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 1 LA GENESE LES MIRACLES ET LES PREDICTIONS SELON LE SPIRITISME

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jean-pierre Abel



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MessageSujet: 1 LA GENESE LES MIRACLES ET LES PREDICTIONS SELON LE SPIRITISME   1 LA GENESE LES MIRACLES ET LES PREDICTIONS SELON LE SPIRITISME Icon_minitimeLun 3 Aoû - 10:12

Je vous propose la lecture d’un extrait du livre LA GENESE LES MIRACLES ET LES PREDICTIONS SELON LE SPIRITISME, D4ALLAN KARDEC, en provenance de doctrinespiritenimes.over-blog.com
2 Août 2020 , Rédigé par Un spirite Publié dans #Centre spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Spiritisme
Bonne Lecture à Tous, Jean-Pierre
20.- Le seul fait de la possibilité de communiquer avec les êtres du monde spirituel a des conséquences incalculables de la plus haute gravité ; c'est tout un monde nouveau qui se révèle à nous, et qui a d'autant plus d'importance, qu'il atteint tous les hommes sans exception. Cette connaissance ne peut manquer d'apporter, en se généralisant, une modification profonde dans les moeurs, le caractère, les habitudes et dans les croyances qui ont une si grande influence sur les rapports sociaux. C'est toute une révolution qui s'opère dans les idées, révolution d'autant plus grande, d'autant plus puissante, qu'elle n'est pas circonscrite à un peuple, à une caste, mais qu'elle atteint simultanément par le cœur toutes les classes, toutes les nationalités, tous les cultes.
C'est donc avec raison que le Spiritisme est considéré comme la troisième des grandes révélations.
Voyons en quoi ces révélations diffèrent, et par quel lien elles se rattachent l'une à l'autre.
21.- Moïse, comme prophète, a révélé aux hommes la connaissance d'un Dieu unique, souverain Maître et Créateur de toutes choses ; il a promulgué la loi du Sinaï et posé les fondements de la véritable foi ; comme homme, il a été le législateur du peuple par lequel cette foi primitive, en s'épurant, devait un jour se répandre sur toute la terre.
22.- Le Christ, prenant de l'ancienne loi ce qui est éternel et divin, et rejetant ce qui n'était que transitoire, purement disciplinaire et de conception humaine, ajoute la révélation de la vie future, dont Moïse n'avait point parlé, celle des peines et des récompenses qui attendent l'homme après la mort. (Voir Revue Spirite, 1861, pages 90 et 280).
23.- La partie la plus importante de la révélation du Christ, en ce sens qu'elle est la source première, la pierre angulaire de toute sa doctrine, c'est le point de vue tout nouveau sous lequel il fait envisager la Divinité. Ce n'est plus le Dieu terrible, jaloux, vindicatif de Moïse, le Dieu cruel et impitoyable qui arrose la terre du sang humain, qui ordonne le massacre et l'extermination des peuples, sans excepter les femmes, les enfants et les vieillards, qui châtie ceux qui épargnent les victimes ; ce n'est plus le Dieu injuste qui punit tout un peuple pour la faute de son chef, qui se venge du coupable sur la personne de l'innocent, qui frappe les enfants pour la faute de leur père ; mais un Dieu clément, souverainement juste et bon, plein de mansuétude et de miséricorde, qui pardonne au pécheur repentant et rend à chacun selon ses œuvres ; ce n'est plus le Dieu d'un seul peuple privilégié, le Dieu des armées présidant aux combats pour soutenir sa propre cause contre le Dieu des autres peuples, mais le Père commun du genre humain, qui étend sa protection sur tous ses enfants et les appelle tous à lui ; ce n'est plus le Dieu qui récompense et punit par les seuls biens de la terre, qui fait consister la gloire et le bonheur dans l'asservissement des peuples rivaux et dans la multiplicité de la progéniture, mais qui dit aux hommes : « Votre véritable patrie n'est pas en ce monde, elle est dans le royaume céleste ; c'est là que les humbles de cœur seront élevés et que les orgueilleux seront abaissés. » Ce n'est plus le Dieu qui fait une vertu de la vengeance et ordonne de rendre œil pour œil, dent pour dent ; mais le Dieu de miséricorde qui dit : « Pardonnez les offenses, si vous voulez qu'il vous soit pardonné ; rendez le bien pour le mal ; ne faites point à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît. » Ce n'est plus le Dieu mesquin et méticuleux qui impose, sous les peines les plus rigoureuses, la manière dont il veut être adoré, qui s'offense de l'inobservance d'une formule ; mais le Dieu grand qui regarde la pensée et ne s'honore pas de la forme. Ce n'est plus, enfin, le Dieu qui veut être craint, mais le Dieu qui veut être aimé.
24.- Dieu étant le pivot de toutes les croyances religieuses, le but de tous les cultes, le caractère de toutes les religions est conforme à l'idée qu'elles donnent de Dieu. Les religions qui en font un Dieu vindicatif et cruel croient l'honorer par des actes de cruauté, par les bûchers et les tortures ; celles qui en font un Dieu partial et jaloux sont intolérantes ; elles sont plus ou moins méticuleuses dans la forme, selon qu'elles le croient plus ou moins entaché des faiblesses et des petitesses humaines.
25.- Toute la doctrine du Christ est fondée sur le caractère qu'il attribue à la Divinité. Avec un Dieu impartial, souverainement juste, bon et miséricordieux, il a pu faire de l'amour de Dieu et de la charité envers le prochain la condition expresse du salut, et dire : Aimez Dieu par-dessus toutes choses, et votre prochain comme vous-mêmes ; c'est là toute la loi et les prophètes, il n'y en a pas d'autre. Sur cette croyance seule, il a pu asseoir le principe de l'égalité des hommes devant Dieu, et de la fraternité universelle. Mais était-il possible d'aimer ce Dieu de Moïse ? Non ; on ne pouvait que le craindre.
Cette révélation des véritables attributs de la Divinité, jointe à celle de l'immortalité de l’âme et de la vie future, modifiait profondément les rapports mutuels des hommes, leur imposait de nouvelles obligations, leur faisait envisager la vie présente sous un autre jour ; elle devait, par cela même, réagir sur les mœurs et les relations sociales. C'est incontestablement, par ses conséquences, le point le plus capital de la révélation du Christ, et dont on n'a pas assez compris l'importance ; il est regrettable de le dire, c'est aussi le point dont on s'est le plus écarté, que l'on a le plus méconnu dans l'interprétation de ses enseignements.
26.- Cependant le Christ ajoute : « Beaucoup ces choses que je vous dis, vous ne pouvez encore les comprendre, et j'en aurais beaucoup d'autres à vous dire que vous ne comprendriez pas ; c'est pourquoi je vous parle en paraboles ; mais, plus tard, je vous enverrai le Consolateur, l'Esprit de Vérité, qui rétablira toutes choses et vous les expliquera toutes. » (Jean, ch. XIV, XVI ; Matth., ch. XVII.)
Si le Christ n'a pas dit tout ce qu'il aurait pu dire, c'est qu'il a cru devoir laisser certaines vérités dans l'ombre jusqu'à ce que les hommes fussent en état de les comprendre. De son aveu, son enseignement était donc incomplet, puisqu'il annonce la venue de celui qui doit le compléter ; il prévoyait donc qu'on se méprendrait sur ses paroles, qu'on dévierait de son enseignement ; en un mot, qu'on déferait ce qu'il a fait, puisque toute chose doit être rétablie ; or on ne rétablit que ce qui a été défait.
27.- Pourquoi appelle-t-il le nouveau Messie Consolateur ? Ce nom significatif et sans ambiguïté est toute une révélation. Il prévoyait donc que les hommes auraient besoin de consolations, ce qui implique l'insuffisance de celles qu'ils trouveraient dans la croyance qu'ils allaient se faire. Jamais peut-être Christ n'a été plus clair et plus explicite que dans ces dernières paroles, auxquelles peu de personnes ont pris garde, peut-être parce qu'on a évité de les mettre en lumière et d'en approfondir le sens prophétique.
28.- Si le Christ n'a pu développer son enseignement d'une manière complète, c'est qu'il manquait aux hommes des connaissances que ceux-ci ne pouvaient acquérir qu'avec le temps, et sans lesquelles ils ne pouvaient le comprendre ; il est des choses qui eussent paru un non-sens dans l'état des connaissances d'alors. Compléter son enseignement doit donc s'entendre dans le sens d'expliquer et de développer, bien plus que dans celui d'y ajouter des vérités nouvelles, car tout s'y trouve en germe ; seulement, il manquait la clef pour saisir le sens de ses paroles.
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