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 LA MATIÈRE APPLICATION DES FLUIDES - MAGNÉTISATION MÉDICALE ET MÉDIUMNITÉ GUÉRISSANTE

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jean-pierre Abel




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LA MATIÈRE  APPLICATION DES FLUIDES - MAGNÉTISATION MÉDICALE ET MÉDIUMNITÉ GUÉRISSANTE Empty
MessageSujet: LA MATIÈRE APPLICATION DES FLUIDES - MAGNÉTISATION MÉDICALE ET MÉDIUMNITÉ GUÉRISSANTE   LA MATIÈRE  APPLICATION DES FLUIDES - MAGNÉTISATION MÉDICALE ET MÉDIUMNITÉ GUÉRISSANTE Icon_minitimeDim 10 Oct - 17:26

Je vous propose la lecture du message suivant : LA MATIÈRE APPLICATION DES FLUIDES - MAGNÉTISATION MÉDICALE ET MÉDIUMNITÉ GUÉRISSANTE roposé par doctrinespiritenimes.over-blog.com, le ,10 Octobre 2021 Rédigé par Un spirite Publié dans #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme
(PS) Les publications que je fais se trouvent également sur le forum https://divulgation-spirite.forumactif.org/ pour la simple raison qu’ils sont disponibles plus facilement et plus longtemps, et peuvent bien sûr être partagé, le but étant d’atteindre le plus grand nombre d’intéressés possible. Si il y a un problème qui m’échappe faites le savoir, d’avance merci.
SCIENCE ET MORALE DE LA PHILOSOPHIE SPIRITE COMMUNICATIONS DES ESPRITS OBTENUES PAR Mme. W. KRELL
LA MATIÈRE : SON ORIGINE
DECEMBRE 1873
Nous en arrivons, mes amis, à nous demander : qu’est-ce que la matière ?... La première page de la Bible va nous répondre : « Et Dieu fit de rien la matière ! »
Rien ?... Qu’est-ce que c’est que rien ?...
Les intelligences voilées qui ont écrit ces mots ont fait là un aveu d’ignorance, puisque rien n’existe pas. Pour vous, pour nous, ce rien, c’est tout, car c’est le fluide universel, ce principe de création formé par la divinité.
Ce rien, cette chose invisible, impalpable dont sortit un monde, n’est pour nous que du fluide condensé.
En matérialisant ce fluide par un acte de sa volonté, la main puissante du Créateur a établi pour lui, au même instant, la loi du progrès. Loi et droit, car l’intelligence infinie, la volonté parfaite, la vie éternelle, ordonne que tout vive, que tout progresse, que tout se perfectionne et s’élève vers son principe, vers sa source, vers Elle enfin ! Matière, instinct, intelligence, esprit, tout remonte et revient au Créateur, l’un finit son ascension, l’autre la commence, voilà la différence ; une certaine quantité de siècles les séparent, c’est tout !
Quelle est donc la pensée qui puisse mettre au cœur de la créature plus d’amour pour le Créateur que la contemplation de cette vie d’utilité et de travail commencée à la molécule pour arriver à l’intelligence ?...
Qu’y a-t-il de plus infiniment juste et bon que ce Dieu aimant toute sa création du même amour et ne créant que pour le plus grand bonheur de la créature quelle qu’elle soit ?
Qu’est-ce qui peut conduire l’homme au bonheur par l’amour sinon la croyance à cette confraternité universelle ?

TRANSFORMATION DE LA MATIÈRE
A la mort des êtres organiques la matière, objectez-vous, reste inerte et retourne à la matière ?... Erreur, car ne pouvant pas suivre le travail des transformations qui s’opèrent sans cesse, vous ne voyez pas qu’à chacune d’elles l’être dépouille un peu de matérialité et gagne du côté fluidique. Comme preuve à l’appui, je vous dirai que du cadavre humain se dégage plus de matière fluidique que ne s’en dégage du cadavre animal. Moins de matière plus de fluide, plus d’intelligence ou plus d’instinct ; c’est la loi du progrès. Pour moi et pour bien des Esprits qui ont cherché comme moi, la matière s’intelligente, la matière monte, fluide d’abord, esprit ensuite.
Il faut la matière, dites-vous encore, qui donc doute de la nécessité des formes par lesquelles toute création doit passer ? Mais est-ce bien toujours la même matière, ou bien plutôt n’est-elle pas sans cesse renouvelée, poussée par la loi immuable du progrès et de la Création incessante ?
Voyez, amis, comme ce sujet est vaste et nous entraînerait bien vite hors des limites qui nous sont imposées encore, mais que nous franchirons quand nous aurons conquis par le travail notre entière liberté.
Ce n’est malheureusement point sur la terre, ce séjour de l’attente perpétuelle et du doute constant, que l’on peut arriver encore à comprendre l’harmonie indescriptible de la Création, cette vie universelle qui émane du principe même de l’amour, cette union intime de l’esprit et de la matière, ce renouvellement, cette transformation de chaque instant, cette éternelle fécondation résultat de la volonté du Créateur.
J’ai tenu néanmoins à vous donner une idée de ce que chaque jour je vous entends nommer, sans que vous sachiez bien au juste ce qui vous occupe. Je vous ai donné là une notion générale de ce qu’on appelle les fluides, il resterait maintenant à vous faire comprendre la meilleure manière de les appliquer.
APPLICATION DES FLUIDES - MAGNÉTISATION MÉDICALE ET MÉDIUMNITÉ GUÉRISSANTE
Tous les jours, je vois sur la terre faire des essais qui ne sont souvent infructueux que parce qu’on ne sait pas employer les forces qu’on possède et qui peuvent devenir nuisibles quand elles sont mal dirigées ; je veux parler du magnétisme médical et de la médiumnité guérissante. C’est, à l’époque où vous vivez, la meilleure manière et presque la seule encore de faire l’application des fluides. Occupons-nous donc de celle-là et voyons ce qu’il faut pour mieux faire, pour bien faire et pour arriver un jour à faire parfaitement.
Et d’abord, qu’est-ce que le magnétisme médical et qu’est-ce que la médiumnité guérissante ?
Le magnétisme médical est la faculté d’agir sur les forces occultes qui nous entourent et que vous désignez sous le nom de fluides, la possibilité de gouverner ces fluides et de les approprier suivant le cas ou la maladie.
La médiumnité guérissante est le moyen matériel dont se servent les Esprits lorsqu’ils veulent diriger sur un incarné les fluides doués de propriétés curatives.
C’est la médiumnité guérissante que je vois rechercher de plus en plus, que je vais tâcher de vous expliquer et c’est aux médiums guérisseurs que je vais m’adresser.
Je veux d’abord vous expliquer aussi bien que je pourrai, comment nous nous servons d’un médium et comment avec son concours nous opérons la manipulation des fluides.
Notre première opération est de disposer le médium suivant l’acte que nous voulons accomplir de concert avec lui. Pour cela, nous l’enveloppons de fluide vital pour agir sur sa nature physique et de fluide spirituel pour agir sur sa nature intellectuelle. Pour me faire mieux comprendre, je vais encore me servir d’une comparaison.
Lorsque vous abordez quelqu’un et que vous voulez lui plaire, l’attirer à vous, vous enveloppez votre visage des fluides spirituels que nous nommerons, si vous le voulez bien, amabilité, affabilité, bonté ; si c’est l’effet contraire que vous voulez produire, vous l’enveloppez nécessairement de fluides opposés à ceux que je viens de citer, par conséquent : sévérité, froideur, quelquefois dureté. Ces fluides purement spirituels en eux-mêmes doivent subir une matérialisation afin de communiquer au visage les expressions différentes qui doivent être rendues et ressenties au dehors. Et bien, c’est ainsi que nous préparons le médium qui doit nous servir, et, suivant l’organisme, auprès de certains nous apportons des fluides doux, calmants, auprès des autres nous en apportons de vifs, d’excitants. Le médium subit ces différentes influences à peu près inconsciemment, de même que vous ne vous apercevez pas de tout ce qui se passe sur votre visage reflétant vos pensées et vos sentiments.
La seconde opération est ce que j’appelle l’humanisation, la matérialisation. Si vous le voulez, des fluides que nous accumulons d’abord autour du médium, et nous servant de lui comme d’un alambic, nous faisons passer ces fluides par son organisme, que nous en saturons jusqu’à ce qu’ils soient assez matérialisés pour agir sur la matière ; puis nous les attirons de nouveau les faisant passer par le cerveau où nous leur communiquons la partie spirituelle qui leur est indispensable pour être efficace et qui est proportionnée à l’avancement du malade. Nous obtenons cette combinaison par un acte de volonté qui peut s’appeler prière et qui a pour résultat de joindre aux fluides matérialisés et rendus curatifs, une partie de fluides purs ou moralisants, absolument nécessaires, je le répète, à leur efficacité.
Quand nous avons communiqué aux fluides leur partie spirituelle, ils retournent dans le corps du médium par lequel ils repassent lorsqu’ils doivent agir immédiatement et directement sur le malade.
Le médium peut, s’il ne se sert pas de ses mains comme conducteurs se servir de sa volonté qui fait alors les fonctions de réflecteur, faisant rayonner sur le malade, au lieu de lumière et de chaleur, soulagement ou guérison. C’est ici surtout que nous l’aidons dans la direction des fluides, afin d’obtenir par eux le résultat désiré ; c’est alors que nous nous occupons du médium autant que du malade, modérant ou excitant le premier, aidant le second à recevoir l’action magnétique.
Le médium guérisseur étant presque toujours ignorant en matière médicale, c’est nous qui nous chargeons de communiquer aux fluides qu’il renvoie les propriétés curatives ; en cela, nous n’avons pas grande peine puisque nous n’avons qu’à combiner d’une certaine façon pour obtenir le remède ; j’ajouterai pourtant que nous préférons nous servir d’un médium qui peut nous aider, non seulement de sa volonté, mais de son savoir ; cela nous rend le travail plus facile et ajoute une force de plus par la confiance du médium en lui-même et par l’unité de pensée qui s’établit entre l’Esprit dirigeant et lui. Aussi, un médecin qui offrirait une organisation physique malléable et propre à la matérialisation des fluides serait un médium parfait, et je crois pouvoir assurer que dans une proportion de cinquante fois sur cent, il lui suffirait de s’approcher de son malade pour le soulager ou le guérir.
Après le travail de matérialisation qui s’est opéré dans le corps du médium, nous lui venons toujours en aide fortifiant, réparant son organisme.
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Les esprits souffrent-ils ? quelles sensations éprouvent-ils ? Telles sont les questions que l'on s'adresse naturellement et que nous allons essayer de résoudre. Nous devons dire, tout d'abord, que pour cela nous ne nous sommes pas contenté des réponses des Esprits ; nous avons dû, par de nombreuses observations, prendre en quelque sorte, la sensation sur le fait. Dans une de nos réunions, et peu après que St-Louis nous eût donné la belle dissertation sur l'avarice que nous avons insérée dans notre numéro du mois de février, un de nos sociétaires raconta le fait suivant, à propos de cette même dissertation. « Nous étions, dit-il, occupés d'évocations dans une petite réunion d'amis, lorsque se présenta, inopinément et sans que nous l'ayons appelé, l'Esprit d'un homme que nous avions beaucoup connu, et qui, de son vivant, aurait pu servir de modèle au portrait de l'avare tracé par St-Louis ; un de ces hommes qui vivent misérablement au milieu de la fortune, qui se privent, non pour les autres, mais pour amasser sans profit pour personne. C'était en hiver, nous étions près du feu ; tout-à-coup cet esprit nous rappelle son nom, auquel nous ne songions nullement et nous demande la permission de venir pendant trois jours se chauffer à notre foyer, disant qu'il souffre horriblement du froid qu'il a volontairement enduré pendant sa vie, et qu'il a fait endurer aux autres par son avarice. C'est, ajoute-t-il, un adoucissement que j'ai obtenu, si vous voulez bien me l'accorder. » Cet Esprit éprouvait donc une sensation pénible de froid ; mais comment l'éprouvait-il ? là était la difficulté. Nous adressâmes à St-Louis les questions suivantes à ce sujet. Voudriez-vous bien nous dire comment cet esprit d'avare, qui n'avait plus de corps matériel, pouvait ressentir le froid et demander à se chauffer ? - R. Tu peux te représenter les souffrances de l'Esprit par les souffrances morales. - Nous concevons les souffrances morales, comme les regrets, les remords, la honte ; mais le chaud et le froid, la douleur physique, ne sont pas des effets moraux ; les Esprits éprouvent-ils ces sortes de sensations ? - R. Ton âme ressent-elle le froid ? non ; mais elle a la conscience de la sensation qui agit sur le corps. - Il semblerait résulter de là que cet esprit avare ne ressentait pas un froid effectif ; mais qu'il avait le souvenir de la sensation du froid qu'il avait enduré, et que ce souvenir étant pour lui comme une réalité, devenait un supplice. - R. C'est à peu près cela. Il est bien entendu qu'il y a une distinction que vous comprenez parfaitement entre la douleur physique et la douleur morale ; il ne faut pas confondre l'effet avec la cause. - Si nous comprenons bien, on pourrait, ce nous semble, expliquer la chose ainsi qu'il suit : Le corps est l'instrument de la douleur ; c'est sinon la cause première, au moins la cause immédiate. L'âme a la perception de cette douleur : cette perception est l'effet. Le souvenir quelle en conserve peut être aussi pénible que la réalité, mais ne peut avoir d'action physique. En effet, un froid ni une chaleur intenses ne peuvent désorganiser les tissus : l'âme ne peut ni se geler, ni brûler. Ne voyons-nous pas tous les jours le souvenir ou l'appréhension d'un mal physique produire l'effet de la réalité ? occasionner même la mort ? Tout le monde sait que les personnes amputées ressentent de la douleur dans le membre qui n'existe plus. Assurément ce n'est point ce membre qui est le siège, ni même le point de départ de la douleur. Le cerveau en a conservé l'impression, voilà tout. On peut donc croire qu'il y a quelque chose d'analogue dans les souffrances de l'esprit après la mort. Ces réflexions sont-elles justes ? R. Oui ; mais plus tard vous comprendrez mieux encore. Attendez que de nouveaux faits soient venus vous fournir de nouveaux sujets d'observation, et alors vous pourrez en tirer des conséquences plus complètes. Ceci se passait au commencement de l'année 1858 ; depuis lors, en effet, une étude plus approfondie du périsprit qui joue un rôle si important dans tous les phénomènes spirites, et dont il n'avait pas été tenu compte, les apparitions vaporeuses ou tangibles, l'état de l'Esprit au moment de la mort, l'idée si fréquente chez l'Esprit qu'il est encore vivant, le tableau si saisissant des suicidés, des suppliciés, des gens qui se sont absorbés dans les jouissances matérielles, et tant d'autres faits sont venus jeter la lumière sur cette question, et ont donné lieu à des explications dont nous donnons ici le résumé. Le périsprit est le lien qui unit l'Esprit à la matière du corps : il est puisé dans le milieu ambiant, dans le fluide universel ; il tient à la fois de l'électricité, du fluide magnétique et, jusqu'à un certain point, de la matière inerte. On pourrait dire que c'est la quintessence de la matière : c'est le principe de la vie organique, mais ce n'est pas celui de la vie intellectuelle : la vie intellectuelle est dans l'Esprit. C'est, en outre, l'agent des sensations extérieures. Dans le corps, ces sensations sont localisées par les organes qui leur servent de canaux. Le corps détruit, les sensations sont générales. Voilà pourquoi l'Esprit ne dit pas qu'il souffre plutôt de la tête que des pieds. Il faut du reste se garder de confondre les sensations du périsprit, rendu indépendant, avec celles du corps : nous ne pouvons prendre ces dernières que comme terme de comparaison et non comme analogie. Un excès de chaleur ou de froid peut désorganiser les tissus du corps et ne peut porter aucune atteinte au périsprit. Dégagé du corps, l'Esprit peut souffrir, mais cette souffrance n'est pas celle du corps : ce n'est cependant pas une souffrance exclusivement morale, comme le remords, puisqu'il se plaint du froid et du chaud ; il ne souffre pas plus en hiver qu'en été : nous en avons vu passer à travers les flammes sans rien éprouver de pénible ; la température ne fait donc sur eux aucune impression. La douleur qu'ils ressentent n'est donc pas une douleur physique proprement dite : c'est un vague sentiment intime dont l'Esprit lui-même ne se rend pas toujours un compte parfait, précisément, parce que la douleur n'est pas localisée et qu'elle n'est pas produite par les agents extérieurs : c'est plutôt un souvenir qu'une réalité, mais un souvenir tout aussi pénible. Il y a cependant quelquefois plus qu'un souvenir, comme nous allons le voir. L'expérience nous apprend qu'au moment de la mort le périsprit se dégage plus ou moins lentement du corps ; pendant les premiers instants, l'Esprit ne s'explique pas sa situation ; il ne croit pas être mort ; il se sent vivre ; il voit son corps d'un côté, il sait qu'il est à lui, et il ne comprend pas qu'il en soit séparé : cet état dure aussi longtemps qu'il existe un lien entre le corps et le périsprit. Qu'on veuille bien se reporter à l'évocation du suicidé des bains de la Samaritaine que nous avons rapportée dans notre numéro de juin. Comme tous les autres, il disait : Non, je ne suis pas mort, et il ajoutait : Et cependant je sens les vers qui me rongent. Or, assurément, les vers ne rongeaient pas le périsprit, et encore moins l'Esprit, ils ne rongeaient que le corps. Mais comme la séparation du corps et du périsprit n'était pas complète, il en résultait une sorte de répercussion morale qui lui transmettait la sensation de ce qui se passait dans le corps. Répercussion n'est peut-être pas le mot, il pourrait faire croire à un effet trop matériel ; c'est plutôt la vue de ce qui se passait dans son corps auquel se rattachait son périsprit qui produisait en lui une illusion qu'il prenait pour une réalité. Ainsi ce n'était pas un souvenir, puisque, pendant sa vie, il n'avait pas été rongé par les vers : c'était le sentiment de l'actualité. On voit par là les déductions que l'on peut tirer des faits, lorsqu'ils sont observés attentivement. Pendant la vie, le corps reçoit les impressions extérieures et les transmet à l'Esprit par l'intermédiaire du périsprit qui constitue, probablement, ce qu'on appelle fluide nerveux. Le corps étant mort ne ressent plus rien, parce qu'il n'y a plus en lui ni Esprit ni périsprit. Le périsprit, dégagé du corps, éprouve la sensation ; mais comme elle ne lui arrive plus par un canal limité, elle est générale. Or, comme il n'est en réalité qu'un agent de transmission, puisque c'est l'Esprit qui a la conscience, il en résulte que s'il pouvait exister un périsprit sans Esprit, il ne ressentirait pas plus que le corps lorsqu'il est mort ; de même que si l'Esprit n'avait point de périsprit, il serait inaccessible à toute sensation pénible ; c'est ce qui a lieu pour les Esprits complètement épurés. Nous savons que plus ils s'épurent, plus l'essence du périsprit devient éthérée ; d'où il suit que l'influence matérielle diminue à mesure que l'Esprit progresse, c'est-à-dire à mesure que le périsprit lui-même devient moins grossier. Mais, dira-t-on, les sensations agréables sont transmises à l'Esprit par le périsprit, comme les sensations désagréables ; or, si l'Esprit pur est inaccessible aux unes, il doit l'être également aux autres. Oui, sans doute, pour celles qui proviennent uniquement de l'influence de la matière que nous connaissons ; le son de nos instruments, le parfum de nos fleurs ne lui font aucune impression, et pourtant il y a chez lui des sensations intimes, d'un charme indéfinissable dont nous ne pouvons nous faire aucune idée, parce que nous sommes à cet égard comme des aveugles de naissance à l'égard de la lumière ; nous savons que cela existe ; mais par quel moyen ? là s'arrête pour nous la science. Nous savons qu'il y a perception, sensation, audition, vision, que ces facultés sont des attributs de tout l'être, et non, comme chez l'homme, d'une partie de l'être, mais encore une fois par quel intermédiaire ? c'est ce que nous ne savons pas. Les Esprits eux-mêmes ne peuvent nous en rendre compte, parce que notre langue n'est pas faite pour exprimer des idées que nous n'avons pas, pas plus que chez un peuple d'aveugles, il n'y aurait de termes pour exprimer les effets de la lumière ; pas plus que dans la langue des sauvages, il n'y a de termes pour exprimer nos arts, nos sciences et nos doctrines philosophiques. En disant que les Esprits sont inaccessibles aux impressions de notre matière, nous voulons parler des Esprits très élevés dont l'enveloppe éthérée n'a pas d'analogue ici-bas. Il n'en est pas de même de ceux dont le périsprit est plus dense ; ceux-là perçoivent nos sons et nos odeurs, mais non pas par une partie limitée de leur individu, comme de leur vivant. On pourrait dire que les vibrations molliculaires se font sentir dans tout leur être et arrivent ainsi à leur sensorium commune, qui est l'Esprit lui-même, quoique d'une manière différente, et peut-être aussi avec une impression différente, ce qui produit une modification dans la perception. Ils entendent le son de notre voix, et pourtant ils nous comprennent sans le secours de la parole, par la seule transmission de la pensée, et ce qui vient à l'appui de ce que nous disions, c'est que cette pénétration est d'autant plus facile que l'Esprit est plus dématérialisé. Quant à la vue, elle est indépendante de notre lumière. La faculté de voir est un attribut essentiel de l'âme : pour elle il n'y a pas d'obscurité ; mais elle est plus étendue, plus pénétrante chez ceux qui sont plus épurés. L'âme, ou l'Esprit, a donc en elle-même la faculté de toutes les perceptions ; dans la vie corporelle, elles sont oblitérées par la grossièreté de nos organes ; dans la vie extra-corporelle elles le sont de moins en moins à mesure que s'éclaircit l'enveloppe semi-matérielle. Cette enveloppe puisée dans le milieu ambiant varie suivant la nature des mondes. En passant d'un monde à l'autre, les esprits changent d'enveloppe comme nous changeons d'habit en passant de l'hiver à l'été, ou du pôle à l'équateur. Les Esprits les plus élevés, lorsqu'ils viennent nous visiter, revêtent donc le périsprit terrestre, et dès lors leurs perceptions s'opèrent comme chez nos esprits vulgaires ; mais tous, inférieurs comme supérieurs, n'entendent et ne sentent que ce qu'ils veulent entendre ou sentir. Sans avoir des organes sensitifs, ils peuvent rendre à volonté leurs perceptions actives ou nulles ; il n'y a qu'une chose qu'ils sont forcés d'entendre, ce sont les conseils des bons Esprits. La vue est toujours active, mais ils peuvent réciproquement se rendre invisibles les uns pour les autres. Selon le rang qu'ils occupent, ils peuvent se cacher de ceux qui leur sont inférieurs, mais non de ceux qui leur sont supérieurs. Dans les premiers moments qui suivent la mort, la vue de l'Esprit est toujours trouble et confuse ; elle s'éclaircit à mesure qu'il se dégage, et peut acquérir la même clarté que pendant la vie, indépendamment de sa pénétration à travers les corps qui sont opaques pour nous. Quant à son extension à travers l'espace indéfini, dans l'avenir et dans le passé, elle dépend du degré de pureté et d'élévation de l'Esprit. Toute cette théorie, dira-t-on, n'est guère rassurante. Nous pensions qu'une fois débarrassés de notre grossière enveloppe, instrument de nos douleurs, nous ne souffrions plus, et voilà que vous nous apprenez que nous souffrons encore ; que ce soit d'une manière ou d'une autre, ce n'en est pas moins souffrir. Hélas ! oui, nous pouvons encore souffrir, et beaucoup, et longtemps, mais nous pouvons aussi ne plus souffrir, même dès l'instant où nous quittons cette vie corporelle. Les souffrances d'ici-bas sont quelquefois indépendantes de nous, mais beaucoup sont les conséquences de notre volonté. Qu'on remonte à la source, et l'on verra que le plus grand nombre est la suite de causes que nous aurions pu éviter. Que de maux, que d'infirmités, l'homme ne doit-il pas à ses excès, à son ambition, à ses passions en un mot ? L'homme qui aurait toujours vécu sobrement, qui n'aurait abusé de rien, qui aurait toujours été simple dans ses goûts, modeste dans ses désirs, s'épargnerait bien des tribulations. Il en est de même de l'Esprit ; les souffrances qu'il endure sont toujours la conséquence de la manière dont il a vécu sur la terre ; il n'aura plus sans doute la goutte et les rhumatismes, mais il aura d'autres souffrances qui ne valent pas mieux. Nous avons vu que ses souffrances sont le résultat des liens qui existent encore entre lui et la matière ; que plus il est dégagé de l'influence de la matière, autrement dit, plus il est dématérialisé, moins il a de sensations pénibles ; or il dépend de lui de s'affranchir de cette influence dès cette vie ; il a son libre arbitre, et par conséquent le choix entre faire et ne pas faire ; qu'il dompte ses passions animales, qu'il n'ait ni haine, ni envie, ni jalousie, ni orgueil ; qu'il ne soit pas dominé par l'égoïsme, qu'il purifie son âme par les bons sentiments, qu'il fasse le bien, qu'il n'attache aux choses de ce monde que l'importance qu'elles méritent, alors, même sous son enveloppe corporelle, il est déjà épuré, il est déjà dégagé de la matière, et quand il quitte cette enveloppe, il n'en subit plus l'influence ; les souffrances physiques qu'il a éprouvées ne lui laissent aucun souvenir pénible ; il ne lui en reste aucune impression désagréable, parce qu'elles n'ont affecté que le corps et non l'Esprit ; il est heureux d'en être délivré, et le calme de sa conscience l'affranchit de toute souffrance morale. Nous en avons interrogé des milliers, ayant appartenu à tous les rangs de la société, à toutes les positions sociales ; nous les avons étudiés à toutes les périodes de leur vie spirite, depuis l'instant où ils ont quitté leur corps ; nous les avons suivis pas à pas dans cette vie d'outre-tombe pour observer les changements qui s'opéraient en eux, dans leurs idées, dans leurs sensations, et sous ce rapport les hommes les plus vulgaires ne sont pas ceux qui nous ont fourni les sujets d'étude les moins précieux. Or, nous avons toujours vu que les souffrances sont en rapport avec la conduite dont ils subissent les conséquences, et que cette nouvelle existence est la source d'un bonheur ineffable pour ceux qui ont suivi la bonne route ; d'où il suit que ceux qui souffrent, c'est qu'ils l'ont bien voulu, et qu'ils ne doivent s'en prendre qu'à eux, tout aussi bien dans l'autre monde que dans celui-ci. Quelques critiques ont ridiculisé certaines de nos évocations, celle de l'assassin Lemaire, par exemple, trouvant singulier qu'on s'occupât d'êtres aussi ignobles, alors qu'on a tant d'Esprits supérieurs à sa disposition. Ils oublient que c'est par là que nous avons en quelque sorte pris la nature sur le fait, ou, pour mieux dire, dans leur ignorance de la science spirite, ils ne voient dans ces entretiens qu'une causerie plus ou moins amusante dont ils ne comprennent pas la portée. Nous avons lu quelque part qu'un philosophe disait, après s'être entretenu avec un paysan : J'ai plus appris avec ce rustre qu'avec tous les savants ; c'est qu'il savait voir autre chose que la surface. Pour l'observateur rien n'est perdu, il trouve d'utiles enseignements jusque dans le cryptogame qui croît sur le fumier. Le médecin recule-t-il à toucher une plaie hideuse, quand il s'agit d'approfondir la cause d'un mal ? Ajoutons encore un mot à ce sujet. Les souffrances d'outre-tombe ont un terme ; nous savons qu'il est donné à l'Esprit le plus inférieur de s'élever et de se purifier par de nouvelles épreuves ; cela peut être long, très long, mais il dépend de lui d'abréger ce temps pénible, car Dieu l'écoute toujours s'il se soumet à sa volonté. Plus l'Esprit est dématérialisé, plus ses perceptions sont vastes et lucides ; plus il est sous l'empire de la matière, ce qui dépend entièrement de son genre de vie terrestre, plus elles sont bornées et comme voilées ; autant la vue morale de l'un est étendue vers l'infini, autant celle de l'autre est restreinte. Les Esprits inférieurs n'ont donc qu'une notion vague, confuse, incomplète et souvent nulle de l'avenir ; ils ne voient pas le terme de leurs souffrances, c'est pourquoi ils croient souffrir toujours, et c'est encore pour eux un châtiment. Si la position des uns est affligeante, terrible même, elle n'est pas désespérée ; celle des autres est éminemment consolante ; c'est donc à nous de choisir. Ceci est de la plus haute moralité. Les sceptiques doutent du sort qui nous attend après la mort, nous leur montrons ce qu'il en est, et en cela nous croyons leur rendre service ; aussi en avons-nous vu plus d'un revenir de leur erreur, ou tout au moins se prendre à réfléchir sur ce dont ils glosaient auparavant. Il n'est rien de tel que de se rendre compte de la possibilité des choses. S'il en avait toujours été ainsi, il n'y aurait pas tant d'incrédules, et la religion et la morale publique y gagneraient. Le doute religieux ne vient, chez beaucoup, que de la difficulté pour eux de comprendre certaines choses ; ce sont des esprits positifs non organisés pour la foi aveugle, qui n'admettent que ce qui, pour eux, a une raison d'être. Rendez ces choses accessibles à leur intelligence, et ils les acceptent, parce qu'au fond ils ne demandent pas mieux de croire, le doute étant pour eux une situation plus pénible qu'on ne croit ou qu'ils veulent bien le dire. Dans tout ce qui précède il n'y a point de système, point d'idées personnelles ; ce ne sont pas même quelques Esprits privilégiés qui nous ont dicté cette théorie, c'est un résultat d'études faites sur les individualités, corroborées et confirmées par des Esprits dont le langage ne peut laisser de doute sur leur supériorité. Nous les jugeons à leurs paroles et non pas sur le nom qu'ils portent ou qu'ils peuvent se donner. REVUE SPIRITE JOURNAL D'ETUDES PSYCHOLOGIQUES - 1858 > Décembre > Sensations des esprits
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