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 Etude du livre L'Esprit consolateur ou nos destinées Suite

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jean-pierre Abel



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MessageSujet: Etude du livre L'Esprit consolateur ou nos destinées Suite   Etude du livre L'Esprit consolateur ou nos destinées Suite Icon_minitimeLun 29 Juil - 10:05

Bonjour à tous,
je vous propose la lecture suivante en provenance de doctrinespiritenimes.over-blog.com

Paul BODIER Étude documentaire sur le livre L'Esprit consolateur ou nos destinées par le P. V. Marchal (L'infini)

Bonne Lecture
Jean-Pierre Abel

28 Juillet 2019 , Rédigé par Un spirite
« Coeli enarrant gloriam Dei » - « Les cieux racontent la gloire de Dieu. »
Rien n'est plus vrai, chère Madame, que cette parole. Vous en sentirez toute l'exactitude quand vous aurez lu ce deuxième chapitre. Je suis sûr que si, dès le jeune âge, on donnait aux enfants, une idée de l'harmonie et de l'immensité de l'Univers, ils se trouveraient tout naturellement aptes à concevoir, quand ils seraient arrivés à l'âge nubile, la puissance merveilleuse du Créateur. Et alors, la Foi solide, raisonnée, inébranlable, entrerait pour toujours dans leur âme.
Laissez-moi vous citer quelques lignes extraites d'un autre livre, écrit celui-là par un jeune professeur d'Ecole Normale, Henri Brun, disparu pendant la grande guerre. Retenez bien ce qu'il dit de la Foi :
« Quand la Vertu et le Bonheur entrent dans une âme d'enfant sous les auspices de la Foi, ce ne sont pas des hôtes de passage ! Ils se plaisent dans la demeure, la font leur et y restent ! Et le mal peut frapper à la porte : la Vertu n'ouvre pas ! Et l'Infortune peut s'abattre sur la maison : le Bonheur ne succombe pas1 ! »
Quand on contemple le ciel étoilé avec une conscience pure, « la prière jaillit du coeur avec l'admiration ; il s'opère un mystérieux échange entre les gouffres de l'univers et les abîmes de l'âme humaine ». On n'étudie plus Dieu dans ses oeuvres, on s'en éblouit. On trouve surtout beaucoup de charme dans cette pensée d'un poète : « Le ciel rend ce qu'il reçoit : les contemplateurs sont aussi des contemplés. »
L'espace est infini. Pour vous faire une faible idée de cette infinité, montez à cheval, si vous l'osez, sur une étincelle électrique dont l'ardeur fait huit fois le tour du monde en une seconde. Après une minute, notre pauvre petite terre ne nous apparaît plus que comme une pâle étoile. Un instant a suffi pour traverser l'orbite de Neptune. En trois ans nous avons franchi l'océan immense qui sépare notre soleil de l'étoile la plus proche. De ce point, nous n'apercevons plus ni la Terre ni aucun des mondes de notre système. Nous poursuivons notre route, toujours avec la vitesse de l'éclair, franchissant des îles de lumière éthérée, des voies stellifères, des parages somptueux où le Tout-Puissant a semé les soleils, comme il a semé les fleurs dans nos prairies. Notre course a duré des siècles sans se ralentir ; des milliards de sphères ont passé sous nos regards ; les soleils ont succédé aux soleils ; les déserts vides ont remplacé les tourbillons de planètes, et nous n'avons pas avancé d'un pas dans l'univers !
Pendant les nuits claires et sans lune, vous avez pu souvent remarquer cette lueur blanchâtre qui traverse le ciel, et qu'on appelle la voie lactée. Cette lueur diffuse a été longuement explorée par l'oeil perçant du télescope, et là où le regard ne voyait qu'une traînée blanchâtre, la science nous a montré plusieurs millions de soleils. Ces soleils, qui semblent se toucher, sont éloignés les uns des autres à une distance dont je renonce à vous donner une idée.
Or, dans l'immensité de la création, la voie lactée ne représente qu'un point d'une médiocre importance, car elle n'est qu'une simple nébuleuse, comme il en existe des milliers dans l'espace. Si elle nous apparaît plus vaste que d'autres, c'est qu'elle nous entoure et se développe sous nos yeux dans toute son étendue, tandis que les autres se laissent â peine entrevoir dans leurs profondeurs insondables. Ainsi la Terre n'est qu'un grain de sable auprès du soleil ; celui-ci n'est qu'une petite étoile perdue dans la voie lactée ; celle-ci n'est qu'un département parmi les nébuleuses, et ces nébuleuses elles-mêmes ne sont qu'une province dans l'infini.
Le monde, madame, c'est le sans fin se mouvant dans le sans fond.
Quand je réfléchis à cette écrasante immensité, j'ai quelque peine à concevoir l'orgueil de certains propriétaires terriens. Cependant je comprends une certaine fierté chez l'homme, car il est grand, plus grand que tous ces mondes, parce que ces mondes sont matière, et qu'il est Esprit. C'est comme Esprit qu'il les découvre, les pèse, les admire ; c'est comme Esprit qu'il aspire au-delà de toutes ses merveilles, parce qu'il comprend que si elles sont l'oeuvre de Dieu, elles ne sont pas Dieu.
Parmi les divers soleils de l'espace, la plupart sont, comme le nôtre, entourés de planètes qu'ils illuminent et fécondent par les mêmes lois que celles qui président à notre système. Les uns, comme Sirius, sont mille fois plus magnifiques en dimension et en richesse, et se voient entourés de terres plus belles et plus nombreuses.
Notre Soleil à nous n'est qu'une étoile de troisième grandeur. Cependant, il est treize cent mille fois plus gros que la Terre, et son diamètre mesure 345.000 lieues2. Il est le splendide foyer dont les effluves incessants animent et fécondent les terres qui l'entourent. C'est lui qui soutient notre globe dans l'immensité, produit ses évolutions et le couvre de sa parure. C'est lui qui répand la vie et qui ramène la joie, qui fait fleurir la rosée, épanouir les visages et chanter les âmes. Entouré de son cortège de planètes, il nous apparaît comme un roi superbe au milieu de sa cour, ou plutôt comme un père vénéré au milieu de ses enfants.
Mercure a l'honneur d'être son familier, vu qu'il n'en est éloigné que d'une quinzaine de millions de lieues. Son année est de 88 jours, et ses jours sont de 24 heures. Son diamètre ne mesure guère que 1.200 lieues, mais son atmosphère est très dense, et ses montagnes semblent plus élevées que les nôtres.
La charmante Vénus, qui vient après, est éloignée du Soleil à une distance de 28 millions de lieues, et parcourt son orbite en 224 jours. Ses journées sont de 23 heures et quelques minutes. Presque semblable à notre Terre par son étendue, sa masse, sa densité, elle est hérissée de sveltes montagnes dont quelques-unes atteignent 40.000 mètres d'élévation. Son atmosphère semble constituée des mêmes éléments que la nôtre, et l'on peut distinguer à sa surface l'aube et le déclin du jour. Cependant notre aimable voisine a un grand défaut : elle est tellement penchée ou plutôt couchée sur l'écliptique, qu'elle doit subir de bien brusques changements dans ses saisons.
Nous arrivons, après Vénus, à notre petite Terre qui nous sert de prison provisoire. Le Terre est une orange de trois mille lieues de diamètre, dont la surface contient environ cinquante milliards d'hectares. C'est un astre comme Vénus, comme ses soeurs, les planètes, qui vogue dans les cieux avec une rapidité de 651.000 lieues par jour. Ainsi nous sommes actuellement dans le ciel, nous y avons toujours été et nous ne pouvons pas en sortir. On n'ose plus nier ce fait incontestable, mais on prend le parti de n'y pas réfléchir, de peur de perdre bien, des préjugés. La Terre est vieille, très vieille, car elle compte des millions et des millions d'années. Mais malgré son âge, elle est encore pleine de fraîcheur ; et quand elle viendrait à périr dans quatre ou cinq cent mille ans, sa disparition ne serait qu'un tout petit accident pour l'ensemble de l'univers.
Après la Terre nous rencontrons Mars, dont les analogies avec notre globe sont très frappantes. Cette planète rougeâtre, située à 58 millions de lieues du Soleil, accomplit sa révolution annuelle en 686 jours, et sa rotation diurne en 24 heures.
C'est la planète la mieux connue du système. Nos astronomes ont pu en dresser une carte magnifique en dessinant ses mers, ses golfes et ses continents. Cette carte nous donne une idée très favorable de ce petit monde, où les terres, découpées par de nombreux détroits, rappellent un peu Venise. En l'étudiant, on éprouve une furieuse envie de s'embarquer sur la mer de Moedler, de traverser la Manche étroite qui sépare le continent de Copernic du continent de Galilée, pour déboucher dans le vaste océan de Kepler.
A 200 millions de lieues du soleil gravite le colossal Jupiter. Ses jours sont de10 heures, mais son année est 12 fois plus longue que la nôtre. Ce monde superbe, 1234 fois plus considérable que notre Terre, n'est pas penché, comme elle, sur l'écliptique, et peut ainsi jouir d'un éternel printemps. Il est à présumer qu'il n'est point encore assez refroidi pour être arrivé, comme la Terre, à son état normal. Peut-être la vie n'est-elle encore qu'ébauchée à la surface ? Quoi qu'il en soit, ce monde semble constitué de manière à devenir, s'il ne l'est déjà, le séjour fortuné d'une humanité supérieure.
Saturne opère sa révolution autour de l'astre roi à une distance de 364 millions de lieues. Son année dure autant que 30 années terrestres, et se compose de 25.000 jours. Son volume est 734 fois plus considérable que celui de la Terre, sans compter ses anneaux gigantesques dont le diamètre mesure plus de 70.000 lieues. Ce monde étrange avec ses nombreux satellites est à lui seul un petit univers. La température, provenant surtout de la chaleur de la planète, y est constante et plus élevée que chez nous. L'atmosphère est très dense et très chargée de vapeurs. La densité des matériaux est sept fois plus faible qu'ici, et il est probable que les saturniens sont des êtres aériens. Leur monde est unique dans le système, et sa configuration doit donner lieu à des phénomènes d'une splendeur sans égale. Uranus parcourt son orbite en 84 ans à une distance de 733 millions de lieues du Soleil. Ce monde lointain est 82 fois plus considérable que la Terre. Son atmosphère est dense, mais différente de la nôtre. La chaleur provient de la planète bien plus que du soleil, et si la vie règne à sa surface, elle doit être tout autrement organisée que sur notre globe.
Vient ensuite Neptune, qui est la dernière planète connue de notre système.
Son orbite mesure sept milliards de lieues, et son année équivaut à 165 années terrestres. Il s'ensuit qu'une jeune fille de quinze ans dans ce pays lointain est plus vieille qu'Hérode, et que les vieillards pourraient y raconter leurs vieux souvenirs à notre Mathusalem !
J'ai cru devoir vous donner ou vous rappeler ces notions, madame, pour vous faire comprendre combien les horizons de la science diffèrent des horizons de la vieille théologie. Ces notions seront utiles, surtout pour ouvrir votre âme aux clartés de la révélation nouvelle.
L’astronomie, qui se borne à découvrir des astres ou à calculer leurs évolutions, n'est à mes yeux qu'une science morte et stérile. Que me font, en effet, ces globes innombrables perdus dans l'espace, à des distances infinies, s'ils doivent rester pour moi, des déserts inconnus ? Ils m'écrasent, ils me troublent et c'est tout. Mais si je puis voir en eux, des soleils, des terres qui roulent dans les cieux, des étapes où m'ont précédé des êtres chers, alors tout se transforme, et l'astronomie devient, pour moi, la plus belle des sciences. Elle est la géographie de mon pays, dont elle me fait entrevoir les splendeurs. La Terre n'est plus qu'une modeste auberge, où je passe une mauvaise nuit embellie par quelques beaux rêves. Je me sens plus fort, plus joyeux, sachant qu'une vie plus pleine m'attend dans ces mondes radieux qui ne sont plus des astres, mais des rendez-vous.
Ces promesses ou ces rêveries ne sont, me direz-vous, que des déceptions.
N'est-ce pas diminuer la splendeur de notre Jérusalem céleste que de la placer dans les étoiles ? Eh ! Mon Dieu, où voulez-vous qu'elle brille, sinon dans les terres ou les soleils de l'espace ? Aux joies profanes du beau pays d'Astrée, vous préférez la vision béatifique des saints et la possession de Dieu. Mais, sachez-le bien, rien n'est profane dans l'univers, parce que Dieu est partout, remplissant tous les mondes de sa gloire. Vivre, dans le sens élevé du mot, c'est prendre graduellement possession de Dieu par une lumière toujours plus vive, un amour toujours plus ardent. C'est croître en puissance, avancer dans la joie, par le développement indéfini de notre indestructible personnalité, et nous acheminer à l'extase par le ravissement. Le bonheur est comme le bon vin : on ne l'absorbe pas, mais on le déguste, et c'est pour nous ménager cette ineffable joie, que le bon Dieu a placé devant nous l'infini de la durée avec l'infini de l'espace.
Nous aurons l'occasion, chère Madame, de revenir sur ce sujet dans les pages qui vont suivre, pour vous montrer toute la portée que peut avoir la connaissance de ces vérités, dès le plus jeune âge ; car vous savez, vous qui avez élevé si tendrement votre fils, toute l'importance de l'éducation.
Vous savez, par expérience, qu'il ne s'agit pas seulement d'orner l'âme enfantine des connaissances qui font l'être humain sociable et intelligent ; mais encore, mais par-dessus tout, de l'embellir des vertus qui lui dispenseront l’honnêteté. Il faut pour cela que l'enfant s'élève, des basses régions où domine l'instinct, aux régions supérieures où s'impose le devoir, qu'il apprenne à user noblement de ses facultés, à mesurer ses actions, à dompter ses appétits, à régler ses passions afin d'acquérir les généreuses habitudes qu'on appelle des vertus.
Mais il ne faut pas effrayer l'enfant par la vision ridicule des châtiments éternels, ne pas lui enseigner la religion de la peur qui fait les hypocrites et les méchants.
Remarquez autour de vous, dans la société de votre temps, vous pouvez tous les jours rencontrer des êtres qui paraissent parfaitement équilibrés. Aux yeux de leurs semblables, ils sont supérieurs, par leur intelligence, Par leur situation, par leur science et pourtant, presque toujours, il leur manque d'avoir reçu une éducation véritablement rationnelle, et cette insuffisance ne leur permet pas d'être sages dans leurs desseins, fermes dans leurs résolutions, fidèles dans leurs affections, irréprochables dans leur vie publique comme dans leur vie privée.
En les observant bien, vous découvrez rapidement l'immense orgueil dont ils sont remplis. Malgré leur situation sociale parfois brillante, malgré une réelle science et une réelle intelligence, ils sont mûrs pour toutes les turpitudes et pour tous les vices.
Pénétrés de leur suffisance, sûrs d'être plus forts et plus intelligents que ceux qui les entourent, leur pauvre âme inquiète et troublée ne sait jamais se préserver de l'enivrement dans le succès et de l'abattement dans l'adversité.
La Terre, pour ces orgueilleux, doit voir se dérouler toute leur vie. Il leur suffit d'avoir trouvé la fortune dans leur berceau pour se croire supérieurs à ceux qu'ils commandent quelquefois. Ah ! Madame, s'ils pouvaient concevoir un seul instant que ce monde où tout paraît leur sourire, n'est qu'une étape, combien leur coeur se trouverait modifié, nous n'assisterions plus à ces luttes mesquines que les hommes appellent les luttes de classes, nous n'assisterions plus à ces résistances féroces de ceux qui possèdent et qui croient que la fortune leur donne le droit d'exploiter leurs semblables.
Plaignons ces pauvres êtres, il leur a manqué cette éducation, large et bienfaisante, si nécessaire pour bien comprendre la vie ici-bas et percevoir la vie qui doit suivre.
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