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 La charité,(extrait de LA TRAVERSÉE DE LA VIE)

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jean-pierre Abel



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La charité,(extrait  de LA TRAVERSÉE DE LA VIE)  Empty
MessageSujet: La charité,(extrait de LA TRAVERSÉE DE LA VIE)    La charité,(extrait  de LA TRAVERSÉE DE LA VIE)  Icon_minitimeMar 4 Aoû - 7:29

Je vous propose la lecture, de l’article suivant en provenance de l’article La charité,(extrait de LA TRAVERSÉE DE LA VIE) provenant de doctrinespiritenimes.over-blog.com , Rédigé par Un spirite Publié dans #Centre spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Spiritisme
Bonne lecture Jean-Pierre
Charité en deçà, amour au delà, devises de la terre et du ciel. L'enfant a tous les défauts de l'animal ; son plaisir est de faire du mal : il écrase sur son chemin les insectes inoffensifs, il jette des pierres aux animaux, il est agressif et batailleur. Chez l'homme, le premier sentiment envers ses semblables est l'hostilité et la critique. On cherche le mal avant de chercher le bien. Celui qui aime, qui loue, qui excuse, qui s'enthousiasme, parle avec son âme. Celui qui n'aime rien est une scorie de l'humanité. Quelle satisfaction reste-t-il du mal qu'on a fait ? Le bien, au contraire, est comme une chaude rosée de douce satisfaction au cœur. C'est une récompense qui renaît de ses cendres pour se prodiguer sans cesse. Quel intérêt l'homme a-t-il à provoquer du ressentiment plutôt que de la reconnaissance, de la rancune plutôt que de l'affection ? Puis-je suggérer un modeste conseil ? Il n'est pas nécessaire de retourner notre nature comme un gant ni de transformer l'animal que nous sommes en un être de bonté, mais essayez, si peu que ce soit, et la satisfaction que vous en éprouverez sera telle qu'elle vous donnera envie de persévérer. Peut-être sommes-nous injustes envers les autres. Mettons-nous à leur place pour les juger ; voyons si nous n'aurions pas fait comme eux. Avant de nous sentir offensés de ce qu'ils pourraient nous refuser, voyons si nous le leur aurions accordé, dans le cas où ce seraient eux qui l'eussent sollicité. Ne demandons d'ailleurs pas ce que nous refuserions ; ne refusons pas ce que nous demanderions nous-mêmes. Pourquoi avons-nous des ennemis ? Quel est le coupable, eux ou nous ? Nous nous donnons raison et nous leur donnons tort. Ils en font autant. Souvenez-vous de l'opinion que nous avons conçue des gens qui étaient bons, qui ont signé leur vie par des bienfaits ; et l'impression que nous ont laissée ceux qui ne l'étaient pas. Laissons parler notre cœur au lieu de montrer les dents. Au surplus, voyons si nous ne pouvons pas établir un petit code moral à notre usage personnel, mais ne perdons jamais de vue que nous avons affaire à des humains. N'imitons pas les moralistes, toujours prêts à donner de bons conseils sans les accompagner d'exemples ; image des poteaux qui indiquent le chemin sans le parcourir. De même que ce n'est pas nous qui devons punir les coupables qui nous ont offensés, parce que la justice exclusivement est dans les mains de Dieu, de même ne devons-nous pas nous attendre à de la reconnaissance de ceux à qui nous avons fait du bien, parce que leur reconnaissance même ne serait pas la récompense du bien que nous leur avons fait, la seule récompense nous venant de Dieu. Nous pouvons donc, et c'est notre devoir d'ailleurs, nous désintéresser de leur gratitude. Loin des grands cœurs, ces amours vulgaires et frelatés qui ne parlent qu'aux sens ; vivre de son rêve, fidèle au souvenir ou à l'espérance des saintes affections de l'âme, vaut mieux cent fois que de mésallier son âme. Les souffrances humanisent le cœur ; il compatit au lieu d'accuser, il souffre au lieu de haïr, il gémit au lieu de maudire. Mais en sommes-nous là ? Lorsqu’on nous dit d'aimer notre prochain et de pardonner à nos ennemis. S'il nous arrive de les passer en revue, nous avons une excuse toute prête pour ne pas pratiquer cette charité envers eux. Nous nous souvenons de leurs fautes et il nous semble dur de les excuser. Il faut de la résignation, il ne faut pas se plaindre. Se plaindre, c'est défier Dieu.

Nous sommes toujours prêts à juger les autres d'après nos propres idées, sans nous demander si elles sont justes ou fausses, de sorte que nous les voyons à travers un instrument myope ou presbyte, à travers des préjugés, des divergences de vues, d'opinions et d'intérêts, suivant les infinies subtilités de notre propre nature. De même ne sommes-nous jamais nous aux yeux des autres, mais le nous qui s'accorde le mieux avec leur instrument d'optique psychique. Quand vous faites du bien, êtes-vous sûrs d'en avoir écarté tout calcul qui en ferait, à votre insu, un coup d'encensoir donné à votre vanité ? Et avez-vous soin de ne jamais vous souvenir de ce bien ? Que d'heureux on pourrait faire avec le bonheur qui se perd en ce monde ? Si chacun donnait ce qu'il dépense inutilement, il n'y aurait pas de misère. Si nous donnions ce que nous mangeons de trop à ceux qui ont faim, il n'y aurait pas d'affamés. Si nous donnions au bien la moitié des pensées que nous donnons au mal, la vie glisserait sur le velours, sans les épines. Les mauvaises pensées corrompent l'atmosphère, comme les mauvaises odeurs. M. Sage, dans la Yoga, dit : Ne fais ou ne pense pas le mal. La mauvaise action ou la mauvaise pensée, après avoir décrit une circonférence au rayon plus ou moins long, reviendrait tôt ou tard te frapper en plein front. Le méchant ne nuit qu’à lui-même en dernière analyse. Mais le bien revient aussi à son auteur comme le mal. La bourse ne doit pas être tellement fermée que la charité ne puisse l'ouvrir, sans pour cela être tellement ouverte que chacun puisse y puiser. Consacrez-lui le cinquième de ce que vous possédez, disent les uns, le dixième, disent les autres, la moitié, dit Jésus. Donner vite et spontanément, sans calcul, c’est donner double (Bis dal qui cito dal). Les bienfaits marchandés ne méritent pas ce nom. S'en vanter, c'est presque les reprocher. Tout paradoxal que cela puisse paraître, ce n'est pas aux autres que l'on fait la charité, mais à soi-même, car c'est sur nous, à notre actif, que retombe le bien que nous faisons. L'obole d'en bas vaut mieux que celle d'en haut. Les deux sous qui sortent d'une poche à peu près vide valent mieux que les vingt francs qui sortent d'un gousset bien garni. N'oubliez pas non plus vos devoirs de charité envers les animaux. Ne jetez pas les miettes de pain, n'oubliez pas que ce qui est une miette pour vous est une bouchée pour les oiseaux. Au point de vue humain, la charité donne ce dont elle n'a pas besoin. Au point de vue divin, donner c'est savoir se priver. Le seul mérite est de donner de son nécessaire, non de son superflu. Si vous n'avez pas de quoi donner, privez-vous, mais donnez, si peu que ce soit. Ce dont vous vous priverez pour le donner, vous fera plus de bien que si vous l'aviez dépensé pour vous. Donner dans ce monde, c'est recevoir dans l'autre. Ne jamais donner dans ce monde, c'est s'exposer à ne jamais recevoir dans l'autre. La vraie charité part du cœur quand elle est plus heureuse de donner que de recevoir. Elle consiste à s'oublier pour les autres. Un bienfait reproché dispense celui qui l'a reçu de toute reconnaissance. Le bienfait anonyme mérite de nous arrêter un instant. Il est le seul moyen d'échapper à ce sentiment de l'animal humain de rendre le mal pour le bien. Vous avez aux yeux de Dieu seul le mérite du bien que vous faites. Les hommes ne le reconnaissent et ne l'apprécient pas. Que leur importe ! Ils ne connaissent que ce qu'on leur donne, celui qui donne ne compte pas. Le plus souvent, ils cherchent à amoindrir la valeur de ce qu'ils reçoivent pour diminuer leur obligation d'en savoir gré. Quant à la reconnaissance, image aux pieds d'argile, les grandes âmes seules savent la pratiquer. Lorsque le bienfaiteur est anonyme, il grandit réellement dans leur pensée. Ils se sentent alors les obligés d'un inconnu. Un bienfaiteur connu est comme un reproche vivant. Inconnu, il reste, dans leur cœur, un créancier moral, et ils professent une véritable reconnaissance pour cet inconnu qui ne les gêne pas.

Bienfait pour celui qui donne aussi bien que pour celui qui reçoit, parce qu'un don anonyme est un don à Dieu. La gloriole de vanité que l'on tire d'un don signé en détruit la valeur, le silence la grandit. Les Esprits nous en montrent l'exemple. C'est d'eux que nous viennent la plupart des bonnes choses qui nous arrivent. Ils ne s'en vantent pas. En revanche, nous nous en attribuons le mérite, au lieu d'en remercier les véritables dispensateurs dont nous n'avons été que le docile instrument. Sot orgueil de la bête humaine, toujours prête à s'encenser, et qui se croit quelque chose alors qu'elle n'est rien. Il y a des gens qui s'occupent tellement des affaires des autres qu'ils n'ont pas le temps de s'occuper des leurs et qui se préoccupent tellement des fautes des autres qu'ils n'ont pas le temps de s'apercevoir des leurs. Ce sont presque toujours ceux dont il ne serait pas édifiant de sonder le passé qui attaquent et accusent le prochain. Aussi n'est-il pas attristant de voir des frères spirites s'éloigner de ceux qui ont sombré un jour dans quelque faute, et de leur en faire porter le poids toute leur vie ? N'est-ce pas, au contraire, le devoir d'un spirite, au lieu de repousser un homme qui a péché, mais qui a payé, qui a expié, de lui tendre la main et de l'aider à se relever ? Un spirite a-t-il le droit d'avoir des rancunes ? N'est-ce pas une des vérités fondamentales de la doctrine spirite que, si bas que soit tombé un pécheur, il est appelé à se laver de ses fautes et à progresser sans cesse et toujours vers les sommets ? Et n'est-ce pas notre devoir d'y aider nos frères, surtout ceux de nos frères qui ont failli, afin de les éclairer ? Les autres n'ont pas besoin de notre aide. Vous qui pratiquez l'ostracisme d'un des vôtres pour un péché qui n'est quelquefois qu'une peccadille à côté de ceux que vous trouveriez dans votre propre vie, imitez Jésus en ouvrant les bras à tous vos frères malheureux. Vous ne vous compromettrez pas en suivant son exemple. Ne jetons jamais la pierre à ceux qui tombent, car qui dit que nous aurions fait mieux qu'eux si nous avions été pris dans le même réseau d'entraînement ou de nécessité ? Venons toujours, au contraire, à leur secours. Prodiguons-leur de tendres paroles pour les ramener, au lieu de les décourager par des sévérités mal placées qui pourraient les replonger dans leurs erreurs. Et cette âme que vous aurez aidée à se relever vous vaudra des palmes d'or. Ne nous glorifions pas trop d'avoir évité les fautes que nous reprochons aux autres, car qui dit que nous n'y aurions pas succombé aussi nous-mêmes ? Que de fautes, d'ailleurs, n'avons-nous pas commises parce que l'occasion ne s'est pas présentée. Comme saint Bernard, remercions Dieu de ne pas les avoir rencontrées dans notre chemin. C'est ici, frères de la Terre, que je fais appel à toute votre abnégation, à toute votre communion en Jésus pour devenir des frères du ciel. Nous sommes exposés à des jalousies, à des calomnies, aux perfidies de langues venimeuses. N'imitons pas ces êtres malveillants qui créent par leur médisance un abîme entre eux et le ciel. La première charité est celle de la langue. Marchez le front haut sans vous inquiéter des calomniateurs. Les âmes basses attribuent volontiers aux autres leurs propres défauts. Elles prennent facilement ombrage, parce qu'elles sentent leur infériorité et elles pardonnent difficilement. Ne vous préoccupez pas de ces attaques. Elles ne monteront pas jusqu'à vous. Si elles venaient de nos Invisibles, elles nous iraient tout droit au cœur. Venant de la terre, elles y retombent de tout leur poids et de toute leur impuissance. Les calomnies sont des bulles de savon qui éclatent à leur heure.

Ne vous défendez pas, le ciel vous défendra. Dites à l'offenseur : Venez, donnez-moi vos mains, j'ai tout oublié; laissez-moi vous conduire vers la lumière. Votre pardon aura un double effet, il vous fera: du bien à vous, spirituellement, et désarmera l'offenseur. Tendez-lui la main. Peut-être, honteux, ne répondra-t-il pas à votre geste, parce que ce serait pour lui l'humiliation de s'avouer coupable, mais si sa main ne touche pas la vôtre, Dieu y mettra quelque chose de plus précieux. Le chien lèche la main qui le frappe, l'arbre santal parfume la hache qui l'abat. Si nous rencontrons dans notre chemin un insecte, quel qu'il soit, détournons-nous sans mettre le pied dessus. Penser au mal qu'on nous a fait est déjà une révolte intérieure. Penser aux gens qui nous l'ont fait est comme une protestation latente. L'indifférence envers les ennemis est déjà une sorte d'oubli et de pardon. A chaque humiliation, nous sommes plus petits aux yeux des hommes et plus grands aux yeux de Dieu. Au lieu de leur vouer de la haine, plaignons-les. La haine n'est pas un châtiment, mais plaignons-les parce qu'un châtiment plus réel les attend. Pourquoi leur en vouloir de leur hostilité qui ne fait que prouver leur cécité spirituelle ? Dans l'homme vu de près, dit Sophocle, quelle foule de vices ! Ne perdons jamais de vue l'admirable doctrine de Pythagore : quelque querelle que vous ayez, quelques paroles offensantes que vous ayez échangées, ne laissez jamais le soleil se coucher sans vous être réconcilié avec cet ennemi d'un jour. Si ceux qui nous ont quittés ont des torts envers nous, oublions-les pour ne nous rappeler que ceux que nous avons eus envers eux. Nous ne devrions pas avoir d'ennemis ou d'adversaires si nous tendions la main à tout le monde et ne voulions que le bien de tous. Je ne peux mieux terminer ce chapitre que par cet admirable cri de résignation de Ch. Lancelin. Dans les âpres luttes de la terre, sachons être celui qui pleure et non celui qui chante, celui qui prie et non celui qui menace, celui qui console et non celui qui afflige, celui qui soutient et non celui qui accable, la victime peut-être, mais jamais le bourreau.

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