l'ultime étape déjà encadrée dans la dimension spirituelle, l'être expérimente toutes sortes de situations et rassemble l'addition de tous ces événements dans son psychisme profond. Durant l'ébullition de ce bouillon d'expériences, l'instinct de conservation engendre la plus grande chaleur, sans le contrepoint de la connaissance au cours des phases primitives, là s'établissant les bases des explosions de violence. Dans un message décortiquant ce sujet, sous le thème «violence et paix», la noble mentor Joanna de Angelis enseigne :

« L'être humain est violent de par sa constitution physio-psychologique. Les instincts restants prédominant en sa nature animale, constituent les facteurs déchaînants de l'agressivité et de la cruauté, s'exprimant sous la forme de violences de toutes sortes.

La violence dérape presque toujours vers la cruauté, vers l’insensibilité vis-à-vis de l'autre, la victime qui tombe dans ces lâches pièges. Il n'est pas rare que le violent, après avoir pris ce qu'il désire, décharge sa sauvagerie sur la personne qui gît sans pouvoir réagir, en la maltraitant, en la violant, en violentant toutes ses valeurs de dignité et d'honneur, quand il ne la tue pas de manière horrible, pour donner libre cours au déséquilibre qui le frappe. Pire que les fléaux naturels destructeurs, calamités toutefois nécessaires, la violence humaine est une cruelle barbarie qui effraie et induit des attitudes toutes aussi perverses, en tant que mécanisme de défense ou de justification pour les crimes honteux qui en sont sa conséquence naturelle.

L'homme violent est pire que l'animal sauvage, parce qu’alors que ce dernier agit par instinct, l'être humain fait usage des mécanismes de la pensée pour rendre son acte néfaste et fou. En raison des conflits émotionnels qui l'abasourdissent, sa raison est obscurcie par la haine, résultant parfois de facteurs psycho-sociaux, socio-économiques mais, surtout d'ordre moral, très typiques du stade primaire de l'évolution où se trouve l'esprit.

Mis à l'écart de la société dans laquelle il est, il la prend pour adversaire. Envieux de la situation des autres membres du groupe qu'il déteste, sans connaître les raisons qui le dominent, il les considère comme des ennemis qui se livreront à une agression imminente, les devançant ainsi. Et, souvent, pris de démence, il se divertit sur le dos de ceux qui s'effraient de par la terreur qu’il leur impose.

La violence est un stade hideux du processus d'évolution.

La personne violente est victime d'elle-même, cultivant les troubles émotionnels et organiques qui la frappent constamment.

Au niveau actuel de la planète, la survenue de cette calamité est compréhensible, si l'on a en vue la tâche, qui lui incombe, d'éducation de ses habitants.

Lentement, la violence cédera la place à la paix, lorsque, fatigué de la souffrance qu'il occasionne, le porteur de ce déséquilibre, condamné par la nécessité de changer, commencera à développer le potentiel d'amour qui dort dans son monde intime.

Comprenant que la force brutale ne résolvera pas les problèmes qui le tourmentent, il se mettra à avoir recours à la patience et à la résignation face aux circonstances funestes qui l'affligent, changeant de comportement mental et, donc, d'attitude devant son prochain, lui-même et la vie.

La planète étant en train de recevoir une foule d'esprits primitifs qui se trouvaient retirés dans les régions inférieures de l'erraticité, de manière à ne pas porter préjudice aux phénomènes du progrès, de la culture, de la science et de la technologie, et ayant désormais leur grande chance, invitant également les plus avancés ayant subi l'acuité de leur perturbation, au travail à leur égard.

Sans s'en rendre compte, ils travailleront au progrès de leur prochain car, de cette manière, celui-là même se sentira invité à servir et à aimer ceux qui se sont rendus difficiles d'amélioration de par l'agressivité dont ils sont porteurs.

Comme la miséricorde de Dieu est incessante, lorsqu'ils abandonneront leurs corps et retourneront à la vie spirituelle, ils expérimenteront le correctif qu'ils se seront imposés à eux-mêmes de par leurs actes, renaissant pour de nouvelles entreprises avec des obligations différentes, par lesquelles la fraternité les invitera à la réparation et à l'amélioration morale. Sans raillerie, la paix prendra possession de la planète Terre, et ses habitants jouiront de bonheur. Les afflictions transitoires qui atteignent les vies qui se défont dans l'agitation de la perversité, laisseront la place à la compréhension et au bien qui s'installeront définitivement sur la planète Terre.

Cet état intérieur de violence individuelle, qui s'exprime au milieu de 1000 autres, se transformant en guerres horribles et perverses, doit céder la place à la pacification que chacun développera à travers le travail d'édification du bien en lui-même et de la solidarité autour des personnes.

La violence des rues, qui atteint les nations, débute dans le dérèglement moral de l'individu qui, touché par les caresses de l'amour, se modifiera, avec la contribution de la souffrance, pour que règne l'harmonie en toute part.

Si chacun en particulier prend soin de changer pour le mieux, employant ses efforts à ce qu'il soit la contribution du grain de blé au sein de la généreuse glèbe, la violence battra en retraite, se transformant en image de musée que les futures générations contempleront, afin de comprendre le niveau d'évolution passé au cours duquel vivaient les êtres particulièrement intellectuels et très pauvrement moralisés ».


Rogério Coelho

Bibliographie :

1) Livre des esprits, Allan Kardec, q. 742
2) Livre des esprits, Allan Kardec, q. 743
3) Divaldo Pereira Franco/Joanna de Angelis, Lições para a felicidade, Ch. 19, Ed. LEAL

Source : Revista Presença Espirita, octobre 2005
Traduction : Jean Emmanuel NUNES

http://encyclopedie.spirite.org/index.php/rogerio-coelho--lhistorique-visage-paleo-anthropo-socio-psychologique-de-la-violence



Revenir en haut Aller en bas
 
L’historique visage paléo-anthropo-socio-psychologique de la violence - Rogério Coelho.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Divulgation Spirite (Spiritisme) :: Bienvenue sur le forum :: Textes & Prières Spirites-
Sauter vers: